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 "Ich muss"... [PV Victoire]

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Lorcan Scamander
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MessageSujet: "Ich muss"... [PV Victoire]   Mer 20 Avr - 13:54

« So hot out the box can we pick up the pace?
Turn it up, heat it up I need to be entertained
Push the limit, are you with it?
Baby, don’t be afraid
I’m a hurt ‘ya real good, baby
 »

La voix de Lorcan résonnait entre les arbres de la foret Interdite. Son corps quittait la raideur de son épuisement mental. Il se forgeait la carapace de la pugnacité. Pauvre petit chose.
Lunettes noires, capuche rabattue sur le crâne, écouteurs vibrant sous la force du colume, il se mouvait entre les racines noueuses comme un serpent désolé. Ses lèvres laissaient s'échapper les paroles de la chanson, tandis que son visage impénétrable luisait sous la lune perçant le feuillage sombre des feuilles ancestrales.

« Let’s go it’s my show
Baby, do what I say
Don’t trip off the glitz
That I’m gonna display
I told ya I’ma hold ya
Down until you’re amazed
Give it to you ’til your screaming my name!! 


No escaping when I start
Once I’m in I own your heart
There’s no way you’ll ring the alarm
So hold on until it’s over


Oooh, do you know what you got into?
Can you handle what I’m about to do?
‘Cause it’s about to get rough for you
I’m here for your entertainment
Oooh, I bet you thought that I was soft and sweet
‘Ya thought an angel swept ya off ya feet
Well I’m about to turn up the heat
I’m here for your entertainment

It’s alright you’ll be fine baby, I’m in control
Take the pain take the pleasure
I’m the master of both
Close your eyes not your mind
Let me into your soul
I’ma work ya ’til your totally blown

No escaping when I start
Once I’m in I own your heart
There’s no way you ring the alarm
So hold on until it’s over

Entertainment…
I’m here for your entertainment…
Do you like what you see?
Let me entertain ya ’till you scream!
 »

Lorcan laissa le cri final planer dans la noir de la fôret. Il s'était totalement abandonné à la chanson, au point d'en perdre sa localisation. Ennivré par la puissance de sa voix, il avait oublié le temps et l'espace, pour se livrer à une illusion jouissive du chant. Maintenant, il fallait se réveiller. Il fallait revivre.
Sa main se posa sur le tronc d'un arbre. De l'autre, il essuya ses lèvres. Il se faisait beaucoup vomir. Pourquoi? Parce qu'il avait mal, peut être. Et que cette souffrance lui était insoutenable. Il refusait d'être dépendant de son propre corps. Quitte à souffrir, autant s'infliger sois même les maux.
Le noir collait à sa peau. Il avait froid. Et faim, aussi. Mais cette soif insatiable, brûlant sa gorge, était elle vraiment nécessaire à sa survie? Que savait il de la maladie? Il s'en foutait. Il ne mourrait pas. Il ne voulait pas.
Mais il n'avait pas de but, pas d'intérêt à la vie. Même l'existence de ses jumeaux étaient risibles. Ils ne pouvaient pas grandir ensemble. Ils ne pouvaient pas rester éternellement tous les trois. La mort viendrait les séparer. Et pis encore; la vie les prendraient chacun de leurs côtés. Lys fonderait certainement une famille, après ses études, travaillerait. Lore suivrait certainement ce mouvement, détournée, cependant. Mais lui? Toi, Lorcan? Que ferais-tu?

Allongé sur le sol, l'adolescent laissa l'odeur végétal épouser son corps. Il n'avait pas vu la racine, et s'était lamentablement écrasé sur le sol. Pour ne pas se relever. Pour rester immobile sur ce tapis vivant, terreux et tapissé de feuilles mortes. Un vent nocturne faisait voler ses cheveux, et derrière ses lunettes noires, ses yeux bleus fixaient les pénombres de la forêt. Il n'avait pas la moindre envie de se relever. Ses doigts carressaient le sol comme le corps d'un amant. Mais si toute la passion coulait de ses gestes, il n'avait pas apposé à la terre son attention. Seulement son regard vide, tandis que véritablement, son esprit s'envolait bien au dessus des arbres, jusqu'à la lune.
Il ne voulait plus dormir.
Ne voulais plus avoir mal la nuit. Plus être effrayé par son propre corps.
Et cela le tuait. De voir Lysander, sain. De voir Lore, saine. Et de ressentir cette pourriture enfler lentement dans son organisme. C'était dégueulasse.
… Ich muss durch den monsun... kampf mich durch die mächte...werde sie besiegen...
Putain, Lorcan! Lève toi, et marche!
Son corps se courba, et Lorcan se leva. Putain de bordel de merde! Mais qu'est ce qu'il en avait marre. Les feuilles accrochèrent son haut et ses cheveux. Son genoux se posa au sol, et soudain, il le détendit. Avec force.
Bondissant dans une course furieuse.
Ses pieds frappèrent le sol avec force, sans pour autant ralentir ses foulées puissantes. Il ne voyait plus, ne réfléchissait plus. Courait droit devant lui, Monsoon hurlant dans son corps, tandis qu'une pluie fine s'écrasait sur le sol, à travers la forêt. Des éclairs zébrèrent, mais il ne voyait déjà plus ces flashs. Seulement la voix du chanteur androgyne le guidant à travers sa peur.
Puis un obstacle. Qu'il reconnut en une seconde, avant de le heurter de toute la puissance et la vitesse de son corps. Victoire fut certainement éjectée. Lui, se sentit décoller, et il fut envoyé roulé contre un arbre, son visage et ses habits se tachant de boue. Mais au moins, en se relevant, sonné, stupéfait, il s'était calmé. Il enleva avec lenteur ses lunettes noires, posant son regard bleu sur la demie Vélane.

« Vic! …. Mais qu'est ce que tu fous là, en pleine nuit? »

L'orage explosait.


Dernière édition par Lorcan Scamander le Jeu 21 Avr - 16:22, édité 1 fois
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Victoire Weasley
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MessageSujet: Re: "Ich muss"... [PV Victoire]   Mer 20 Avr - 23:22


    La nuit tombait sur le parc. Dans la pénombre, une tâche blanche. Ou blonde, plutôt. Les cheveux agités sans ménagement dans le vent, le corps tendu à l’extrême au-dessus des eaux troubles du lac où reposaient des centaines de bestioles, le visage pâle et les traits tirés, c’était à ça que ressemblait Victoire Weasley. Elle, si pétillante, si joyeuse, si joueuse. Elle, si vélane, si arachnéenne, si belle. Elle, si douce, si posée et si blonde. Oui, c’était cette fille-là qui, debout sur une des rives du lac, plongeait son regard éteint entre les vagues et les reflets de l’eau glacée.

    De pétillante, elle était devenue sombre. De joyeuse, elle était devenue mélancolique. Joueuse, elle l’était encore. Mais elle n’avait plus cette petite flamme dans les yeux. Elle était toujours une vélane, elle ne pouvait pas le changer. Et, quel que soit son habillement, elle était toujours belle et arachnéenne. Elle était toujours douce, mais d’une douceur feinte. On sentait qu’elle était prête à exploser à chaque instant. Posée…. Victoire avait toujours été une fille posée. Mais elle semblait plus se foutre de tout que d’être posée, surtout ces derniers temps. Quant à ses cheveux blonds, elle hésitait entre les teindre en brun ou les couper au carré. Elle n’en pouvait plus, de cette image de petite fille sage qui s’éclate dès que ses parents ont le dos tourné. Elle voulait vivre sa vie comme elle l’entendait. Sans contrainte. Sans peur. Sans tabou. Sans adolescent torturé qui vous déchire.

    La transformation de Victoire ne s’était pas faite en une journée. Ses yeux s’étaient peu à peu éteints, son sourire était devenu moins éclatant, sa posture moins hautaine et sa manière d’être moins provocatrice. Elle s’était dissimulée dans la foule, pendant un instant du moins. Puis, la douleur était revenue. Et les flashbacks. L’eau. Le sang. La douleur insoutenable. La baguette de bois. Le regard perdu. Les cris et les sorts, aussi. Souvent, la jeune fille se réveillait au milieu de la nuit, prise de violentes nausées. Elle était dégoûtée de cet… homme, non. De ce garçon irresponsable et démoniaque qui l’avait déchiré. Au sens propre comme au sens figuré.

    Les jambes légèrement écartées pour un meilleur appui, Victoire se pencha encore un peu plus au-dessus de l’eau trouble. Son corps était tordu dans un sens que la nature n’aurait pas dû rendre possible. Son buste était presque à l’horizontal au-dessus des reflets gelés tandis que ses jambes étaient bien plantées dans le sol. Ses cheveux, retenus par un simple bandeau argenté, formait une cascade dissimulant son visage. Si une personne était passée par-là, elle aurait pris la jeune Weasley pour une suicidaire. D’ailleurs, c’était peut-être ce qu’elle était. Avec un sourire sombre, Victoire se laissa tomber dans le lac.

    Le liquide froid entra en contact avec son corps si soudainement que, de surprise, elle relâcha tout l’air présent dans ses poumons. Elle regarda avec attention et fascination les petites bulles argentées remonter à la surface, emmenant loin d’elle les rares minutes qu’elle aurait pu passer dans le monde aqueux qu’était celui du lac. Elle qui avait tant besoin de calme et d’un cocon protecteur, elle était au paradis. Tellement au paradis qu’elle ne se rendit compte qu’elle était dangereusement en manque d’air que quand ses poumons s’activèrent tous seuls, dans un reflex de survie. L’eau entra dans la poitrine de Victoire qui, d’une pulsion violente, remonta à la surface.

