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 Loup, y es-tu? [feat Callista + libre]

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Lorcan Scamander
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MessageSujet: Loup, y es-tu? [feat Callista + libre]   Lun 18 Juil - 15:40

Lorcan pleurait sans pouvoir s’arrêter. Lui qui était ici depuis 5 ans, qui avait fait la promesse à sa mère de toujours sourire, de ne jamais baisser les yeux, cette fois… ses nerfs avaient craqués.

Il était remonté seul, avait esquivés le surveillant et s’était rendu chez la Directrice directement. Et là, pendant cinq heures, avec aide d’un Magicomage venu directement de de Ste Mangouste ; tout avait été mis en place. Lorcan avait bien expliqué qu’il avait touche le miroir avec la main, et que ce dernier avait explosé, et qu’il s’était retrouvé comme ça avec cette apparence de fille. Et là, ils avaient été tous bien embêtés.
Dans quel dortoir allait dormir l’ex garçon ?

De plus, Jake avait disparu.

Il s’arrêta contre un mur, et fixa les vêtements, ses vêtements, dans lesquels il nageait. Ses cheveux blonds flottaient à ses reins, lourds, heurtaient ses joues, se plaquaient devant ses yeux. Ç’aurait pût être le pire. Mais surtout… il avait le corps d’une fille. Et qui dit corps dit formes, dit courbes, dit poitrine et ce qui va avec.

Lorcan sécha violemment ses larmes, d’un revers du poignet, et se releva lentement, un regard tueur dans les yeux. Il n’avait pas dormi de la nuit, à l’infirmerie. Certes il était encore très tôt, et le peu de risque qu’il croise un élève à cette heure là était mince, mais il devait s’y résoudre. Le Magicomage avait dit que les effets du Miroir devaient être très puissants et qu’il était incapable de prévoir quand cela se dissiperait. De plus, il ne l’avait pas dit, mais Lorcan l’avait vu dans ses yeux ; il y avait une chance, certes trèèès petite, mais existante, que cela soit irréversible.
Sept heures et trente quatre minutes que Lorcan avait un corps féminin. Il avait compté chaque secondes. Et c’était épuisant mentalement. La situation, pourtant, avec du recul, Lorcan aurait dût en rire. Normalement. Mais ses pleurs avaient pris le dessus.

Mode furax on.

Clignements de paupières. Rester zen. Marcher droit. Soulever ces putains de cheveux. Ne pas se prendre les jambes dans ces vêtements dix millions de fois trop grands. Garder le droit droit. LA nuque droite. Resoulever ces putains de saloperies de cheveux, et ne pas hurler de rage, ça risquerait de réveiller la moitié du château.

Lorcan avait la particularité d’être bipolaire. Considéré par certains psychiatres comme une pathologie à part entière, cela faisait de l’individu une personne instable, capable de passer de deux extrêmes sentimentaux en quelques secondes et/ou gestes. La plupart du temps, Lorcan était doux, silencieux, et calme. Mais quand il subissait une pression nerveuse trop importante, il se transformait en véritable fou furieux.
Et ce fut ce qu’il fit, en se dirigeant comme une bombe vers la Salle de bain des préfets.

La porte s’ouvrit facilement, quand il marmonna le mot de passe, mais que pas assez rapide à son goût, il donna un violent mawashi-gaeri dans le linteau de bois, qui beaucoup plus coopératif , s’ouvrit plus rapidement. Les yeux plissés dans une envie meurtrière, Lorcan chercha des yeux un miroir. UN MIROIR NORMAAAAAAL !!!!

Il écouta ses chaussures trop grandes claquer sur le sol. Furieux, il se baissa, les ôta, et se mettant pieds nus, balança les baskets à l’autre bout de la pièce. Il entendit deux « plouf » bien distincts. La porte se referma derrière lui ; il enleva les mèches de devant ses yeux, et se laissa tomber au sol. Là il enleva lentement sa veste noire portant l’écusson de Gryffondor et la jeta sur le sol. Puis, il déboutonna sa ceinture, et enleva furieusement son pantalon d’uniforme, et se releva, en chemise, beaucoup plus léger. Il fixa les cadavres noirs de ses vêtements, trempés de son sang. Master avait guéri les coupures de ses mains et de ses genoux
La chemise tombait jusqu’à ses hanches. Ses cheveux blonds s’étalaient jusqu’à ses reins, bouclés, et ses yeux bleus étaient cerclés du rouge créé par les larmes. Lorcan était immobile, face au miroir. Aussi entendit il parfaitement les bruits de pas de la personne se rapprochant de lui. Il n’en tint compte, continuant à scruter sous toutes les coutures, figé, son propre reflet.

