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 La triste mort d'un raté

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Jacob Dragonneau
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MessageSujet: La triste mort d'un raté   Mar 19 Juil - 0:25

Suite de ce sujet: http://hogwart-devil.forumactif.com/t922-une-envie-pressante-et-une-poursuite-macabre-a-la-limite-du-morbide-pv-lorcan

    Narrateur: Jacob
    Duncan me regardait tristement. Il me regardait comme un vieux chien de famille que l'on envoie se faire piquer. Il tournait en rond dans la pièce circulaire et semblait perdre tout ses moyens. Puis, il me lança un sortilège. Je n'étais plus paralysé. Je tenais ma main droite. Un moignon, c'est cela que j'allais avoir. Oh ! Bien sûr ! Avec la magie, on pouvait faire des miracles. Mais j'était davantage préoccupé par ma vie qui était en danger que par cette main perdu.
    Je regardais avec colère Duncan qui osait prendre ma baguette. À cela, il se justifiait de la sorte:

    - Il ne faudrait pas que tu t'enfuis...

    Ce n'était guère rassurant comme justification. Il aurait pu dire que c'était pour m'aider, qu'on pourrait me sauver, que ma main serait à nouveau un membre à part entière de mon corps. Duncan était cruel.
    Je prenais d'une main mon oreiller que j'avais traîner là et je me mettais à pleurer. J'étais fatigué et confus. Je me mis alors à foncer plusieurs fois contre les murs en hurlant:

    - SALAUUUD ! T'ES QU'UN SALAUUUUD ! TU M'ENTENDS ? SALOPARD !

    Après avoir crié un bon bout de temps, je me laissais choir par terre contre le mur. Je me mettais à sangloter comme une fillette. En l'espace de quelques minutes j'avais tout perdus.
    Je m'étais toujours prétendu un peu suicidaire. Pourtant, en cet instant, j'aurais souhaité plus que tout au monde que tout ceci ne soit qu'une mise en scène pour ridiculiser, quitte à être le sujet de moquerie du monde sorcier jusqu'à la fin de mes jours. C'était navrant. Tomber amoureux de la vie lorsque la Mort allait nous cueillir. Je me remettais à pleurer de plus belle en pensant à cela. Les larmes commençaient à me brouiller la vue.
    Je pleurais ainsi de la sorte une éternité. Une éternité douloureuse, mais une éternité que j'aurais voulut plus longue encore. Duncan revenait. Je me levais brusquement, les yeux rougis. Je lui demandais la voix faible:

    - Que compte-tu faire ?

    Duncan se retourna subitement. Il paraissait à la fois désolé mais en même temps tout à fait sûr de lui. Il tenta un semblant de sourire, mais cela ressemblait plus à une grimace. Il répéta un peu absent:

    - Ils vont arriver... décider de ton sort... oui, c'est ça...

    Je me rasseyais. Je me demandais ce que j'avais pu faire pour mériter cela. J'avais fais confiance à Lorcan. Je savais qu'on ne pouvait pas lui faire confiance. J'enfouissait mon visage dans ma main gauche, désespéré. Duncan me fixa et dit:

    - Il te suffirait juste de rejoindre le Mage Noir... je pourrais te sauver.
    - Jamais ! répondis-je fortement.

    Les mots m'étais sortis plus rapidement que je ne l'aurais voulut. J'aurais voulut accepter. Je n'étais pas un héros. Je serais devenu un « méchant ». Qu'est-ce que c'était au juste, un méchant ? Quelqu'un qui tuer sans pitié. Je ne tuerait pas sans pitié... Mais les mots étaient déjà sortis, et la gorge sèche m'empêchais de parler. Je regardais d'un air suppliant Duncan. Il paraissait réellement désolé.

    - Je... si tu veux, je peux bien t'apporter une feuille, une plume et de l'encre...