    Ses doigts agrippèrent les brins d’herbe tandis que ses jambes fouettaient l’air pour pousser le buste de la jeune fille sur la rive. Pendant quelques minutes, les poumons de Victoire se vidèrent de toute l’eau qu’ils avaient aspirée. La Gryffondor toussa, cracha et se fit vomir pour, enfin, pouvoir respirer plus ou moins normalement. Prise d’une violente toux, Victoire se plia en deux. Quand elle rejeta la tête en arrière, un sourire étirait ses lèvres dans une grimace douloureusement joyeuse. Soudain, son rire éclata. L’écho phénoménal du lac renvoya le son cristallin entre les arbres. Victoire sortit alors sa baguette de sous son t-shirt et se sécha avec un sort volé dans un grimoire de la bibliothèque.

    Une fois séchée, la jeune fille entama une petite balade entre les arbres noirs et gigantesques de la forêt Interdite. Comme son nom l’indique si bien, cette partie de la forêt était interdite pour plusieurs raisons. D’abord, les créatures plus ou moins recommandables qui rôdaient la nuit comme Victoire comptait bien le faire. Ensuite, la menace du Mage Noir. Ce satané Mage Noir. Une des raisons de l’état de la rouge et or. Elle s’appuya contre un arbre et se laissa glisser sur le sol, les mains enserrant sa tête, un cri silencieux brisant sa gorge. Bien entendu, il avait fallu que ça arrive. Domi, Angela, Lore, Lysander, Albus, Lorcan et Scorpius. Blessés, tourmentés, affligés, mutilés, au bord de la mort ou terriblement choqués.

    La nausée au bord des lèvres, Victoire enfonça deux doigts dans sa gorge. Sa silhouette était devenue maigre. Elle faisait partie des terriblement choqués. Elle ne pouvait rien avaler, elle peinait à aligner deux pensées cohérentes et elle était tout le temps à l’infirmerie. Soit pour veiller sur Domi et Scorpius. Soit pour elle-même. Sa maigreur inquiétante faisait que les infirmières demandaient souvent à la voir. Et cela ne dérangeait pas Victoire le moins du monde. Au moins, là-bas, il y avait le calme et l’odeur écœurante de la naphtaline. Et surtout, elle était proche de sa sœur, de son cousin et de son meilleur ami, aussi. Albus venait très régulièrement rendre visite à Scorpius. L’infirmerie devenait donc un lieu privilégié pour les rencontres entre cousins-cousines.

    La vélane releva la tête et sentit l’eau couler sur son visage. Les flashes lumineux la surprirent et blessèrent ses yeux quelques instants. Sans s’en rendre compte, elle se leva et continua sa marche sous la pluie battante. Les orages ont quelque chose de réconfortant, vous ne trouvez pas ? C’est en tout cas l’impression qu’avait la jeune fille en zigzaguant entre les arbres. Soudain, Victoire tourna vivement la tête. Un bruit avait attiré son attention. Au loin, entre les arbres, elle voyait une forme se mouvoir très rapidement. Elle calcula sa vitesse et sa direction et se rendit compte bien trop tard qu’elle venait vers elle.

    Le choc fut violent. Trop violent pour la jeune fille qui, du haut de ses cinquante kilos, éjecta contre le tronc épais d’un arbre centenaire. Elle vit littéralement les étoiles défilées devant ses yeux et prit quelques secondes pour se remettre du choc. La tête lui tournait, le souffle lui manquait et les nausées reprenaient leur place. Victoire se releva en secouant lentement la tête pour vérifier qu’elle n’avait rien de cassé. Aucune douleur ne pointa le bout de son nez. La jeune fille se concentra alors sur la personne qui venait de la heurter violemment.

    Vic! …. Mais qu'est ce que tu fous là, en pleine nuit?

    Victoire leva alors la tête et eut la surprise de découvrir le ciel d’encre. Elle qui croyait pouvoir se pointer dans la salle à manger pour le repas, c’était loupé. Elle poussa un long soupire et passa une main dans ses cheveux détrempés, en chassant des feuilles qui s’étaient glissées entre ses mèches lors de sa rencontre brève et douloureuse avec le sol.

    Je fais ce que je veux et je pourrais te retourner la question. En ajoutant : Mais putain, pourquoi tu portes de lunette de soleil ?


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MessageSujet: Re: "Ich muss"... [PV Victoire]   Jeu 21 Avr - 16:20

Victoire Weasley.
Le souffle encore court, Lorcan déplia lentement son genoux, pour se remettre debout. Ses muscles criaient le martyre d'un effort bouleversant, d'une torture qu'il n'avait pas voulu entendre, qu'il ait tenté à noyer pour quelques instants dans la course furieuse d'un animal épouvanté. Ses seuls atouts l'avait trahis. Il ne pouvait pas oublier son corps par son corps. C'était... simple à comprendre. Pas pour lui. Ses lèvres se tordirent douloureusement en un rictus moqueur, engagé contre tout ce qui arrivait. Ces horreurs qui détruisaient des familles, déchiraient des êtres. De partout, dans le monde, les monstres surgissaient. Des monstres insatiables qui le faisait trembler d'épouvante. Il n'en pouvait plus de cette compréhensible réalité: rien n'était plus possible. Le rouage du destin s'était mis en place, et il n'y aurait pas de grain de sable. Personne ne pourrait sauver ce qui arrivait. Les ténèbres, comme dans les films, avaient déjà courus sur un ciel sans nuages.

Les doigts couverts de cette boue noire, Lorcan fixa la jeune femme. Où était elle? Qui était elle? Pourquoi ce visage inconnu de son âme, de ses yeux éteints? Où-s'était enfui le spectre de l'innocence? Car, la Victoire qu'il connaissait ne s'était jamais montré aussi faible physiquement et mentalement. Pourquoi la souffrance courait elle sur le visage de la blonde qu'il avait cru si forte?
La main de Lorcan effleura sa propre mâchoire couverte de terre et de poussière. Ses doigts, comme des griffes, déchirèrent la surface terreuse. Dans une douceur accablante, les plaques sombre d'une terre sans vie s'arrachèrent de sa joue, et il leva ses yeux bleus sur elle. Beauté envolée, plongée sous le châle d'une tristesse sans nom. Mon dieu...

Le cou de Victoire décrivit une courbe grâcile, face à son silence. Que devait il répondre? Conversation normale de deux élèves normaux dans un lieu normal? Qu'elle était drôle, l'étoile qui avait prévu ce destin. Mauvaise blague. Mauvais rires.


« Tu ne veux pas savoir pourquoi je suis là. Je porte des lunettes de soleil... je ne sais pas... est-ce interdit? »

Son visage s'était penché en une expression d'interrogation, et ses lèvres closes, sans expression. Comme s'il lui laissait le choix de répondre à cette question rhétorique, il détourna une seconde les yeux, puis tendit la main à Victoire, pour la relever. Geste simple, tactile, qu'elle ne ressentait certainement pas de la même manière que lui. Connexion des chaires chaudes, dans lequel il eut une reconnaissances des souvenirs perdus, d'une main autre que la sienne, prenant aussi les doigts de la Vélane entre les siens. Lorcan ne réagit pas, mais lâcha la main blanche, pour cacher ses doigts dans les replis sombre des vêtements l'exposant à son amertûme. Il tourna son corps, s'écartant de quelques pas. D'un mouvement rapide, le Gryffondor rabbatit sa capuche sur ses cheveux ternis, et puis se tourna vers la Vélane. Il resta silencieux, à la fixer.
Puis remit d'une main tranquille les lunettes noires, camouflant à la vue féminine son regard bleu. Il ne bougea pas, ensuite, les mains dans les poches, immobile, face à elle.
C'était facile de passer pour quelque de fou. Il suffisait de ne pas agir selon les conventions. Il suffit d'être différent, de réagir de manière un tant soit peu exotique, et l'on apposait à votre nom et à votre visage une réputation étiquetée. Etait-ce plus dur d'avoir cet héritage, d'y succombé, au plaisir des moqueurs?
Lorcan tourna vaguement la tête, et sans un mot, revint sur ses pas, s'engouffrant dans le sentier qu'il avait, quelques instant plus tôt, foulé de sa course furieuse. Le hasard et la finnalité font bon ménage. Il suffisait juste d'accepter d'être contrôlé sa vie durant, en dépit des libertées souscrites par des hommes anarchistes. Chacun avait un dieu. Chacun était vu. Tout le temps.
Lorcan ferma les yeux. La présence de Victoire à ses côtés, lumineuse, l'apaisait. Le silence de sa respiration, de leur respiration formait dans l'air froid des entrelacs tribaux qui se perdaient pour s'envoler aux anges. Elle s'était éteinte, il se cachait. Foutue situation aurait dit un prince métis.


« Tu as déjà pensé au suicide, Victoire? Quand je te vois ainsi, j'ai l'impression que c'est... ce pourquoi tu rêves. »

Il n'avait pas cessé de marcher. N'avait pas enlevé les mains de ses poches ni même lever son visage vers l'angélique jeune femme. Avait prononcé des mots sans aucune conviction, sans même l'angoisse d'une réponse hasardeuse. Il s'en fichait. S'en foutait. Royalement. Il voulait... simplement savoir. C'était triste à dire, des adolescents ne craignant pas la mort. Ca faisait d'eux des super-héros orgueilleux. Mais, c'était le prix de la douleur. La compréhension de l'autre.
Lorcan leva son visage vers le ciel. Il sentit les tendons de son cou blanc se tendre dans le mouvement. Il y avait toujours de l'espoir pour les moments désespérés. Mais, là... il ne savait plus. Angela, Lysander, Victoire, Albus, Luna... finalement, peut être n'était il pas aussi intelligent qu'il l'avait cru. Il était toujours aussi égoïste, aussi égocentrique... alors qu'il ne savait même pas ce qui se passe vraiment. La guerre. C'était la guerre. Un mot sur lequel il ne pouvait pas mettre d'image. Sa mère lui avait dit. Mais il n'avait... jamais écouté.