« Merlin… »


Dernière édition par Lorcan Scamander le Ven 29 Juil - 14:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Loup, y es-tu? [feat Callista + libre]   Mar 19 Juil - 12:19

    Callista n’arrivait pas à dormir. Force était de le reconnaître après plusieurs heures à se retourner dans son lit. Arrivée à la limite de son énervement, elle repoussa les couvertures de son lit d’un geste brusque et posa les pieds à terre. Un frisson remonta le long de sa colonne vertébrale alors qu’elle faisait la douloureuse constatation que, non, le sol du dortoir des Serpentards n’était pas plus chaud la nuit, bien au contraire. De la glace à l’état pur. Prise d’une soudaine envie de sortir, elle se leva pour sortir du territoire Vert & Argent, vêtue simplement d’un débardeur et d’un mini-short. Elle erra dans les couloirs, simplement pour réfléchir. Elle s’était encore disputée avec son père qui, peu à peu, réalisait que sa fille ne prendrait pas le flambeau de la relève Mangemort chez les Rosier. Ça avait mal fini, avec un Doloris, mais elle n’avait pas sourcillé et s’était laissé faire, habituée à ce genre de traitement. Son père était un monstre et jamais elle ne deviendrait comme lui.

    Voyant qu’elle était dans la Salle de Bain des Préfets, elle hésita un moment, avant de se décider à entrer. Elle connaissait le Mot de Passe grâce à Angela qui le lui avait donné pour qu’elles aient un endroit bien à elles afin de discuter. Même si ces discussions se finissaient éternellement en disputes. Les deux jeunes filles avaient été meilleures amies. Mais elles s’étaient séparées quand An’ avait rejoint les Darks Ravens, dans la continuité de ses idéaux, tandis que Callista préférait aller chez les Whites Doves. Seulement, elles étaient bien trop fusionnelles pour rester séparer trop longtemps, ce qui faisait qu’elle finissait forcément par revenir l’une vers l’autre. Avant de se séparer à nouveau. La blonde soupira, se disant que tout était bien trop compliqué. Pourquoi est-ce que ce n’était jamais simple ?

    Assise sur le bord d’une des piscines, les pieds dans l’eau, elle se laissa tranquillement aller, les yeux fermés. Mais un bruit attira son attention, alors qu’elle pensait être seule. Une jeune fille entra dans la salle de bain, avec des habits mille fois trop grands pour elle. Une jeune fille aux longs cheveux blonds, à la peau très pâle et en pleur. La Serpentard plissa ses yeux, recherchant qui est-ce que cela pouvait bien être, mais elle se rendit compte qu’aucun nom ne venait et qu’elle ne l’avait jamais vu dans le château. Intriguée, elle la regarda faire, quand elle retira tous ses vêtements un à un, pour ne garder qu’une longue chemise. Callista fut surprise de deux choses : tout d’abord, c’était des vêtements d’hommes. Ensuite, il y avait du sang dessus. De plus en plus curieuse, elle se leva et marcha vers elle légèrement, ses pieds étant le seul bruit retentissant dans l’immense pièce. L’autre semblait l’avoir remarqué, mais ne dit rien, s’observant seulement dans le miroir.


    - Merlin…

    Eh bien, une chose était sûre : ce n’était pas une Serpentard. Les Verts & Argents juraient par Morgane, sorcière mille fois plus intéressante et envoûtante que le vieux rabougri. Scrutant les yeux de la nouvelle venue, Callista eut un pincement au cœur. Ils étaient rouges et bouffis, signe qu’elle avait bien trop pleuré. Ecoutant son instant, elle lui saisit la main, avant de la mener au bord de l’eau et de la faire s’assoir. Avec des gestes doux, elle trempa sa main dans l’eau pour essuyer le sang qui se trouvait sur le corps de la jeune femme et les passer sur ses yeux, afin de les faire dégonfler. Elle avait l’impression d’être une mère s’occupant d’un jeune enfant, mais cela ne la dérangeait aucunement. Elle était bien trop bouleversée par le trouble qui se lisait dans ses yeux. Le silence régnait, mais elle osa tout de même poser une question.