    Je haïssais Duncan. Il faisait son gentil alors qu'il était mon bourreau. Mais j'avais trop de chose à dire avant ma mort. Il fallait que je l'écrive. Je répondais positivement en grognant à cette proposition.
    Et voilà que Duncan disparaissait et revenait aussitôt avec de quoi écrire.
    J'étais droitier. En outre, écrire de la main gauche se révéla ardu. Mais la volonté l'emporte toujours, même sur le désespoir et la douleur.
    Duncan vérifia bien entendu mes lettres après coups, avec toujours des excuses excellentes. Je faisais trois lettres. La première s'adressait à mon père et à mon frère d'une écriture mal assuré:

    Papa, James
    La lettre que je vais vous écrire va vous causer une grande peine, mais je vous ais vu auparavant si courageux, si combatif que, je n'en doute pas, vous serez fort après ma mort, ne serait-ce que par amour pour moi.
    Vous ne pouvez pas savoir à quel point je suis abattu moralement. Je vais mourir, je viens de l'apprendre. Je vous demande humblement de me pardonner pour le mal que la mort va me causer.
    Évidemment, durant toute ma vie, vous ne m'avez pas vu vous adressez quelques signes de tendresses, vous ignorez donc combien je vous aime. Votre présence m'a toujours été bénéfique. Peut-être qu'après ces temps de tensions passés, quelques amis du côté des Whites Doves pourront vous dire combien vous avez toujours compté pour moi. J'espère qu'ils vous le diront.
    Vous transmettrez mes salutations aux voisins. Ils ont toujours été d'un grand réconfort.
    Je voudrais vous dire mille et une chose. Bien plus encore. Mais le temps n'ai pas un allié. Il faut donc que je sois direct.
    À toi James, je te lègue mon balai, toute mon argent, mon jeu d'échec, ainsi que le contenu de la chambre dans son ensemble. J'aimerais te donner davantage. Je voudrais avoir à nouveau ta présence à mes côtés. Te protéger. Te parler de mes tracas ou de mes bonheurs.
    À toi papa, je te lègue mon cher couteau à double tranchant. On dit qu'il a déjà tué des vampires et des loups-garous, alors pourquoi pas des meurtriers sanguinaires tueurs de mère ? En espérant que cela t'aide à retrouver le tueur de maman,
    Je vous embrasse très fort,
    Jacob
    PS: J'ai pas relu. Les phrases ne veulent peut-être carrément rien dire. Les mots sont peut-être mal orthographié. Croyez-moi, c'est le cadet de mes soucis en ce moment.


    J'éclatais en sanglot. Je trouvais ma lettre bien maigres. Je n'avais pas les mots pour m'exprimer. Ni la force. Duncan continuait de me fixer, comme l'on fixe avec compassion un lion malheureux dans un zoo.
    J'essuyais hâtivement les larmes qui lui brouillaient la vue. Je remarquais alors la présence d'un troisième personnage. Thomas.
    Thomas Carter.
    Sale enfoiré.
    Je t'avais fais confiance !
    Tu n'aurais pas dû !
    Il était si... si drôle... si gentil ! Ce n'était pas comme ces autres garçons ultra populaire qui se moquaient sans arrêts des autres. Ils n'avaient rien d'autres à faire. Thomas avait autre chose à faire. À savoir trahir ses amis. Leur faire croire qu'il était de leur bord.
    Thomas et Duncan discutait violemment en jetant quelques coups-d'oeil sur moi. C'était horrible. Il n'y avait pas d'autres mots. Ils semblaient parler de moi comme d'une bête que l'on vend à une foire. J'étais atterré.
    La discussion arrêta net. Duncan fit un sourire satisfait tandis que Thomas baissais les yeux.
    Tout en continuant son sourire enchanteur et menteur, Duncan me dit:

    - Thomas m'a informé que tu avais une relation assez... étroite avec une certaine Alessandra.