Lorcan se stoppa. Victoire était resté silencieuse. Oui, elle avait vraiment changé. De la fille bavarde qu'elle était et qu'il appréçiait assez, elle se révélait une créature magique capable de silence. C'était... con de penser comme ça. Con. Con.
Devant s'étendait un Lac. Un Lac minuscule, interne à la forêt. Lorcan haussa une seconde les épaules, et avança, désireux, en silence, d'admirer la surface glacée. Foulées lentes, grandes, masculines et fauve. Presque royales. Mouvement simple.
Pourtant à chaque pas, ce fut un horrible hurlement silencieux. La douleur devenait impitoyable. Selon le médecin, c'était temporaire. Mais il fallait endurer une inflamation des tissus musculaires, situés sur la pli inguinal. Et chaque froissement, chaque esquisses de mouvements devenaient insoutenable, sur un régulier tempo aléatoire. Haha...
Toucher le sol, pour ne pas tomber. Lorcan se laissa tomber sur les genoux, un sourire confiant sur les lèvres, comme s'il était épuisé, et voulait se reposer, là, maintenant. Tous deux sur les rives sur petit Lac, les deux Lions restèrent silencieux. Puis Lorcan tourna son visage d'ange vers Victoire, un sourire innocent fendant ses lèvres. Comme un gosse.


« J'ai appris une phrase en français, il y a peu. C'était... »

Ses lèvres souriantes frémirent une seconde, puis il les referma, soucieux. Toujours cachés par les verres noires, ses yeux prirent une teinte mélancolique.

« Mais, comme si le Ciel n’eût attendu aussi longtemps que pour me mieux punir d’une imprudence tant pleurée, tout semble s’unir à la fois pour renverser mes espérances. »

Voix française, aux r si mal prononcés qui courut sur l'eau plate, pour disparaître dans les tréfonds noirs des arbres bordant ces rives calmes. Les mots se fondirent dans le desespoir qui ne voulait disparaître, même loin du chaos.
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MessageSujet: Re: "Ich muss"... [PV Victoire]   Jeu 21 Avr - 19:17


    Victoire regarda son ami se lever sans faire un seul mouvement pour l’aider. Pourtant, bien qu’il essaie de le cacher, Lorcan semblait souffrir. Ses traits s’étaient imperceptiblement tirés et l’idée de demander au garçon ce qu’il se passait traversa vaguement l’esprit de la blonde. Pourtant, elle repoussa cette pensée. Elle ne savait pas si elle ne voulait plus être mêlée à Lorcan Scamander ainsi qu’à son frère et sa sœur ou si c’était juste temporaire. En cas de doute, elle n’allait pas faire semblant de s’intéresser à quelque chose qui ne lui apporterait rien. Mais, oui, encore un mais, elle était amie avec Lorcan. Donc, s’il avait un problème, il était dans sa nature de l’aider. Pourtant, la jeune fille avait profondément changé. Elle n’était pas sûre de vouloir savoir.

    La Gryffondor regarda son compatriote détacher quelques morceaux de la boue noire qui les recouvrait tout deux. Elle était plongée dans l’admiration de la chute des plaques boueuses. Petits morceaux d’innocence qui n’avaient rien demandé. Petits morceaux plongés dans une situation dont ils ne dépendaient pas. Petits morceaux qui ne méritaient que le calme et le repos. La danse de la poussière était passionnante. En plus, le ballet gracieux des gouttes qui tombent sur le sol se mariait étrangement bien avec les volutes brunes. La jeune fille ne redescendit sur terre que lorsqu’elle sentit le poids du regard sur son visage. Oui, elle avait changé. Et Lorcan l’avait évidemment remarqué.

    Tu ne veux pas savoir pourquoi je suis là. Je porte des lunettes de soleil... je ne sais pas... est-ce interdit?

    Qui te dit que je ne le veux pas ? Et rien n’est interdit à part ce qu’on dit être interdit.

    Le regard de Lorcan aussi avait changé. Il était plus… mélancolique, profond. Triste ? En tout cas, Victoire eu tout le temps voulu pour l’analyser avant de répondre. La posture de son camarade faisait qu’elle voyait parfaitement bien le regard bleu de Lorcan. Ainsi, elle voyait parfaitement bien les émotions contradictoires qui flambaient dans ses yeux lorsqu’il l’aida à se relever. Passion, dégoût, haine, amitié, amour ? Trop de choses pour deux yeux. La sensation n’était pas la même que lorsque Victoire touchait la main de Lysander. Bien plus… douce ? En tout cas, elle ne voulait plus y penser. Quand elle vit Lorcan cacher ses mains dans les amples plis de son manteau, Victoire se rendit compte qu’elle ne portait qu’un simple pull de laine grise.

    Lorcan rejeta sa capuche sur sa tête, masquant ses cheveux trempes et ses yeux bleus. Victoire le regarda s’éloigner quelques instants avant de se décider à le suivre. Le petit sentier sur lequel ils s’engageaient était aussi celui par lequel Lorcan avait surgis, bousculant violemment la Gryffondor. Cette coïncidence fit sourire la blonde et elle passa à nouveau une main dans ses cheveux, repoussant en arrière sa tignasse trempée. Les gouttes tombant dans les flaques d’eau formaient des ronds concentriques d’une grande beauté car, non seulement c’était de l’eau, l’élément préféré de Victoire, mais en plus de ça, la couleur brune donnée par la terre donnait l’impression que c’était le sol qui ondulait, non pas la flaque. La jeune fille releva la tête et admira les volutes de buée qui se formaient et s’emmêlaient. Les deux souffles des Gryffondors se rejoignaient pour ne former plus qu’un. Un seul souffle qui s’élève dans la nuit noire. Un seul souffle qui disparait pour toujours.

    Tu as déjà pensé au suicide, Victoire? Quand je te vois ainsi, j'ai l'impression que c'est... ce pourquoi tu rêves.

    La jeune fille garda le silence et continua à avancer aux côtés de Lorcan. Si elle avait déjà pensé au suicide ? Oui, bien sûr. Pour des tas de raisons. Mais elle ne savait que répondre à son ami. Il regardait maintenant le ciel et elle, elle laissait planer le silence. Silence douloureux, mortel ou au contraire, bénéfique et reposant. Pourquoi les choses pouvaient-elle avoir un double-tranchant ? Comme les couteaux. Mais en moins dangereux. Ou en beaucoup plus dangereux, suivant comment on l’utilise. Le suicide… Ça pouvait être la conséquence d’un trop long appel au secours resté sans réponse. Ou encore, une façon de quitter une vie où on ne peut plus rien faire. Très bénéfique pour les personnes victimes d’un grave accident ou encore, pour les personnes âgées qui n’en peuvent plus de vivre. Par contre, pour des adolescents qui n’ont encore rien connu, rien vu, ça n’aurait pas dû être une solution.

    Oui, j’y ai pensé… Et j’ai essayé. Plusieurs fois. Et toi ? Tu y as pensé ? Est-ce que c’est à cause de la douleur qu’on peut lire sur ton visage ?

    Ils étaient maintenant arrivés au bord d’un lac. Non, pas le grand lac autour duquel toutes les personnes se donnaient rendez-vous. Il s’agissait d’un lac interne, bien moins connu, bien plus protégé. Victoire regarda Lorcan se laisser tomber à genoux, à quelques centimètres à peine du liquide glacial. Victoire, quant à elle, marcha très lentement jusqu’à poser ses chaussures sur la surface aqueuse. Elle aimait l’eau. Peut-être plus que tous les autres éléments. Elle hésitait à avancer encore plus mais la voix de Lorcan la tira de sa rêverie et elle tendit l’oreille.

    J'ai appris une phrase en français, il y a peu. C'était... Mais, comme si le Ciel n’eût attendu aussi longtemps que pour me mieux punir d’une imprudence tant pleurée, tout semble s’unir à la fois pour renverser mes espérances.

    C’est une très belle phrase et ton accent lui ajoute un certain charme. Que signifie-t-elle, pour toi ?

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MessageSujet: Re: "Ich muss"... [PV Victoire]   Jeu 21 Avr - 20:13

Le mouvement aimant des doigts fins du vent glissèrent contre la peau de l'adolescent blond. Tendre caresse pour signer la fin d'un manuscrit qui, suite aux longues complaintes d'un écrivain courbé par le temps, finirait brûlé. Cruelle passion que la haine. Bien plus désireuse que l'oubli.
Sa phrase en suspens fut retoqué avec une minute câline qui soutira à Lorcan un bref sourire. Assis près du Lac, il songea à la réponse de Victoire.
Un oui, sans peur, mais amer. Puis son propre retranchement lorsqu'elle l'avait questionné. Que dire? Oui? Non? Mentir, et rester puissant, ou bien avouer et se découvrir faible? Comment retourner son visage vers l'animal traqué? Lorcan ne savait plus... du tout.
Ses mains arachnéennes se posèrent près des semelles plates de Victoire. Sur l'eau. Dans un frisson presque imperceptible, faisant se naitre, puis mourir, des ondes clapotes Maitriser les éléments. Cela avait été son rêve, il y avait de là quelques années. Recréer une Pierre, qui lui offrirait tout pouvoir.
Mais finalement, les rêves se brisaient, lorsque l'ambition étaient trop grande. Les rêves amassés par une imagination avide de pouvoir s'écroulaient fatalement sous les pieds de leur maître, pour qu'en sa chute, il se brise. A mort.
Sa chute, à lui, avait été longue, puis d'une effrayante rapidité. Le temps avait perdu de sa finalité et il avait oublié le décompte des années de son enfance, pour rentrer dans l'adolescence. Le corps, l'esprit... qu'est ce qui avait été le plus bouleversant, déjà, Lorcan?

