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 Le couteau dans la plaie : comment passer d'amoureuse à meurtrière

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Alessandra Warrington
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MessageSujet: Le couteau dans la plaie : comment passer d'amoureuse à meurtrière    Mar 2 Aoû - 11:29


    Alessandra avait passé une journée pour le moins épuisante. Entre les cours, les rendez-vous secrets (enfin, plus tant que ça mais quand même) avec Jacob et les révisions pour les ASPICS, la rousse était épuisée. Elle remonta dans son dortoir, après le repas du soir, et se glissa sous la douche pour essayer de se calmer. Elle était en stress à cause d’un appel que le Mage Noir lui avait passé magiquement et savait qu’elle ne pouvait pas essuyer un échec dans cette mission. Elle ne savait pas encore ce que c’était mais savait qu’elle allait devoir bosser avec Thomas et Duncan sur ce coup. Pas qu’elle ne les aime pas mais elle ne leur faisait pas confiance. Jacob lui avait parlé de Duncan, son oncle si ses souvenirs étaient exacts. Depuis, la rousse ne savait plus que penser.

    Allongée dans son lit, Aless attendait que l’heure du rendez-vous arrive. Elle devait aller dans la pièce du Mage comme l’appelait les DR. Enfin, les rares DR qui connaissaient son existence. Elle devait y être pour trois heures du matin. Pourquoi ? Bonne question. Elle n’était pas sûre de vouloir le savoir tout de suite mais n’avait pas le choix. Derrière ses rideaux fermés, les secondes s’écoulaient trop rapidement, rendues lumineuses par un foutu sort. Si seulement ce sort n’avait pas existé, Alessandra aurait pu être en retard sans risquer de se faire Doloriser par Duncan. Ou Thomas mais c’était moins probable. Quand, bien trop tôt à son goût, 2h45 arrivèrent, Alessandra se leva et, avec un sort de silence autour d’elle, fila dans les couloirs à pas rapides. Elle arriva très rapidement devant cette foutue porte qui menait dans un endroit des plus désagréables. Elle n’avait aucune envie d’y entrer mais n’avait pas le choix ! Foutu Mage Noir, foutus clans et foutues guerres. Elle ne voulait qu’une chose, elle ! Rester tranquille dans les bras de Jacob. Mais, hélas, à part dans la Salle sur Demande, ils ne pouvaient pas dormir ensemble.

    Quand Alessandra entra dans la pièce, elle évita de regarder les miroirs, de glisser dans l’eau ou encore d’ouvrir les malles. Elle se contenta de marcher droit devant elle, le regard fixé sur le sol. Foutue salle magique. Foutues horreurs dans les miroirs. Foutus sorts sur l’eau et les malles. Foutu Duncan. Arrivée devant la porte, Alessandra posa sa main sur la poignée et poussa le battant. Elle entra dans l’espèce de bureau et, entendant des cris, elle se figea. Duncan ne l’avait pas prévenu qu’il s’agissait de torture. Secouant la tête et faisant abstraction des cris, Alessandra s’assit sur le fauteuil et allongea ses jambes sur le repose-pied. Le temps passa puis, enfin, Duncan entra dans le bureau et s’assit en face d’Alessandra.

    Ma jolie Alessandra. Nous avons été mis au courant d’une relation que tu entretiens avec mon neveu. Le Mage n’est pas content… Pas du tout, même. Il a décidé de te mettre à l’épreuve afin de voir si tu es toujours des nôtres, malgré ton… attachement pour un White Dove. Prête ?

    Une boule se forma dans la gorge d’Alessandra. De quoi voulait-il parlé ? Elle avait une idée mais ne voulait pas avoir raison. Elle ne pourrait pas faire ça. C’était juste impossible. Elle l’aimait, par Merlin ! Elle ne pouvait pas le tuer. C’est seulement quand elle entra dans la salle adjacente que ses pressentiments se révélèrent exact. Jacob était allongé sur le sol, le visage et le corps en sang. Un sanglot monta dans la gorge d’Alessandra et elle ne pu le retenir, laissant ce son résonner dans la salle. D’un regard, Duncan la fit taire et lui expliqua bien gentiment ce qu’ils lui avaient déjà fait subir. Et ce qu’elle allait devoir faire.

    Bon ! Comme tu le vois, ton petit ami est dans un bien mauvais état. Il se trouve que notre bourreau trouvait ses jambes trop longues. Il les lui a donc brisées, après lui avoir arraché les ongles. Et, bien évidemment, il lui a aussi cassé le bras gauche. Pourquoi fixes-tu son bras ? Ah oui, ça ce n’est pas notre bourreau, c’est moi. Malheureusement pour lui, il a trouvé ma baguette et j’ai été obligé de lui couper la main pour la lui reprendre. C’est logique, non ? Bref, le bourreau s’est aussi amusé à lui briser le nez et lui lacérer le visage. Sans oublier les Doloris et les sorts de brûlures. Mais ça, tu connais très bien les effets qu’ils font, n’est-ce pas ? Ton père savait imposer sa discipline dans sa maison.