    Je baissais les yeux. Cet enfoiré allait sûrement la torturer. Ou je ne sais pas quoi encore. Je le détestais ce Duncan. Et dire qu'il était mon cousin. Je levais finalement les yeux au ciel. Ce salaud... J'aurais voulut lui prendre la gorge vigoureusement, la serrer de plus en plus fort jusqu'à ce que son visage soit bleu. Jusqu'à ce qu'il meurt. Mais il avait une baguette. Je n'avait plus qu'une main. C'était comme de faire de la boxe en étant manchot... Duncan continuait la voix confiante:

    - Bien. Je t'annonce que nous avons trouvé ton bourreau.

    Un larme coulait le long de ma joue droite. Ce n'était pas un rêve. Et pourtant, je me souvenais bien avoir fait des centaines de rêve. Une fois j’écopais une maladie incurable et j'étais en phase terminal. Tout mes proches s'en foutais dans mon rêve d'ailleurs. C'était d'autant plus tragique. Une autre fois j'étais condamné à mort. Encore là, je ne recevais la visite de personne. Dans bien d'autres rêves où j'allais mourir dans l'heure, irrémédiablement, le monde s'en foutais carrément. J'avais l'impression de revivre le même scénario. Après tout. Tout mes proches dormaient sur leurs deux oreilles. J'étais seul au monde. Et maintenant, on m'annonçais qu'on m'avait trouvé quelqu'un pour me tuer. C'était vraiment la goutte de trop dans le vase. J'ouvrais la bouche pour parler, mais je me mettais à pleurer comme un gamin. Je voulais parler, mais je bégayais terriblement. Au bout d'un moment, je parvenais toute fois à demander:

    - C'est... C'est... qu... qu... qui ?

    Duncan me regardait comme si je n'étais pas quelqu'un de très perspicace. Il semblait dire: « Voyons, c'est évident ! ». Il se contentait de me fixer comme si j'étais un demeuré.
    Soudain, je comprenait avec horreur pourquoi Duncan avait parlé d'Alessandra, de notre relation plus qu'étroite, il faut bien l'avouer.
    Duncan fit un rictus horrible.
    Je hurlais.
    Je hurlais plus fort que tout. Pourquoi personne dans Poudlard ne m'entendais. Personne sur terre pour me secourir. Personne. Seul au monde... Seul avec une bande de fou voulant ma peau. J'ignorais ce qu'il y avait dans cette salle. Tout juste s'il y avait plusieurs objets de magie noir. Peut-être des corps. Je l'ignorais ! Je mourrais dans l'ignorance. Mais en voyant Thomas faisant partie des Dark Ravens et Duncan mon cousin avec les Souleater, à présent j'en savais bien trop. Je chuchotais pour moi-même:

    - Pas Alessandra... Non... pas elle... N'importe qui... mais pas EEELLEUH !
    - Et oui, c'est bien elle ! fit Duncan en riant.

    Son rire était cristallin et paraissait si pur. Je ne pouvait pas croire que ce gars-là qui m'avait apprit à nager, à voler sur un balai, à jouer aux échecs, soit un tel enfoiré.
    Je lui crachais au visage. Je n'avais plus rien à perdre.
    Duncan ne fit aucun commentaire. Il s'essuya mon crachat d'un revers de sa manche et s'éloigna en me conseillant d'écrire assez rapidement. Alessandra arriverait bientôt renchérissait-il.
    J'allais donc adresser ma seconde lettre à Alessandra. Elle allait me tuer.
    Je l'aimais tellement.
    Je commençais à écrire. Les larmes inondaient le parchemin. Mais je m'en foutais.