La réponse de Victoire, face à sa tirade étrangère, le fit relever son visage, et rire. D'un rire jeune et sauvage, qui étira sa farouche mine de lutin en un sourire ravi.


« Mon accent! C'était terrible, tu veux dire! »

Joie. Ephémère, mais vraie, qu'il voulut partager. Joie qui lui fit plier le ventre, et tousser, autant par douleur que noyé dans ses éclats de ravissements. Contraste de gamin. Petit dragon. Cracheur de feu mais représenté par l'eau.

Cette pensée... l'immobilisa. Doucement. Comme un venin de scorpion, qui douloureuse, se fait d'abord comprendre mentalement. Puis physiquement. Les membres qui lentement cessent de bouger, pour devenir tout à fait immobile. Le buste qui se relève, et la bouche qui se referme, redevient froide. Tout comme les yeux. Et cette voix qui t'appelle, Lorcan.

Les prunelles bleues se posèrent sur le visage. Défaite. Défaite du coeur, il n'avait sût se protéger de lui même. Terrible mysanthropie, le transformant. Il devrait finalement ouvrir ses ailes. Pour s'envoler. Et chuter, au loin.
Ses pensées, sa vie, toute sa vie, son existence était poésie. On ne lisait pas en entier les lignes de sa vie. C'était tellement barbant de comprendre la différence. Difficile d'accepter la douceur du mal, sans tomber dans la moquerie persiffleuse. Inéluctable d'être lassé de lui.


« Victoire. En ce moment même... je me demandais si tu étais capable de plonger dans l'eau... de ne plus réspirer. De tout oublier. De perdre tes réflexes de survie pour t'abandonner au baiser de l'adrénaline. Sans aucune peur. Pour ne plus penser. Pour ne plus voir ces reflets qui jonchent les murs... parce que... tu sais que j'ai peur des monstres? »

Son visage se releva, et le manque de concentration immergea ses mains blanches, dans le fond noir et glacé. Il les ôta, et des milliards de gouttes retombèrent, en suspension, à l'eau. Ses lunettes de soleil cachait son regard. Pas son sourire.

« Je vois des visages, des yeux, des bouches qui se dessinent, tout le temps, autour de moi. Partout. Comme des graffitis. Sur le sol, sur l'herbe, sur les murs, au plafond... il n'y a que les gens qui ne sont pas recouverts. Moi, je le suis, par contre. Ce sont comme des dessins d'enfants, inachevés, qui naissent partout, pour ne jamais s'effacer. »

Tendrement avoué, le secret de sa vie explosait hors de son coeur pour se réveler à une personne en qui il avait confiance. Lys ne savait pas. Luna non plus. Lorcan pencha son visage. Resta une seconde immobile, puis déplia ses jambes, et se leva. Se tourna vers Victoire et lui sourit.

«Sur ma peau... partout où je vais, il y a ces monstres. Ils ne sont pas vivants. Ce sont des dessins. Et c'est en cela que j'en ai peur. On peut tuer le vivant. Mais c'est dans ma tête... et je n'y arrive pas. »

Sa main, délicatement, se posa sur la joue de Victoire. Sa main gribouillée, hurlante d'oeil, de visages ricanant, de bouche souriantes, d'oreilles... Lorcan entrouvrit ses lèvres, puis laissa son sourire fendre son visage.

« C'est fou. Non? »
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MessageSujet: Re: "Ich muss"... [PV Victoire]   Lun 25 Avr - 15:39


    La jeune fille regardait la surface liquide et argentée qui s’agitaient autour de ses chevilles. L’eau glaciale lui mordait la peau dans son étreinte mortelle et si douce. Victoire tourna légèrement la tête et observa Lorcan. Ou plutôt, les mains de Lorcan, posées à côté de ses pieds, sur la surface du lac. Elle ne voulait pas rester là. Elle voulait aller dans l’eau. Sous l’eau. Fermer les yeux et se laisser aller.

    Mon accent! C'était terrible, tu veux dire!

    Moi, j’aime bien… Les anglais qui parlent français, je trouve ça sexy. Mais bon, mon avis, hein.

    Victoire. En ce moment même... je me demandais si tu étais capable de plonger dans l'eau... de ne plus respirer. De tout oublier. De perdre tes réflexes de survie pour t'abandonner au baiser de l'adrénaline. Sans aucune peur. Pour ne plus penser. Pour ne plus voir ces reflets qui jonchent les murs... parce que... tu sais que j'ai peur des monstres?

    La jeune fille ne répondit rien, ne tourna même pas la tête. Était-elle capable de plonger dans l’eau pour toujours ? De tout oublier ? De rester dans les profondeurs calmes et pleines de vie que formait le lac qui s’étendait devant elle ? Elle qui aimait l’eau, serait-elle capable de se noyer ? De fermer les yeux et de laisser son corps dériver dans le liquide argenté ? Elle avait déjà essayé mais toujours, son instinct de survie prenait le dessus et elle remontait à la surface. L’eau, liquide mortellement dangereux et pourtant magnifique.

    Je vois des visages, des yeux, des bouches qui se dessinent, tout le temps, autour de moi. Partout. Comme des graffitis. Sur le sol, sur l'herbe, sur les murs, au plafond... il n'y a que les gens qui ne sont pas recouverts. Moi, je le suis, par contre. Ce sont comme des dessins d'enfants, inachevés, qui naissent partout, pour ne jamais s'effacer.

    Cette fois, Victoire tourna légèrement la tête et regarda les avant-bras de son ami. Il y avait effectivement des visages, dessinés sur sa peau. A la plume, au stylo, au crayon. Partout, sur la peau blanche, s’étalaient des dessins, des gribouillages, des yeux et des visages. Une vision d’horreur qui, au milieu de la nuit, vous réveillait et vous faisait sursauter si vous n’y êtes pas habitué. Dessins d’enfants qui quittèrent son champ de vision lorsque Lorcan se leva et lui sourit de toute sa dominance.

    Sur ma peau... partout où je vais, il y a ces monstres. Ils ne sont pas vivants. Ce sont des dessins. Et c'est en cela que j'en ai peur. On peut tuer le vivant. Mais c'est dans ma tête... et je n'y arrive pas.

    Sa main se posa sur la joue de la jeune fille. Fille qui ne put s’empêcher de jeter un coup d’œil rapide aux gribouillages. Pourtant, la douceur de la paume sur sa joue fit remonter des souvenirs dans la tête de la Gryffondor. Souvenirs avec Lorcan. Mais ce n’était pas Lorcan. Lysander… La jeune fille secoua la tête, repoussant aux tréfonds de son esprit les moments passés avec le jumeau du jeune homme devant elle. Elle eut le temps de voir un sourire étirer ses lèvres et ne put s’empêcher de sourire à son tour.

    C'est fou. Non?

    Victoire ouvrit enfin la bouche et répondit à toutes les questions d’un seul coup.

    Oui, c’est fou. Mais en même temps, c’est un peu normal. Depuis que je te… je vous connais, vous m’avez toujours paru un peu fou. Alors, ça ne devrait même plus te déranger, si ?

    Et pour ce qui est de ma capacité à sauter dans l’eau, maintenant, et de ne pas remonter à la surface… Je pense que je pourrais le faire. Si seulement mon instinct de survie ne prenait pas le dessus. C’est ça qui me fait remonter, à chaque fois.

    A chaque fois, je pense à ma famille. A mes amis… Et à Lysander. Je me pose des questions, sous l’eau. C’est le seul endroit qui fait que je peux réfléchir correctement, tu sais ?

    Quand je pense à Lys, je ne peux m’empêcher de me demander pourquoi ça s’est terminé comme ça. Je sais que c’était bizarre, comme relation. Mais, c’était drôle, aussi. Je n’avais jamais connu ça, tu sais ?

    D’ailleurs, je ne sais même pas pourquoi je t’en parle… Oublie tout, d’accord ?


    La jeune fille se leva et, d’un seul coup, se lança dans l’eau glacée du petit lac. La morsure du liquide sur sa peau fut délicieusement reposante. C’était la deuxième fois, aujourd’hui. En moins d’une heure, même. Et elle ne regrettait toujours pas ce qu’elle essayait de faire. Pourtant, des bras puissants s’enroulèrent autour de son corps et la firent remonter à la surface. Elle était au milieu du lac, avec Lorcan. Un sourire éclata sur ses lèvres et elle passa une main dans ses cheveux pour les mettre hors de son champ de vision. Être dans le lac avec quelqu’un d’autre, c’était la première fois. Victoire fut prise d’un fou rire et l’écho lui renvoya le son cristallin.


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MessageSujet: Re: "Ich muss"... [PV Victoire]   Mar 26 Avr - 9:37

Oui, c’est fou. Mais en même temps, c’est un peu normal. Depuis que je te… je vous connais, vous m’avez toujours paru un peu fou. Alors, ça ne devrait même plus te déranger, si ?

*Si*

Et pour ce qui est de ma capacité à sauter dans l’eau, maintenant, et de ne pas remonter à la surface… Je pense que je pourrais le faire. Si seulement mon instinct de survie ne prenait pas le dessus. C’est ça qui me fait remonter, à chaque fois. 