    - Qui est-tu ?
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MessageSujet: Re: Loup, y es-tu? [feat Callista + libre]   Mar 19 Juil - 13:04

Une fille le prit doucement par la main. Lorcan tourna ses yeux vers les doigts fins et doux de la jeune être qu'il reconnut comme étant Callista Rosier.
Assassine.
Excès de colère d'un Lorcan qui n'aurait jamais penser cela, en dehors d'une crise de nerfs. Jamais Lorcan ne se serait permis de juger une femme, encore moins si cette dernière avait un lien avec Lysander. Lorcan entrouvrit ses lèvres, assommé, situé quelque part entre le réel et l'irréel. Etait-ce si triste que cela finalement? Devant ses yeux, perdu dans son esprit, défilaient des horreurs qu'un coeur adolescent ne peut porter. Il se laissa conduire lentement vers ce qui lui semblait un abattoir, tandis que Callista le conduisait quelque part. Comme si.... tout était devenu noir.
L'eau perfora sa peau, et il se laissa plier sous les ordres gestuels de la Serpentard qui posa sa main sur son visage. Lorcan se réveilla. Vit le sang. Cessa de pleurer. Cessa de ressentir. Ses prunelles souillées par le sang, qui comme une aquarelle, formait des arabesque désabusées dans l'eau, avant de s'éteindre dans les flots brumeux. Un silence avait explosé autour de lui, et la fille en était la proie. Callista Rosier, tueuse inconsciente. Fallait il ressentir le bien ou le mal des personnes? Les lèvres de Rosier s'ouvrirent, et les mots s'échappèrent avec une délicate précision.
Morbide.

- Qui es tu?

Relever le visage. Ne plus rien voir, juste ressentir. Ressentir quelque chose qui ne vous appartient pas. Une douleur lancinante, qui vibrait dans les tempes, et qui déchirait le ventre, comme un monstre. Sourire. Doucement.
Sans plus réfléchir, pour s'abandonner à la douleur.

- Le frère de celui à qui tu as offert ton secret...

Eclat de rires, yeux pétillants. Puis Lorcan chuta dans l'eau, se remettant à pleurer, bouleversé.

Il ne répondit à aucune des questions de Callista. Ignora ses regards déçus. Il réfléchissait, ses yeux bleus portés sur le vague reflet de sa nouvelle personne. Arrête, Lorcan, arrête.
Petit apparut. Lentement. Sous l'eau.
(Pourquoitupleures?Jepleurepas.Menteur, Lorcan, arrêtesdepleurer, çamefaitdelapeine. Rienafoutre, retournesd'oùtuviens.Qu'estcequis'estpassé?Unsortilègesymbioséàunevitre.Quevastufaire?Mevenger.Rires.Dequoi?Lorcan!Dequoi?.........Derien, tuasraison, c'eststupide.Bien.Réfléchispluscalmement.Queveuxtufaire?Jenesaispas.Tuvastrouver, j'aiconfianceentoi.)
Le visage imaginaire du petit blond disparut lentement. Callista questionna sur quelque chose, mais Lorcan ne comprit pas ce qu'elle disait. Il se leva lentement, ses vêtements trempés collant à son corps. Ses cheveux blonds se plaquèrent contre ses reins, dans un charme indéniable. Lorcan avait changé, mais il ne s'en était pas encore rendu compte.
Les secondes s'écoulèrent. Lorcan, debout, immobile, resta ainsi. Ses lèvres entrouvertes étaient tirés sur une exclamation silencieuse. Il avait été dôté dès la naissance d'une particularité physique très intéressante.
Lorcan entendait les bruits dont la source se situait à un kilomètre. Un tireur d'élite auditif.
La porte de la salle de bain des préfets s'ouvrit. Batteur de Gryffondor, Lorcan avait acquis une certaine vitesse de relexe. Fulgurant, son bras se tendit et il chopa le truc blanc à l'instant même où celui ci plongeait vers sa gorge. Le projectile perdit de sa vitesse dès l'instant où il rentra en contact avec la peau de Lorcan. Ce dernier reconnut un avion en papier, et lle dépliant, lut la lettre inscrite sur la surface poreuse; l'humidité de ses doigts découpant des arabesques sombres. Il lut.