    Alessandra,
    Si pouvais savoir combien je t'aime. Quand tu lira cette lettre, je serais mort. Tu m'auras tuer. J'ai hâte à l'avance tu peux pas savoir !
    J'ai tellement peur. Je suis tellement déçu.
    Avec toi, j'aurais voulut avoir des enfants. Voir des petits Jacob et des petites Alessandra courir partout dans la maison. Nous aurions eut trois enfants... non quatre. J'aurais voulut vieillir à tes côtés. Que tu vois les premières rides sur mon visage.
    Mais en une nuit, tout ce beau rêve s'est effacé. Évidemment, être dans deux camps différent, cela peur faire pensé à une oeuvre d'un certain Shakespeare. Je pensais pourtant que cela pouvait réellement fonctionné. Et cela a fonctionné. Mais le monde est stupide et cruel. Je m'en rends compte. On n'aurait pas pu nous laisser tranquille. Quand je pense que je ne voulais pas que cela se sache ! Mais tout se sait dans une école, je l'avais oublié.
    Et si je ne voulais pas que cela se sache, ce n'est pas parce que j'avais honte, ou je ne sais pas quoi. Tu étais pour moi un triomphe. J'avais poursuivi assez mollement le bonheur toute ma vie, et voilà qu'il me tendait les bras. Tu me tendais les bras. Et j'avais accepté d'être à tes côtés. Qui ne l'aurait pas fait ?
    Tu ne m'as pas connus ainsi évidemment, car je me suis toujours montré fort, courageux. J'ai pourtant été la majorité de ma vie replié sur moi-même avec des pensées suicidaires. Tu m'avais redonné goût à la vie. Et le plus con dans toute cette histoire, c'est que maintenant on veux me l'enlever ! Et par ta main. Ça me torture le cerveau de savoir qu'on t'utilise ainsi. J'ose espéré que cela te montrera à quel point le camp auquel tu appartiens est tout à fait inhumain. Je sais bien que tu n'est pas « méchante ». Méchant ne veux rien dire. Mais j'ai l'impression que tu es utilisé par ton camp. Et cela m'attriste grandement,
    Je souhaiterais t'embrasser, te serrer dans mes bras... Je sais bien que c'est impossible. Surtout, tue-moi pour t'en sortir, sinon, ces fous te tortureront et te tueront sans pitié
    Jacob
    PS: Je t'aime


    Je me mettais à nouveau à pleurer. Mais cette fois je n'en avais pas honte. Je pleurais pour des raisons légitime après tout.
    C'est alors que Duncan arriva vers moi sans ménagement. Ce qui eut pour effet principale de renverser le peu d'encre qu'il restait à Jacob pour écrire sa dernière lettre. Je baissais les yeux. Mon torse était couvert de ce liquide noir, et rapidement, cela commençait déjà à sécher. J'étais découragé. Mais je voulais écrire cette troisième lettre. Il le fallait. Elle ne ferait pas plaisir aux membre de Dark Ravens, mais ce n'était guère ma préoccupation première.
    Duncan s'éloigna en s'excusant.
    J'avais une plaie assez récente sur mon bras droit. J'enlevais vigoureusement la croûte qui la recouvrait. C'était douloureux. Je trempais ma plume dans mon sang en grimaçant et commençait ma lettre. Elle était destiné à tout Poudlard.

    Chers élèves de Poudlard,
    Je vous ai cacher ma véritable nature toute ma vie. La vérité, c'est que je suis un loup-garou. Avant que les gens se lancent dans de gros préjugés, je souhaiterais toute fois vous raconter en bref mon histoire.
    Je suis né d'une famille de sang-mêlé. D'une famille de sorcier reconnu. Les Dragonneau. Les premières années ont été particulièrement joyeuses.
    Puis, quelques années plus tard, un incident est survenu.
    Une nuit, mon père m'a réveillé et a demandé que je m'enfuis avec mon petit frère. Ce que j'ai fais à contre-coeur, car j'entendais ma mère se débattre. Son meurtrier la tuait.
    En sortant dehors, je n'étais pas pour autant sortie d'affaire.
    Quand je fus sortie, mon regard s'attardait un instant sur la fenêtre de la chambre de mes parents; là où ma mère se débattait pour survivre.
    Lorsque je regardais à nouveau mon frère, il se retrouvait face à un loup-garou. Il serait peut-être mort à l'heure qu'il est si je ne l'avais pas poussé dans un petit fossé. Moi je n'eus pas la chance de l'éviter. Et c'est ainsi que je devenais loup-garou.
    Je me rendais compte que tout ces préjugés sur les loups-garous étaient si stupide. Je n'étais pas méchant comme le prétendait les légendes populaires. Je n'étais pas cruel, sadique, sans pitié. Bref, je n'étais plus un humain, mais il ne restait pas moins que j'avais moi aussi des émotions.
    Mon père était souvent absent. À la recherche du meurtrier de ma mère.
    Je me retrouvais à m'occuper de mon frère.
    J'étais devenus en quelque sorte un adulte avant l'heure. C'est pourquoi j'ai pu paraître auprès de certaines personnes hautains, solitaire, peu sociable. J'avais tout simplement sentis que je n'avais pas ma place parmi vous. Je sentais qu'il ne fallait pas me mêler à vous. Cela aurait pu être dangereux pour vous, je suppose. Même si je vérifiais chaque matin le soir qui aurait une pleine lune n'était pas pour la nuit même, on était jamais trop prudent.
    Les années se sont écoulées. J'ai sentis que je devais m'enrôler chez les White Doves. J'ai sentis que c'était un camp bien plus juste. Je peux vous certifier que je n'avais pas tort.
    Il faut que vous vous battiez au côté des White Doves, sinon, je vous prédis que le chaos régnera dans le futur. Pas éternellement. Mais si on peut l'éviter, je crois qu'on peut bien tenté de se battre pour des valeurs justes.
    En espérant que vous ne m'en voudrez pas,
    Jacob