* ... Je vois*

A chaque fois, je pense à ma famille. A mes amis… Et à Lysander. Je me pose des questions, sous l’eau. C’est le seul endroit qui fait que je peux réfléchir correctement, tu sais ? 

*Lysander? ...non, je ne savais pas. Je ne sais pas des tas de choses sur toi*

Quand je pense à Lys, je ne peux m’empêcher de me demander pourquoi ça s’est terminé comme ça. Je sais que c’était bizarre, comme relation. Mais, c’était drôle, aussi. Je n’avais jamais connu ça, tu sais ?

*Je ne peux pas te répondre. Je ne sais pas non plus. Ou plutôt je sais. Mais j'veux pas le dire. Pas à toi*

D’ailleurs, je ne sais même pas pourquoi je t’en parle… Oublie tout, d’accord ?

*Mm?*

Elle se leva, et plongea. Lorcan tourna la tête. Lentement. En silence. Pendant une seconde. Ne pas bouger. La laisser voir. La laisser mourir. Lui laisser ce plaisir. Puis la réactivité. Non pas celle humaine qui va te pousser à sauver celui qui est en danger. Non. Celle égoiste d'un garçon trop seul, en fait. Et qui en a marre qu'on le laisse tomber. Mais qui décide finalement de s'ouvrir à la douleur de Victoire. Vic.
Quand l'eau s'ouvre sous ton corps, ça te fait mal. Alors tu protège ton visage et tu plonge. Tu t'enfonces pour te mêler à ces profondeurs sans couleurs. Je crois que finalement, j'ai compris pourquoi j'étais à Gryffondor. Peut être que ce n'est pas du courage, en fait. Juste la recherche du feu, car tu es Lion.
Les mains de Lorcan se refermèrent sur els bras. Prise glissantes. Un contact quelque part. Un monstre, dans l'eau? Les yeux fermés, le vert, le noir. Attraper sa poitrine, y serrer les bras, laisser ensuite la propulsion t'emmener vers le haut. Les yeux clos, l'eau féminine, abject pour les hommes, qui s'engouffre dans tes oreilles, dans ta bouche, dans ton nez. Pour les psychanalystes, l'élément aqueux est féminin. C'est d'ailleurs une des principales utilisation lors des suicides féminins. Elles se jetent dans l'eau. Victoire... pourquoi t'ophélise tu? Oui, terme amusant. Comme le prénom. Le syndrome d'Ophélie. Rires. Il ne faut pas que tu cesses de vivre. Il ne faut pas que tu t'enfonce. Sinon ton corps va disparaître au fond de l'eau, dans la avse et la boue. Je peux te raconter des choses horribles. Ta tête qui va se gonfler, tes cheveux qui vont, comme des algues profondes danser sparodiquement au fond d'une eau noire. Et ta nuque qui va se détacher, au fil des jours. Pour que comme un ballon à la dérive, ton visage soit transporté, loin d'ici. Ne meurs pas, Vic. Ce n'était pas une épreuve. Je ne veux pas que tu meurs. Lysander... c'était vraiment ma faute?
Crever la surface, c'est un véritable soulagement. Cracher l'eau, la vomir, la faire sortir de ton corps... tu t'en fous la manière, du moment qu'elle parte.
Lentement, frigorifié, Lorcan lâcha Victoire. La dernière était parfaitement à son aise. Lorcan pas. Il ignora le rire sublime de la jeune femme, et avisant un arbre mort, flottant sur l'eau, s'y accrocha. Il n'était pas à l'aise dans l'eau, sans support. Lorsque ses doigts s'agrippèrent, comme des griffes sur l'écorce, il se tourna vers Victoire. Son coeur lui fit mal à sa vue. Sur terre, elle était angélique, dans l'eau, c'était une nymphe. Ces déesses vertes qui noyaient. Il retint un sourire douloureux.


Si Lys était là, il t'aurait dit que tu étais belle, Vic.

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MessageSujet: Re: "Ich muss"... [PV Victoire]   Mar 26 Avr - 15:02


    La jeune fille se sentit porter. Ses flancs fendaient les flots comme une proue de navire. Le liquide qui se sépare sur le passage d’un corps plus résistant que le sien. Le liquide si précieux qui se laisse faire mais qui attend patiemment le temps de la vengeance. Ce lac prendrait la vie de quelqu’un, à coup sûr. Il ne pouvait pas en être autrement. La logique de la vie ne serait pas respectée si ça n’arrivait pas. Victoire divaguait totalement dans les bras de Lorcan et son rire fou mais sincère ne semblait pas l’avoir fait réagir. Lysander a peur du feu, Lorcan du noir. A aucun moment un des jumeaux n’avait parlé de l’eau.

    La rouge et or sentit une légère secousse et la danse avec l’eau s’arrêta. Pas totalement. Elle sentait le liquide s’enrouler autour d’elle, s’amuser avec ses cheveux et ses jambes, refroidir son corps et ralentir les battements de son cœur. Elle était bien, là, dans l’eau. L’eau qui, selon certaines personnes très fermées d’esprit et misogynes, en plus de ça, était l’élément féminin. Vic posa sa tête contre le torse de Lorcan et admira le ciel étoilé. Elle entendit vaguement sa voix et tendit l’oreille pour être sûre de tout comprendre.

    Si Lys était là, il t'aurait dit que tu étais belle, Vic.

    Si Lys était là, je lui aurais rendu la pareille…

    La voix de la jeune fille était très faible mais le message à faire passer était clair. Elle avait juré de se venger. Peut-être que le moment était venu. Son état physique et mental étaient tellement dégradés qu’elle ne se rendrait même pas compte de la portée de ses actes. Elle pourrait plaider la folie, si jamais. Et s’il s’en sortait, elle ne savait pas encore ce qu’elle ferait. Un sourire étira ses lèvres pendant très peu de temps avant qu’elle se rende compte de ce qu’elle pensait faire.

    Victoire se défit de l’étreinte de Lorcan et nagea jusqu’au milieu du lac. L’endroit le plus froid, l’endroit où l’eau vous gelait vraiment les os. L’endroit où le nombre de créature magiques présentes dans ses profondeurs se multiplie par quatre. L’endroit préféré de Victoire. C’est là qu’elle sentait son corps entièrement. C’est là qu’elle se sentait vivante. Et c’est là qu’elle réfléchissait le mieux. C’est donc là qu’elle revenait en arrière, à chaque fois.

    Avec un sourire triste, la jeune fille se dirigea vers la rive en faisant des amples brasses. Elle se hissa sur la terre et se laissa tomber sur le dos. Ses mains jouèrent avec les brins d’herbe avant que Lorcan entre dans son champ de vision. Là, la jeune fille cessa tout mouvement et observa les alentours. Elle se demandait ce qui allait se passer, maintenant.
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MessageSujet: Re: "Ich muss"... [PV Victoire]   Mar 26 Avr - 16:04

Si Lys était là, il t'aurait dit que tu étais belle, Vic.

Si Lys était là, je lui aurais rendu la pareille…

Lorcan ne répondit pas. Son bras était passé derrière l'écorce de l'arbre mort, et comme un étau métallique, s'y était accroché, sans aucune faiblesse. La nymphe s'était rapproché, l'avait enserré. Lorcan releva doucement le menton quand Victoire déposa son crâne blond contre son torse. Ses paupières se plissèrent. Sans support, dans l'eau, contre Victoire. Aucun gêne de situation. Seulement le malaise. Premièrement, dans l'eau froide. Secondement, elle avait son coeur à porté de doigt. Ses ongles griffèrent l'écorce, qui par petit morceaux tombèrent dans l'eau, presque silencieux entre eux. Lorcan cilla, et doucement, remonta une mèche translucide qui collait à la joue de Victoire. Ses doigts glissèrent contre la peau livide, il admira son travail lentement s'effectuant. La mèche glissa, fantômatique sous ses reflets aqueux. Il la glissa derrière l'oreille de la jeune femme. Puis ôta son bras et Victoire sans un mot, s'éloigna. Lorcan resta trois secondes à l'arbre flottant. Puis, lentement, il s'en détacha, et s'immerga. L'eau remonta jusqu'à ses yeux, et il rejoignit lentement la rive. Ses mouvements calmes et réguliers, pendant les brèves secondes où il fut dans l'eau, lui semblèrent tapageurs, brusques. Dans l'eau, il était une proie. Une proie à ce qui arrivait par en dessous. Ne pas. Céder. A la panique.

Sa veste était trempée. Il se releva lentement, regagnant la terre ferme à pas de loup. Ses doigts coururent dans sa poche, d'où il extirpa les lunettes en une parabole de goutelettes d'eau. Victoire était allongé sur le sol. Pourquoi n'aimait il pas se souvenir de l'instant où il avait joué avec sa mèche. Il s'agenouilla près d'elle. Parce que c'était à Lysander. Pourquoi avait il aussi peur, tout le temps? Ses doigts blancs se posèrent sur le sol détrempé, à quelques centimètres du visage de Victoire qui épiait les alentours, sans le regarder. Il retint toutes les pulsions. Ses yeux se plissèrent, en colère.


Tu ne devrais pas rester seule.

Il retint un sourire moqueur.


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MessageSujet: Re: "Ich muss"... [PV Victoire]   Mer 27 Avr - 17:37


    Au-dessus d’elle, Victoire pouvait voir un visage. Un visage qu’elle connaissait très bien. Mais ce n’était pas le même. Pareil, différent. Identique, caractéristique. Le jour et la nuit. La lune et le soleil. L’eau et le feu. Lorcan et Lysander. Des jumeaux, tout simplement. Si on en connait un, on ne connait pas l’autre. C’est logique et physiquement impossible. Des contradictions qui avaient attiré Victoire, au début. D’abord amie avec Lorcan. Puis petite amie de Lysander. Et ça lui plaisait. Mais les événements s’enchaînent très rapidement, au moment où on s’y attend le moins.