"Chers élèves de Poudlard,
Je vous ai cacher ma véritable nature toute ma vie. La vérité, c'est que je suis un loup-garou. Avant que les gens se lancent dans de gros préjugés, je souhaiterais toute fois vous raconter en bref mon histoire.
Je suis né d'une famille de sang-mêlé. D'une famille de sorcier reconnu. Les Dragonneau. Les premières années ont été particulièrement joyeuses.
Puis, quelques années plus tard, un incident est survenu.
Une nuit, mon père m'a réveillé et a demandé que je m'enfuis avec mon petit frère. Ce que j'ai fais à contre-coeur, car j'entendais ma mère se débattre. Son meurtrier la tuait.
En sortant dehors, je n'étais pas pour autant sortie d'affaire.
Quand je fus sortie, mon regard s'attardait un instant sur la fenêtre de la chambre de mes parents; là où ma mère se débattait pour survivre.
Lorsque je regardais à nouveau mon frère, il se retrouvait face à un loup-garou. Il serait peut-être mort à l'heure qu'il est si je ne l'avais pas poussé dans un petit fossé. Moi je n'eus pas la chance de l'éviter. Et c'est ainsi que je devenais loup-garou.
Je me rendais compte que tout ces préjugés sur les loups-garous étaient si stupide. Je n'étais pas méchant comme le prétendait les légendes populaires. Je n'étais pas cruel, sadique, sans pitié. Bref, je n'étais plus un humain, mais il ne restait pas moins que j'avais moi aussi des émotions.
Mon père était souvent absent. À la recherche du meurtrier de ma mère.
Je me retrouvais à m'occuper de mon frère.
J'étais devenus en quelque sorte un adulte avant l'heure. C'est pourquoi j'ai pu paraître auprès de certaines personnes hautains, solitaire, peu sociable. J'avais tout simplement sentis que je n'avais pas ma place parmi vous. Je sentais qu'il ne fallait pas me mêler à vous. Cela aurait pu être dangereux pour vous, je suppose. Même si je vérifiais chaque matin le soir qui aurait une pleine lune n'était pas pour la nuit même, on était jamais trop prudent.
Les années se sont écoulées. J'ai sentis que je devais m'enrôler chez les White Doves. J'ai sentis que c'était un camp bien plus juste. Je peux vous certifier que je n'avais pas tort.
Il faut que vous vous battiez au côté des White Doves, sinon, je vous prédis que le chaos régnera dans le futur. Pas éternellement. Mais si on peut l'éviter, je crois qu'on peut bien tenté de se battre pour des valeurs justes.
En espérant que vous ne m'en voudrez pas,
Jacob"


Le coeur de Lorcan s'était stoppé, tandis que penché par dessus son épaule, certainement rongée par la curiosité, Callista achevait la lecture de la lettre maladroite.

- Oh non...

Bref. Et c'est comme ça, qu'à huit heure du matin, Lorcan en chemise blanche, trempé(e), courait à travers Poudlard, la lettre à la main, direction le bureau de la directrice, suivie par une Callista Rosier.
Et que deux heures plus tard, on découvrait, trop tard, le cadavre de Jacob Dragonneau élève de Gryffondor, septième année.
Lorsque Master, juste avant de faire la nouvelle à la grande salle, vin trouver Lorcan pour lui dire, ce dernier resta totalement insensible. Le fantôme Elena vint flotter près du jeune blond qui étudia froidement le visage de la directrice, avant de prendre la main de Callista et de se détourner.

PS: Lorcan, fait en sorte que cette lettre soit lu par le plus de monde possible

A demie nue, une toute nouvelle personne Scamander marchait en tenant la main de Callista; une résolution morbide dans ses yeux bleus, la lettre froissée entre ses doigts, la baguette dans la poche de la chemise, direction la salle de bain des préfets. Direction la tuyauterie. Pour s'amuser au plus énorme tour de passe passe jamais réalisé par Lorcan Lovegood Scamander.
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MessageSujet: Re: Loup, y es-tu? [feat Callista + libre]   Mar 26 Juil - 15:45