    Je poussais un soupir.
    Alors que je n'avais plus aucun espoir, je vis qu'il y avait une porte qui était ouverte. Je me levais d'un coup et fonçais. J'étais libre !
    Libre.
    Je courais dans les couloirs comme un fou. J'empruntais au hasard les dédales de couloirs qui s'offrait à moi.
    Je souffrais horriblement.
    Mais j'avais échappé à la mort.
    Au bout d'un moment, je me retrouvais dans un cul-de-sac. Je voulais rebrousser chemin, mais j'entendis des bruits de pas.
    Duncan et Thomas.
    Je comprenais alors que je ne pourrais pas m'enfuir. J'avais était malchanceux.
    Je décidais alors d'écrire sur la dernière lettre une dernière phrase:

    PS: Lorcan, fait en sorte que cette lettre soit lu par le plus de monde possible

    Puis je faisais un avion de la lettre et je le lançais.
    Comme c'était un parchemin assez spécial, normalement, cette lettre devrait se rendre à Lorcan. Si je ne portais pas particulièrement Lorcan, je ne doutais pas qu'il transmettrait cette lettre au monde. Il n'était pas responsable, mais pas méchant. Et je soupçonnais même que sous ces allures de cinglé se cachait un être profondément intelligent.
    La lettre avion de papier s'envola et tourna vers un autre couloir.
    J'avais été stupide. J'aurais pu m'enfuir en me guidant de cette lettre un peu plus tôt. Mais je ne l'avais pas fait. Je n'y avais pas pensé. J'étais trop préoccupé.
    D'un seul coup, Duncan et Thomas me prirent un bras chacun. Il me conduisirent à cette salle qui me servirait d'échafaud.
    Quand on arrivait, ils me jetaient par terre. Puis, une armoire à glace arriva et me tortura pendant des heures, des journées... peut-être même des années entières.
    Il me cassa mes doigts de ma main gauche, me brisa les deux jambes. M'arracha les ongles. Me frappa au visage jusqu'à ce que je sang l'inonde.
    Mon supplice cessa soudain.
    Duncan eut l'amabilité de me prendre mes lettres et me promit qu'elles arriveraient à leurs destinataires. Puis il s'éloigna.
    J'aurais voulut l'insulter, mais on m'avait même couper la langue.
    Je n'étais plus qu'une Chose. Un Truc complètement défiguré.
    J'aurais voulut me remettre à pleurer. Mais je ne le faisais pas. Je sentais que tout en moi n'était plus rien. Je ne pouvais plus bouger ni parler. Je ne pouvais que penser.
    Lorsqu'Alessandra arriva, je voulut lui sourire, mais mon visage resta impassible. J'aurais voulut lui dire que je l'aimais.
    Je ne le pouvais pas.
    Je parvins cependant à hurler quelques choses qui ne voulait rien dire. Je ne comprenais même pas moi-même ce que j'avais voulut crier.
    Je regardais Duncan, l'armoire à glace et Thomas d'un air suppliant qui leur disait: « Encore un instant, rien qu'un instant, s'il vous plaît ! Juste un instant et après je me laisserais tuer de n'importe quelle manière ! Pitié ! ».
    Mais ils restaient tous de marbre. Duncan sembla bien un peu triste mais il se forçait à faire quelques sourires méchants.
    Depuis qu'il avait perdu Emily, sa vie était devenu un enfer.
    Je me demandais juste pourquoi cela retombait sur moi ! Sa rage ! Il devrait la rejeter que sur lui-même ! C'était de sa faute s'il n'avait pas voulut voir qu'Emily était devenu folle à lié ! Mais Duncan n'avait rien voulut voir.
    Je restais silencieux. Le seul bruit qui rompait le silence était mon souffle sifflant. Qu'étais-je donc devenu ?
    Je réfléchissais. Je n'avais rien d'autre à faire.
    Non, je ne regrettait rien. J'avais fais toujours ce que j'avais trouvé juste. Et à bien y penser, je ne regrettait pas la vie, sans non plus en accueillir la mort à bras ouvert.
    J'appréhendais cette mort prochaine qui me scrutais. Je n'avais plus peur de la douleur, je l'avais endurer ces dernières minutes.
    Ce que je redoutais, c'était ce qu'il y avait après.
    Il n'y avait peut-être rien.
    Et s'il y avait une seconde vie, est-ce qu'elle me serait accordé ?
    Je pourrais toujours devenir fantôme. Mais être un spectre était quelque chose de plutôt désagréable. On était peut-être toujours nostalgique ?
    Puis, sans m'y attendre, je vis un éclair vert s'abattre sur mon corps.