    Sur cette dernière phrase, Duncan eu un sourire sadique et Alessandra releva des yeux rougis. Elle le haïssait mais ne pouvait pas désobéir. Les larmes coulaient toutes seules sur les joues de la jeune fille, choquée par la liste interminable de torture infligées à son amour. Mon dieu… Tout ça était de sa faute. Quelle conne elle faisait ! Et dire qu’elle voulait fonder une famille avec lui… A cette pensé, un haut-le-cœur la secoua et elle cracha de la bile sur le sol. Foutue… Relevant les yeux sur Duncan qui souriait de plus en plus, elle ne répliqua rien. Le laissant penser que c’était dû aux tortures plutôt qu’à la vraie raison. Avec un sourire plus sadique que les autres, Duncan continua sur sa lancée.

    Donc, comme tu l’as bien compris, tu vas devoir tuer ton petit ami. Et puis, si c’est trop compliqué pour toi, tu n’as qu’à te suicider juste après, hein !

    Alessandra lui lança un regard froid. Ouvrant la bouche pour la première fois de la soirée, c’est d’une voix éraillée qu’elle posa sa question.

    Je veux rester seule avec lui. Juste cinq minutes. C’est possible ?

    D’un mouvement de tête excédé, Duncan donna son autorisation et sortit derrière Thomas. Alessandra jeta rapidement un sort de silence sur la salle, courut vers Jacob et, se jetant à genoux à ses côtés, passa en revue des sorts pour enlever un minimum la douleur. Quelle conne ! Après une ou deux minutes de soin, elle prit Jacob dans ses bras et posa ses lèvres sur les siennes.

    Je suis désolée. C’est de ma faute. Tout est de ma faute…

    Non… Aless, je t’aime

    La voix de Jacob n’était qu’un murmure. Murmure douloureux rendu rauque par les cris et la douleur. Une larme coula sur la joue blanche de la jeune fille et elle l’essuya d’un revers de main.

    Jack, je dois le faire… Je… Je suis désolée

    Alessandra fondit en larme et posa doucement ses lèvres sur celles de son petit ami. Celui-ci sourit et hocha la tête.

    Je sais. Ne t’inquiète pas. Je t’aime. On se revoit au paradis ?

    Alessandra étouffa un sanglot et sourit entre ses larmes. Jacob faisait de l’humour alors qu’il allait mourir. De sa main, en plus. Quelle conne… Profitant des dernières minutes d’intimité qu’ils avaient, Alessandra se pencha et expliqua rapidement la situation à l’oreille de Jacob.

    Jack, je voulais fonder une famille avec toi et je sais que c’était pareil de ton côté… J’aurais tant voulu te le dire dans une autre situation. Je t’aime, Jacob. Et l’enfant que je porte recevra tout l’amour que je ne pourrais plus te donner…

    Un sourire tira les lèvres de Jacob et il ferma les yeux. Alessandra posa une dernière fois ses lèvres sur celles de son amour et se recula juste quand la porte s’ouvrit sur un Duncan énervé d’attendre et un Thomas… Normal. Alessandra renifla et se remit droite sur ses jambes, à quelques pas de celui qu’elle aimait et qu’elle devait tuer.

    Alors !? C’est bon, oui ! Allez, tue-le maintenant, avant que je dise à notre Maître que tu es bien trop lente.

    Alessandra espéra de tout son cœur que Jacob n’allait pas ouvrir les yeux mais ses prières ne furent pas écoutées et son regard s’accrocha à celui de son amour. Elle leva sa baguette, prit une profonde inspiration et, après avoir murmuré un dernier je t’aime, elle pointa sa baguette sur le cœur de Jacob.

    Avada Kedavra !

    Un éclair vert jaillit de la baguette d’Alessandra et celle-ci s’effondra sur le sol. Le regard dans le vague, elle ne se rendit compte de rien. Ce qui se passait autour d’elle était flou, elle n’y prêtait pas la moindre attention. Son esprit était tourné vers Jacob. Celui qu’elle aime… aimait. Et qu’elle venait de tuer. Son regard était toujours croché à ses prunelles qui avaient perdues tout leur éclat, passant d’un brun chocolaté à un brun légèrement voilé, brumeux et absent. Alessandra savait que ses yeux étaient rouges. Elle sentit des bras l’entourer et la soulever. Elle ne résista pas, ne se débattit pas non plus. Du moins, jusqu’à ce qu’elle comprenne qu’on l’emmenait loin de Jacob. Elle ne voulait pas le quitter ! Ces salopards essayaient de les séparer ! La jeune fille se retourna, envoya des coups de pieds dans les jambes de l’homme qui tentait de l’éviter, griffa son visage et lui arracha des cheveux. Elle enserra le cou tendre de l’homme et ses doigts se serrèrent autour de la chair tendre.