    Malgré son masque, Callista était de nature douce. Même si elle appréciait de voir souffrir les gens, qu’elle adorait ça, vraiment, il lui arrivait d’être bien plus « maternelle » avec certains, à certains moments. Et ce soir, c’était le cas. Elle ne savait pas qui cette jeune fille était, en tout cas, pas encore, mais elle trouvait cela naturel de l’aider. Ce fut un regard vide qu’elle rencontra. Traces de larmes, de sang, de blessures. Un regard qui en avait trop vu. Sa réponse l’assomma, l’étonné, la pris en traître. Lorcan ? Comment Lorcan s’était-il retrouvé dans un corps de femme ? Aucune question, il n’y aurait pas de réponses. Il avait déjà plongé dans l’eau. Pleura. Mais des milliers de questions venaient mourir sur ses lèvres. Elle le posa. Au cas où. Sans surprise, mais légèrement déçue, aucune réponse n’arriva. Elle soupira et s’assit au bord de l’immense piscine. Qu’avait-il pu bien voir ? Qu’avait-il pu vivre pour se retrouver dans cet état ? Que s’était-il passé, qu’était-il arrivé ? Elle ne comprenait pas. Elle détestait ne pas comprendre. Lorcan remonta doucement à la surface. Elle re-tenta, une dernière fois. Une question. Sans grand espoir. Toujours le silence. Pas oppressant. Etrange. Il était arrivé quelque chose. Cette nuit. Beaucoup de choses allaient changer. Elle le pressentait. Comme toujours. Ses intuitions ne lui avaient jamais menti.

    Un avion de papier lui donna raison. Le Gryffondor l’attrapa et le déplia. Une lettre, elle le voyait d’ici. Pouvait-elle se permettre … ? La curiosité l’emporta. Se levant, toujours silencieuse, elle se pencha au-dessus de Lorcan, s’appuyant légèrement sur lui. Son cœur, déjà lent, s’arrêta. La curiosité était un vilain défaut. Elle s’en moquait. Jacob Dragonneau était mort. Ce n’était pas écrit. Mais elle le savait. Le sentait. On n’écrit pas une lettre comme ça quand tout va bien. Elle avait déjà discuté avec Jake. Elle se fichait qu’il soit un Loup-Garou. Elle l’aimait bien. Il était mort. Lorcan se précipita dehors, elle le suivit. Elle ne réfléchissait plus, mais agissait.

    Le bureau de la directrice. L’attente. L’angoisse. Son corps. Elle l’avait vu. Mutilé. Visage froid, le masque avait replis place sur son visage. La directrice vint l’annoncer au Gryffondor qui avait décidé de ne pas bouger, contrairement à elle. Curiosité morbide qui l’avait poussé à aller voir. Elle ne ressentait plus rien. Tout était déconnecté. Elle reprit place aux côtés du blond au corps de femme. Lui non plus ne montrait aucun sentiment. La glace. Tel pouvait-on définir les deux élèves à cet instant. Lorcan se détourna, partit, l’emmenant avec lui. Sa main dans la sienne, c’était une ancre. Le signe qu’elle ne rêvait pas. Tout était trop surréaliste. Pourtant, seule la réalité avait lieu. Elle le suivit, ne fit pas attention aux couloirs, aux escaliers, au chemin. Seul comptait l’instant présent.

    Une page s’était tournée, une autre commençait à s’écrire. Ce soir, tout avait été changé. Ce qui apparaissait comme un jeu devenait réel. Il fallait que les élèves se réveillent. Qui agiraient ? Eux. Ils étaient le noyau, le centre, l’énergie. Elle n’abandonnerait. Pris une décision. Elle suivrait Lorcan. Coûte que coûte. Toujours avec lui. La salle de bain des Préfets. Son but final ? Elle n’en avait aucune idée. Mais plus de question. Elle agirait, obéirait. Il fallait transmettre. Elle se tourna vers Lorcan, sa main toujours dans la sienne, attendant.
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MessageSujet: Re: Loup, y es-tu? [feat Callista + libre]   Ven 29 Juil - 15:22

b-s:
Spoiler:
 


Il suffisait de trouver le moyen de ne pas empêcher une obstruassions du passage du message. Lorcan ramena ses longs cheveux en arrière, et pointa sa baguette sur la lettre qui s’enfonça dans le siphon du lavabo de la salle de bain des préfets. Il y eut un bruit.