    Le visage en-dessus d’elle, donc, était celui de Lorcan. Elle sentait une tension émanée de son ami mais ne savait pas comment l’interpréter. En même temps, il était penché au-dessus d’elle, il n’y aurait pas dû avoir de doute. Mais Lorcan était gay, attiré par les garçons pour être politiquement correct et pour ne pas coller d’étiquette. C’est pour cette raison que la jeune fille ne pensa pas un seul instant à l’embrasser. Il recula et le visage encadré de cheveux blonds disparu. Elle s’assit, secouant ses cheveux en faisant valser des petites gouttelettes brillantes.

    Tu ne devrais pas rester seule

    Et pourquoi pas ? En plus, je pourrais te dire la même chose… Tout ce que tu m’as dit avant, ce n’était pas pour rien.

    Un craquement retentit dans le dos des deux Gryffondors et Victoire sauta sur ses pieds, la baguette mystérieusement apparue dans sa main. Elle scruta un instant les recoins sombres de la forêt, guettant le moindre bruit. Un autre craquement se fit entendre, plus proche, suivit d’un gloussement. Apparemment, un couple pensait pouvoir venir tranquillement s’envoyer en l’air au milieu de la forêt. Un sourire passa très rapidement sur le visage de Victoire et elle baissa sa baguette.

    Quand le couple sortit d’entre les arbres, le visage de la jeune fille pâlit dangereusement. Elle ne connaissait pas la fille, elle ne devait pas être très importante et influente dans l’école. Par contre, elle connaissait parfaitement le garçon. Quand on parle du loup, au milieu d’une forêt, il faut s’attendre à le voir débarquer. Lysander Scamander se dressait de toute sa hauteur et jeta un regard malin à son frère.

    Alors, frangin ? On change de bord ?

    Victoire grinça des dents et elle vit Lorcan sursauter à ses côtés. Apparemment, elle avait fait plus de bruits qu’elle ne pensait. Lysander lui jeta un regard rapide, n’essaya même pas de faire un pas vers elle. La rage qui brûlait dans les yeux de Victoire devait se voir à des kilomètres car même Lorcan avait sorti sa baguette. La tension était palpable et la fille que Lysander avait amenée avec lui avait reculé de quelques pas. Elle semblait prête à retourner en arrière immédiatement. Elle devait connaître Victoire car elle n’essaya même pas de parler.

    Lysander, quel plaisir de te voir… Ça manque un peu de lumière, vous ne trouvez pas ?

    La voix de la jeune fille était glacée et il était impossible de trouver le moindre sentiment dans ses mots. D’un geste sec du poignet, elle alluma un feu juste derrière Lysander, lui bloquant le chemin du Château. La fille, par contre, était derrière la barrière brûlante et n’avait pas d’autre choix que de retourner dans son dortoir. Les flammes dansantes dessinaient un sourire sadique sur le visage de porcelaine de la Gryffondor. Lorcan était sur ses gardes et les traits de Lysander étaient figés de terreur.

    Alors, Lysander. Comment vas-tu depuis tout ce temps ?

    Le ton était ironique et hypocrite. Elle savait très bien qu’il était stressé de sentir la chaleur des flammes dans son dos. Elle savait que Lorcan était prêt à agir. Elle savait qu’elle risquait d’aller trop loin mais n’en avait que faire. Elle avait fini à l’infirmerie et avait été dans l’incapacité de bouger pendant des semaines. Pendant des mois, elle avait dû retourner chaque jour dans cet endroit où la naphtaline régnait et elle n’avait pas eu le choix. Tout ça, c’était de la faute de Lysander. La vengeance est un plat qui se mange froid et Victoire l’avait bien compris.

    En plus de ça, elle n’avait pas pu agir avant car l’amour rend aveugle, c’est bien connu. Elle, la vélane aux centaines de victimes, elle était tombée amoureuse de ce charmeur fourbe qu’était l’ainé Scamander. Et elle l’avait amèrement regretté, le soir de la salle de bain. Les yeux de Victoire étaient glacés, comme sa voix. Ils ne présentaient aucun sentiment, comme sa voix. L’heure de la vengeance avait sonné.

    La jeune fille avança de quelques pas, réduisant considérablement l’espace entre elle et son ex. Elle était littéralement nez à nez avec lui et ne semblait pas gênée le moins du monde par cette proximité. Le sourire qui avait disparu de ses lèvres réapparu subitement et elle vit dans les yeux de Lysander son reflet. Elle faisait peur à voir. Les cheveux trempés, volant dans le vent, les yeux froids comme la glace et le sourire sadique. Elle était prête, enfin.
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MessageSujet: Re: "Ich muss"... [PV Victoire]   Mer 27 Avr - 19:01

« Et pourquoi pas? En plus, je pourrais te dire la même chose... tout ce que tu m'as dit avant, ce n'était pas pour rien. »

Lorcan sourit tendrement. La forêt se renfermerait sur ses mots. Personne d'autre qu'eux d'eux ne devaient savoir ce qu'ils avaient appris l'un de l'autre. Son esprit s'éleva, comme une araignée, veillant à ce que sa toile ne se rompit pas.
Lorcan frémit. Il y eut un accrochage. Un papillon peu commun s'était entaché l'aile entre ses fils. Un papillon qu'il ne connaissait que trop bien. Comme pour répondre à la montée de son angoisse, des branches craquèrent sous la main d'un des nouvel arrivant. Main trop sûre d'elle, comme toujours. La baguette noire de Lorcan fusa hors de sa poche. Il en ressortit les doigts, serrés sur la cépée fendue, et leva lentement son poignet. Ses genoux se déplièrent aussi d'eux même, lentement. Il avait reconnu son frère avant même, que comme un animal sauvage, ce dernier ne sorte de l'ombre.
Les deux yeux bleus se cherchèrent. Se trouvèrent. Se heurtèrent. Lorcan ne souriait plus, Lys arborait une tendre mimique hilare. La fille, trop inconnue, n'avait pas chercher à demander plus d'explication; la colère de Victoire était palpable. Lysander releva lentement son menton, souriant.


« Alors frangin? On change de bord? »

Premièrement, Lysander Scamander, ne jamais, jamais, JAMAIS m'appeller « frangin ». Lorcan eut un sursaut de colère. Victoire grinça des dents. Les prunelles bleues du benjamin se posèrent rapidement sur le visage de la Vélane, de la même manière que l'ainé. Il aurait presque pût sourire. Ils auraient presque pus. Aura vibrante. Même ce sortilège qu'elle avait un jour appliqué à ses prunelles pour qu'ils deviennent sombre quand la colère rongeait son ventre. Lorcan s'écarta d'une demi-pas chassé. Nonobstant, sa baguette n'avait pas bouger d'un seul milimètre, pointée sur la gorge de Lys. Il suffisait d'une torsion du bassin pour viser Victoire. La fille était brune. Avait peur. Lorcan avait soudé le visage de son frère, qui lui fixait Victoire. Il n'avait pas sorti sa baguette. Lysander n'avait pas sorti sa baguette. Un exploit. Véritable exploit songea amèrement le jeune Lion.
Victoire murmura des mots sur lequel Lorcan concentra toute son attention. Ses yeux se plissèrent. Lumière. Lysander. Ses canines enfoncèrent la chaire charnue de ses lèvres. Il y eut une simple petite combustion. Et puis une véritable barrière de feu explosa entre la brune et Lysander. Ce dernier tourna brièvement son visage vers les flammes, et se mordit à son tour les lèvres. A s'en faire mal, pensa Lorcan. Lysander détourna lentement son regard bleu des flammes jaunes; ces dernières sculptaient son corps artistiquement, exagérant aussi l'étrange mélange de la peur et de la fureur sur son visage. Lorcan sourit. C'était limite jouissif de le voir comme ça.


« Alors Lysander, comment vas tu depuis tout ce temps? »

Lysander ferma ses poings. Lorcan pencha la tête, l'étudiant. Il portait une veste de cuir, et s'était refait couper les cheveux. Contre leurs avis. Connard. Victoire avança. La main de Lysander glissa en douceur jusqu'à sa ceinture, ses doigts se déposant près de ses hanches. Lorcan pouvait dès maintenant enclencher le compte à rebours. Lysander posa une seconde ses yeux sur lui, puis scruta le visage d'ivoire de la blonde. Terrible tigresse furieuse face au serpent calme, mais menacé par le feu. Lorcan déglutit discrètement. Ses cheveux trempés collaient à sa mâchoire. La réflexion de Lys avait fait mal. Changer de bord. N'importe quoi. Lysander était plus grand que Vic. Lorcan aussi. Sauf qu'avec ce dernier, ça ne se remarquait pas trop, le jeune Scamander se tenait parfois vouté sur lui même, alors que Lys était toujours très droit. Le Serpentard profita inconsciemment de cet avantage. Les yeux bleus se plongèrent dans ceux de Victoire, calculateurs.

« Et ça t'arrange, en grande fille courageuse que tu es, d'user des phobies? C'est censé être digne d'un Gryffondor, ce genre de comportement, Victoire? »

[1 page, sorry]
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MessageSujet: Re: "Ich muss"... [PV Victoire]   Jeu 28 Avr - 18:35


    La jeune fille put facilement voir qu’elle avait réussi à mettre Lysander hors de lui. Il essayait de sauver les apparences en ne montrant rien mais ses poings crispés et sa baguette près de ses doigts étaient des indicateurs précis et qui ne laissaient pas de place au doute. Il était prêt à se défendre et il n’hésiterait pas le moins du monde s’il devait tuer Victoire. Elle était proche de lui et la différence de taille était visible. Elle devait lever la tête pour le voir comme il faut. Mais son regard hautain comblait toutes les différences du monde. Ce regard voulait dire [i[Tu as beau être plus grand que moi, tu es celui qui m’a blessé, trahis et humilié. Tu vas payer[/i]. Tout ça dans un regard, oui.