    Narrateur: Duncan
    Jacob était mort.
    Je me sentais un peu coupable.
    Depuis la mort de sa mère, j'avais toujours été un peu protecteur avec lui. Et voilà que je l'avais envoyé à la mort ?
    Je n'avais pas réfléchis. J'avais agit comme un robot. Comme un esclave des Souleater. Mais ma place parmi eux n'était plus à faire. J'étais quelqu'un de haut placé dans la société sorcière. J'étais donc plutôt respecté par les Souleater.
    Je les avais rejoins depuis peu. Mais j'avais mes raisons.
    Des raisons valables.
    Emily.
    Te reverrais-je un jour ? Non.
    Parfois le matin, je sens le parfum de ta présence. Et je me rend compte que j'ai seulement asperger l'oreiller de ton arôme.
    Parfois je te vois le matin, accoudé à la fenêtre. Mais ce n'est que le tableau, le portrait de ton visage. Un bête tableau que j'avais fais de toi. Qui ne bouge pas. Qui ne parle pas.
    J'ai tué Jacob. En un sens. Cette petite Alessandra a eut le courage de montrer qu'elle était bien des nôtres. Elle a tué son petit ami. Et tout cela par ma faute.
    Je suis un raté.
    Un homme sans foi ni loi. Cruel. Sans pitié.

    Le corps de Jacob fut découvert assez tardivement par la directrice qui avait lancé les recherches bien plus tard qui ne l'aurait fallut.
    Il y a aussi quelque chose qui me chiffonne.
    Il y a une lettre que Jacob à adressé à tout les élèves de Poudlard. Cette lettre s'est multiplié et s'est retrouvé un soir sur tout l'oreiller des élèves. Et ceux-ci l'ont lu bien entendu.
    J'ai bien peur que cela provoque un engouement en dehors du commun contre mon camps.
    L'avenir nous le dira.

    Un poste de professeur s'est libéré à Poudlard. En tant que membre du ministère, je me suis proposé pour remplir cette fonction. Je pourrais plonger au coeur de l'action. Aider ces élèves du côté des Dark Ravens à accomplir leur devoir.
    Je suis un beau salaud.

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