« Callista, il faudrait que tu m’aides. Nous devons procéder à une métamorphose combinée. Transformer chaque lettre en animal capable de remonter jusqu’à chaque salle commune. Je conseille ; rongeurs et réptiles. Une fois à destination, ils devront reprendre la forme de parchemin. De plus, il faut multiplier au maximum les lettres. Les multiplier.»

Lorcan pointa sa baguette. Ferma les yeux.

(...)

Je les rouvris. Silence. Callista effectuait le sort. Comme des bulles un peu partout, qui explosaient dans ma tête. Vertige. Quelque chose de bizarre se passait. Je reculais laissant la place à la Serpent de faire le sort. Reculer dans l’ombre, reculer de quelques pas… aucune distinction de mes mouvements. Juste une totale reconnaissance de mon corps. Comme si je me connaissais… depuis quand ? Non… comme si je venais de me réveiller d’un long coma.
Callista… si tu te retournais une seconde… tu verrais peut être ce que je vois. Des lumières qui s’allument et qui s’éteignent tout autour de moi, et des yeux qui apparaissent sur les murs. Des yeux noirs qui s’ouvrent lentement, tapissent tout autour de moi, et clignent leurs regards de jais sur moi. Je me tourne lentement sur moi-même. Je ne sais plus qui je suis depuis le début. Garçon ou fille ? Je ne peux pas être les deux.

Les dessins couvrent les murs et me plongent dans un monde noir. Tout devient absolument noir. Seul. Callista est là, mais n’existe plus. Je la fixe. Je penche mon visage vers elle. Elle n’existe plus. Tellement étrange.
Tout est noir. Je me tourne sur moi-même. Mouvement circulaire qui s’enclenche dans ma tête, et tout autour de moi se met à tourner. Ne plus s’arrêter. Continuer à tourner. Très longtemps, doucement, pour perdre l’équilibre d’un monde qui n’est plus vôtre. Monsieur savez vous ce qu’est la schizophrénie ? Je souris, loin de tout cela. Seul dans ma tête, seul dans le noir.

Bbi ri bip pa pa pob bop bbi ri bip pa pa pob bop bbi ri bip pa pa pob bop bbi ri bip pa pa pob bop bbi ri.
Mes mèches blondes valsent dans le vent. Dans un vent qui ne peut pas vivre. Je me stoppe, et tend mes bras devant moi. Posent mes mains sur le mur. Qui est tu ? Callista Rosier. Qui est tu ? Lysander Scamander. Je ne sais plus. Je vois juste les pensées qui comme des bulles explosent . Et devant moi, des femmes dansaient, des couronnes d’aiguilles posées sur leurs cheveux rouges, entre des croix dressées, blanches, comme des néons électriques .
Bbi ri bip pa pa pob bop bbi ri bip pa pa pob bop bbi ri bip pa pa pob bop bbi ri bip pa pa pob bop bbi ri.

Rires. Je me levais doucement. La salle de bain revenait. Il y eut un dernier mouvement. JE tournais le visage. Je me vis. Garçon. Les mains dans les poches, l’air concentré, me fixant. A moins que ce ne soit Lysander ? Une énorme vague se leva du bassin derrière moi, et s’applatit avec force sur mon corps. Puis ce fut de nouveau le silence, et l’eau revint dans sa prison. Mourir…

« Calypso… ou...»

Les images sorties de la tête de Lysander m’hantaient. Les paroles prononcées par Callista. Souvenirs… je soupirais.

« Je suppose que tu es forte, toi. »

Je fixais ses yeux. Silence dans ma tête et dans mon corps. Il y eut un flash, un éclair, dehors, qui pendant une éternité illumina la salle de bain des préfets dans une blancheur aveugle. Mes doigts s’emparèrent du fin visage de Callista, et je déposais mes lèvres sur les siennes, délicatement. Quand la lumière revint, j’avais reculé, m’étais tourné vers la porte, et comme une ombre, avait quitté la Salle de Bain.
Dément.
Dément qui avait perdu son âme d'enfant, qui maitrisait l'Impero comme il le voulait, et qui n'hésitait plus à ne pas l'utiliser pour ses fins. Pauvre Lorcan complètement fou.

[P.S: Si cela ne te convient pas, j'éditerai. Wink ]
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MessageSujet: Re: Loup, y es-tu? [feat Callista + libre]   Mar 2 Aoû - 12:41

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MessageSujet: Re: Loup, y es-tu? [feat Callista + libre]   

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