    Et ça t'arrange, en grande fille courageuse que tu es, d'user des phobies? C'est censé être digne d'un Gryffondor, ce genre de comportement, Victoire?

    Oui, ça m’arrange, Lysander. Et depuis quand je suis courageuse ? Depuis que tu m’as éventrée ? Depuis qu’on a rompu pour des raisons tout à fait compréhensibles mais enfantines ? Depuis que je ne me comporte plus comme une pétasse de seize ans en couchant avec tout ce qui bouge ? Oh mais attend, c’est toi, ça ! Ce genre de comportement, tu vois, j’essaie de les faire disparaitre. Mais quand je suis en face de ta face de fouine, j’ai juste envie d’utiliser ce que je sais pour t’exploser et te rendre ce que tu m’as fait. Si ce n’est pas assez clair, je te le redis autrement.

    Je suis peut-être chez les Gryffondors mais certaines fois, je pense que Serpentard m’aurait très bien convenu.


    D’un mouvement rapide, la jeune fille fit se rapprocher encore plus les flammes. Elles n’étaient qu’à quelques centimètres de Lysander et celui-ci pâlit encore plus. Autant sous les insultes à peine dissimulées que sous la chaleur accablante des danseuses envoutantes qu’étaient les flammes mortelles. Le sourire sadique qui avait disparu pendant la tirade revint à sa place et Victoire regarda avec plaisir son ex-petit-ami commencer à paniquer. Lorcan avait été blessé par la phrase de son frère, c’est pour cela qu’il n’était pas intervenu plus tôt. Mais le temps passait vite et il allait bientôt reprendre ses esprits.

    Après tout, ils étaient jumeaux. Lorcan ne pouvait pas rester tranquillement à regarder son frère se faire ridiculiser par une fille. Plus âgée, oui. Plus mature, peut-être. Plus suicidaire, certainement. Elle n’hésiterait pas le moins du monde à blesser grièvement Lysander, si l’occasion se présentait. La jeune fille avait toujours sa baguette dans la main et elle s’amusa à la faire tourner entre ses doigts en plantant son regard dans celui de Lysander. Pour plus de sécurité, elle fit quelques pas en arrière et se positionna aux côtés de Lorcan. Des jumeaux qui se battent, ça s’était déjà vu. Mais la rouge et or ne voulait pas spécialement qu’ils se mettent en conflit juste à cause de ça.

    Elle pensa à quelques exemples lui vinrent en tête. Remus et Romulus. Atrée et Thyeste. Acrisios et Proteos. Venant pour la plupart de la mythologie gréco-romaine, ils s’étaient tous entretués. Soit après leur naissance, soit dans le ventre de leur mère, déjà. Par des stratagèmes absolument dégoutants et tordus, comme dans le cas d’Atrée et Thyeste. Mais elle ne voyait pas les jumeaux Scamander se battre. Surtout à cause de futilité comme ça. Alors, à quoi jouait-elle ? Elle voulait juste se venger. Elle avait souffert, Lysander devait souffrir.

    Alors, Lysander. Tu n’as pas répondu à ma question. Comment vas-tu, depuis tout ce temps ?

    Le sourire sadique semblait avoir définitivement pris sa place sur les lèvres de l’ancienne douce et calme Victoire Weasley. Elle n’avait pas l’air calme. La rage brûlait dans ses yeux et on pouvait presque voir les rouages de son plan se mettre en marche. Elle n’avait pas l’air douce, avec sa baguette à la main. Elle avait l’air de… d’Angela. Une fille qu’elle avait rencontrée par hasard dans la salle sur demande. Une fille qui avait une mauvaise réputation. Et Victoire semblait vouloir prendre son caractère et sa fougue pour se venger.

    Elle avait entendu beaucoup d’histoire sur une bataille dans les couloirs. Enfin, certains disaient que ça s’étaient passé dans les couloirs, d’autre que c’étaient dans une salle de cours abandonnée. Dans tous les cas, les rumeurs parlaient de blessés. Et Victoire n’avait pas été étonnée le moins du monde quand elle avait su que, toujours selon les rumeurs, deux des combattants étaient Lysander et Angela. Ses deux-là étaient comme chien et chat. Et Victoire, légèrement suicidaire et autodestructrice, voulait ressembler à Angela. Du moins, pour le temps qu’allait durer sa vengeance.

    D’accord, elle n’était pas aussi sadique qu’Angela mais elle n’hésiterait pas un instant à le devenir, si cela se révélait nécessaire. Elles étaient toute deux de sang pur. Elles étaient toute deux en sixième année, du moins, c’est ce que croyait Victoire. Elles étaient toute deux joueuses. Alors pourquoi l’une était chez les sadiques invétérés tandis que l’autre était chez les soi-disant courageux ? Elles se ressemblaient. Mais leur éducation était différente. C’était peut-être ça qui avait joué un rôle. Cela n’empêche que Victoire devenait de plus en plus sadique, en forçant Lysander à se rapprocher d’eux en avançant les flammes.

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MessageSujet: Re: "Ich muss"... [PV Victoire]   Jeu 28 Avr - 19:14

Oui, ça m’arrange, Lysander. Et depuis quand je suis courageuse ? Depuis que tu m’as éventrée ? Depuis qu’on a rompu pour des raisons tout à fait compréhensibles mais enfantines ? Depuis que je ne me comporte plus comme une pétasse de seize ans en couchant avec tout ce qui bouge ? Oh mais attend, c’est toi, ça ! Ce genre de comportement, tu vois, j’essaie de les faire disparaitre. Mais quand je suis en face de ta face de fouine, j’ai juste envie d’utiliser ce que je sais pour t’exploser et te rendre ce que tu m’as fait. Si ce n’est pas assez clair, je te le redis autrement. 

Je suis peut-être chez les Gryffondors mais certaines fois, je pense que Serpentard m’aurait très bien convenu.


Outch...
Lorcan se mordit la joue. Il savait parfaitement que Victoire jouait sa vie. Et ce n'était pas des mots en l'air. La colère de Lysander était comme des tentacules qui venaient heurter son aura. Qui... cherchait son soutien? Lorcan poussa un feulement discret, qui informa aussitôt Lysander de son placement manichéen. L'ainé eut un mouvement dédaigneux de mâchoire, ses yeux ne quittant pas le visage d'une Victoire trop proche de lui. Lorcan savait que son frère se maitrisait incroyablement. Avec une autre, il aurait foutu la fille à terre. Pourquoi pas Victoire. Ce n'était pas l'envie qui lui manquait, cela se voyait à son regard. Lorcan recula doucement vers l'eau. Victoire était une sale peste monstrueuse. Le jeune blond était effaré. L'aura, sous ses yeux, se métamorphosait. Autosuggestion, limite placebo. Quelle était cette impression? Il connaissait, il la connaissait que trop bien cette vibration imitée. Les yeux bleus des jumeaux se plissèrent dans le même accès de colère. Lysander avait compris. Pourquoi pas Lorcan? Lysander releva ses yeux sur la jeune fille qui reculait. L'aura prenait forme. Méchant... tsss

Lysander restait furieusement calme. Il avança de trois pas lents, le cou tordu sur son visage pétrifié par un sourire moqueur. Même dans ce genre de situation, il souriait de ce sourire vicieux, sourire en coin, ravageur.


« Alors Lysander, tu n'as pas répondu à ma question? Comment vas tu depuis tout ce temps? »

Lysander s'immobilisa. Le feu gagnait lentement du terrain sur la distance qu'il cherchait à creuser par de lentes foulées paisibles. Ses yeux vrillèrent jusqu'à Lorcan, puis se reportèrent tranquillement sur Victoire. Ses lèvres frémirent de ravissement.

« Tellement bien. »

Tellement bien. Il nageait dans un océan de bonheur. Il avait révélé à Rolf, Rolf le père strict mais aimant, tellement secret sauf pour lui, tellement contrasté. Tellement Scamander, tellement dragon. Oui, il avait révélé à ce père le petit secret de Lorcan, celui qui comme qui dirait, avait fait tout explosé. Il avait murmuré au creux de l'oreille du dragon la curieuse déviance sexuelle de Lorcan. Puis, avait malencontreusement parlé du tatouage sur le ventre, dessiné par Xénophilius lui-même. Oh, et puis bien sûr, il n'avait pas hésité à susurrer quelques indices sur uen éventualité de passage devant une commission d'examen. Et il s'était reculé dans l'ombre quand Rolf s'était levé. Il avait sourit quand Lorcan l'avait fusillé du regard.
Oh oui, il nageait en plein bonheur.

Lorcan ricana. Lysander plongea ses yeux sur les siens. Encore le heurt. Brutal cette fois-ci. Lorcan étira ses lèvres en un petit bruit menaçant, comme un miaulement de chat en colère. Lysander haussa un sourcil, brièvement, onctueusement. Un prénom jaillit. Angela.
Lorcan explosa de rage. Sa baguette vrilla sur Victoire, et un Draconnattrap fusa à son extrémité. Lysander en profita aussitôt. Il avait fait exprès. Espèce de sale petit... connard de...