    Stupefix !

    Alessandra s’immobilisa. Elle vit qu’on détachait ses mains du cou de l’homme mais ne pouvait pas riposter. Elle vit Thomas, qui la prit dans ses bras et elle se vit sortir de la pièce. Les couloirs défilaient, les portes aussi. Puis, les deux Serpentards arrivèrent devant l’infirmerie. Thomas toqua à la porte et c’est seulement quand il entendit des bruits de pas derrière le battant qu’il leva le sortilège sur Alessandra. Celle-ci commença immédiatement à se débattre, pleurant toutes les larmes de son corps. L’infirmière ouvrit la porte, attrapa les poignets d’Alessandra qui tenta de la frapper et l’emmena dans l’infirmerie. Elle la força à se coucher dans un lit et lui fit avaler une potion calmante. Le sommeil prit Alessandra dans son élan et elle retomba dans le lit qu’elle essayait de quitter.

    ------------------------------------

    La jeune fille se réveilla lentement, ouvrant les yeux mais les refermant très vite. La lumière blessait ses pupilles mais elle ne pouvait pas garder les paupières closes car elle revoyait Jacob, sur le sol, le regard vide. Elle éclata en sanglot, ouvrant les yeux. Son regard croisa celui de Thomas qu’elle insulta généreusement. Celui-ci lui tendit une lettre et Alessandra se calma immédiatement, reconnaissant l’écriture de son amour disparu. Elle tendit la main, hésita un instant puis attrapa la lettre. Son regard de glace rencontra les yeux sombres de Thomas et le Serpentard se leva et disparu. Alessandra l’entendit discuter avec l’infirmière un court instant puis la porte claqua. La rousse vit Amy s’asseoir en face d’elle et elle évita le regard perçant de l’infirmière en ouvrant sa lettre.

    Alessandra,
    Si pouvais savoir combien je t'aime. Quand tu lira cette lettre, je serais mort. Tu m'auras tuer. J'ai hâte à l'avance tu peux pas savoir !
    J'ai tellement peur. Je suis tellement déçu.
    Avec toi, j'aurais voulut avoir des enfants. Voir des petits Jacob et des petites Alessandra courir partout dans la maison. Nous aurions eut trois enfants... non quatre. J'aurais voulut vieillir à tes côtés. Que tu vois les premières rides sur mon visage.
    Mais en une nuit, tout ce beau rêve s'est effacé. Évidemment, être dans deux camps différent, cela peur faire pensé à une oeuvre d'un certain Shakespeare. Je pensais pourtant que cela pouvait réellement fonctionné. Et cela a fonctionné. Mais le monde est stupide et cruel. Je m'en rends compte. On n'aurait pas pu nous laisser tranquille. Quand je pense que je ne voulais pas que cela se sache ! Mais tout se sait dans une école, je l'avais oublié.
    Et si je ne voulais pas que cela se sache, ce n'est pas parce que j'avais honte, ou je ne sais pas quoi. Tu étais pour moi un triomphe. J'avais poursuivi assez mollement le bonheur toute ma vie, et voilà qu'il me tendait les bras. Tu me tendais les bras. Et j'avais accepté d'être à tes côtés. Qui ne l'aurait pas fait ?
    Tu ne m'as pas connus ainsi évidemment, car je me suis toujours montré fort, courageux. J'ai pourtant été la majorité de ma vie replié sur moi-même avec des pensées suicidaires. Tu m'avais redonné goût à la vie. Et le plus con dans toute cette histoire, c'est que maintenant on veux me l'enlever ! Et par ta main. Ça me torture le cerveau de savoir qu'on t'utilise ainsi. J'ose espéré que cela te montrera à quel point le camp auquel tu appartiens est tout à fait inhumain. Je sais bien que tu n'est pas « méchante ». Méchant ne veux rien dire. Mais j'ai l'impression que tu es utilisé par ton camp. Et cela m'attriste grandement,
    Je souhaiterais t'embrasser, te serrer dans mes bras... Je sais bien que c'est impossible. Surtout, tue-moi pour t'en sortir, sinon, ces fous te tortureront et te tueront sans pitié
    Jacob
    PS: Je t'aime


    Les larmes coulaient de nouveau sur les joues de la jeune fille et un cri sourd résonna dans l’infirmerie. Amy se leva immédiatement et prit la rousse dans ses bras, la berçant et lui murmurant des mots doux pour la calmer. Alessandra pleura pendant des heures et, épuisée, finit par s’endormir. Elle ne voulait voir personne. Elle voulait mourir pour rejoindre son amour. Mais elle ne pouvait pas, ne voulait pas abandonner le petit Jacob ou la petite Alessandra qu’elle portait dans son ventre. C’est sur cette pensée qu’elle s’endormit, plus calme pour la première fois depuis ce qu’elle avait fait.

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