« cobra? »

Le murmure mental jaillit sur Lorcan qui eut le temps de voir son sortilège rater victoire à quelques cheveux. Victoire avait imité Angela? Mais quelle folle! C'était du grand n'importe quoi! Sur cette pensée, Lorcan fut ejecté. Le mawashi-gaeri de Lysander l'envoya valser dans l'eau. Il y eut un énorme plouf et le blond disparut dans les profondeurs sombres de l'élément aqueux. Lysander reposa sa jambe sur le sol, et se tourna lentement vers Victoire. Il avait enlevé sa veste. Débardeur noir, pantalon camouflage typiquement moldu, et un sourire tendre sur les lèvres. Il avait un avantage à Lorcan. Lui avait fait des arts martiaux. Avec son père. Contre son père. Et hérité du corps de sa mère. Vitesse et précision. Lorcan venait de se faire briser au moins une côte. Le visage du blond était fendu par l'hilarité sadique de la situation. Ses yeux plissés étaient soudés à Victoire.

« Alors, baby, tu veux jouer avec le feu? »

Ses pas lents l'éloignèrent du Lac, se dirigeant vers la jeune fille blonde.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: "Ich muss"... [PV Victoire]   Jeu 28 Avr - 21:28


    Les pas du garçon s’arrêtèrent. La jeune fille ne se séparait pas de son sourire et elle savait parfaitement qu’elle jouait avec sa vie. Et celle de Lorcan, accessoirement. Mais elle ne voulait pas arrêter. Elle avait droit à une vengeance. Elle regardait son œuvre gagner du terrain derrière Lysander et, très discrètement, lui donna l’ordre de ne plus bouger. Elle était assez proche de son élément et n’avait pas besoin de voir Lysander se rapprocher encore.

    Tellement bien

    Le rire cristallin de Victoire éclata et résonna sur le lac. Ce n’était pas drôle mais cette information lui donnait encore plus envie de se venger. Lorcan ricana et Lysander tourna son regard vers son jumeau. La rouge et or se tourna très légèrement vers son camarade de maison et dirigea sa baguette vers le vert et argent. Elle ne voulait pas que Lorcan soit blessé. D’un seul coup, sans que Victoire n’ait vu quoi que ce soit, Lorcan explosa de rage. Il pointa sa baguette sur Victoire et lança un Draconnattrap. Heureusement que la souplesse de la jeune fille n’est plus à prouver. Celle-ci se pencha en arrière jusqu’à toucher le sol de ses mains et elle vit passer le sort juste en-dessus de son buste.

    La jeune fille se releva très rapidement et cingla l’air du bout de sa baguette. C’était inutile car elle eut le temps de voir Lysander envoyer valser son frère dans l’eau. Elle soupira et leva les yeux au ciel. Lysander voulait faire du un contre un. Pas d’intervenant. Même son frère était hors-jeu. Victoire leva sa baguette et se prépara à se battre. Lysander se tourna lentement vers Victoire. Il avait enlevé sa veste. Débardeur noir, pantalon camouflage typiquement moldu, et un sourire tendre sur les lèvres. La jeune fille leva une fois de plus les yeux au ciel et enclencha son charme vélanien. Il y avait toujours une chance que ça fonctionne, après tout.

    Alors, baby, tu veux jouer avec le feu?

    Non, Lysander. Je joue avec ma vie, tu le sais aussi bien que moi. Alors, que veux-tu faire de moi ?

    Elle regarda Lysander s’approcher d’elle, sans bouger d’un seul pouce. Elle savait ce qui l’attendait. Elle savait aussi qu’elle était déjà allée trop loin. Alors, de toute façon, elle n’avait plus rien à perdre. A part sa vie, bien entendu. Elle s’approcha de Lysander, déposa un baiser sur sa joue et lui lança le premier sortilège. Un Sectumsempra bien placé qui lui lacéra la joue.
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MessageSujet: Re: "Ich muss"... [PV Victoire]   Jeu 28 Avr - 23:48

Draconnattrap. Pendant une seconde mes yeux revirent à merveille ce sort dévellopé une dizaine d'année plus tôt, par un professeur de Magicozoologie, Peter Craft. Il avait à lui seul ainsi pût maitriser un Boutefeu Chinois femelle, désormais célèbre sous le nom de Cherry. Ce sortilège s'effectuait de manière imprononcée, afin que seul les Magicozoologues connaissent la formule usée pour faire apparaître ce filet doré, et absolument aléatoire. Plus l'utilisateur était puissant, ou plus ses sentiments étaient puissants, plus le sortilège s'en retrouvait intense. Pendant une seconde, j'imaginais Victoire, emprisonné sous le filet magique. Une tigresse totalement domptée, soumise. Totalement vaincue.
Lysander l'avait appris de la bouche de Rolf. Et Lysander l'avait répété à Lorcan. C'était comme la vieille formule moldue; de bouche de druide à oreille de druide. Les deux garçons avaient ce même rêve: maitriser les dragons, soigner les chimères. Magicozoologue. Bien plus qu'un simple vétérinaire. La possibilité de côtoyer des êtres hors du commun. La possibilité d'affronter un dragon en furie, d'admirer le vol d'un hippogriffe, ou bien de contempler les éclats miroitants des prunelles d'un phénix. Pour cela, il fallait savoir maitriser l'animal.
Le baiser de Victoire, sur sa joue, fut bref. Il en resta immobile. Presque aussitôt, le sectumsempra déchira les muscles faciaux de la partie droite de son visage.
« Réagir. En une seconde. C'est le maximum imposé, Lysander. »
Ses doigts se refermèrent sur le poignet de Victoire, et son corps se mouva d'une manière intemporelle.
Pas comme une danseuse.
Comme un serpent.
Le bras droit -dont elle se servait pour la magie- de la demie-Vélane se retrouva plié, jusqu'à l'extrême, dans son propre dos. De la main droite, il broyait les ligaments, trois vitaux, et de la gauche, il maintenait le menton et la mâchoire, violent, entre ses doigts raidis. Victoire était plaquée contre son buste, et s'il le voulait, il aurait presque pu poser son menton sur le crâne blond. Ses doigts gauches, lentement, lâchèrent le visage, pour remonter jusqu'au front. Autour d'eux, la poussière soulevée par le déplacement de Lysander était comme en suspension. L'annulaire de Lysander descendit lentement le long du front, glissa entre les arcades sourcilières, suivit l'arête du nez, épousa le profil de la gouttière nasale. Se stoppa une demie-seconde au dessus des lèvres, puis les effleura, avec légèreté et délicatesse. Ses doigts se retirèrent du visage blanc. Lysander resta une seconde pensif. Sous la poigne de fer de sa main droite, les ligaments devaient s'être croisés. Elle ne manifestait qu'une légère douleur... quelle jolie comédienne. Pourtant, une autre fille aurait hurlée. Hurler jusqu'à s'en déchirer la gorge, jusqu'à se crever les tympans. Pas elle. Souffrait-elle moins? Si c'était le cas, elle n'avait pas à se plaindre. Lui n'était pas un hybride. Il était humain. Il avait mal. Mais il refusait de le montrer. Il refusait, comme elle, d'exposer la douleur. D'ailleurs, sincèrement, souffrait-il? De quoi? Ce n'était qu'une fille, comme toutes celles qu'il avait jetés, au fil des ans. Alors pourquoi se morfondre sur un joli minois, qui... selon toutes vraisemblances, plaisait bien au pseudo pédé? Les prunelles de Lysander plongèrent vers le Lac. Lorcan ne réapparaissait pas. Tant mieux. Il n'en avait que faire de son frère. Ils se l'étaient jurés. C'était le plus fort qui gagnerait. Pas les deux à la fois. Il y aurait un gagnant et un perdant. Et Lysander était tout sauf un loser. On pouvait lui cracher au visage, lui ficher le titre de la pire des pourritures, il s'en foutait. Du moment qu'il voit, dans les yeux de Lorcan, sa propre victoire.
Sa propre victoire.
… haha.
Il baissa très légèrement son visage. Le sang coulait de sa joue. A droite, le feu s'était comme ralenti. N'avait certes pas cessé sa course, mais avait ralenti le rythme. Calculant brièvement en fonction de la distance qui le séparait de l'instant où il avait attaqué Lorcan, Lysander nota que le feu avançait désormais à trois centimètre pour deux minutes. O.K.

« On va jouer à un petit jeu, toi et moi, Vic. »
Il rapprocha son visage des cheveux de Victoire, ces derniers se teintèrent de son sang . Sa langue pointa d'entre son sourire moqueur, et il lécha l'écoulement trop près de sa commissure. Le goût âcre et amer lui fit plisser les yeux. Stade deux, comme aurait dit Rolf en allant chercher la muselière. Lysander retint un rire.
« Je ne... supportes pas le feu. Mais par contre, contrairement à Lorcan... l'eau est une précieuse alliée. Pour toi aussi. »
Sa voix ronronnait à l'oreille d'une Victoire qu'il maintenait toujours en faisant peu à peu crisser l'articulation de l'épaule. Il était joyeux, aujourd'hui. Il se sentait parfaitement d'humeur à essayer d'arracher un bras humain. Fou? Non. En colère.
« Comment vas tu Lysander? - Tellement bien. »
Avait elle crut à ce mensonge? Lorcan non, il en avait même rit, se moquant ouvertement de lui. D'abord, qu'est ce qu'ils faisaient tous les deux ensemble, ces deux là? « Tu change de bord? » Oh non, il n'avait pas vraiment cru cela... Lorcan était bien trop entreprenant pour bifurquer ainsi. De plus, c'était à cause de cela que Rolf avait monté la machination ayant conduit Xénophilius à la prison. Lorcan n'aurait jamais plié l'échine devant Rolf, certainement pas en revendiquant « un retour à la normale ».
Alors qu'est ce qu'ils faisaient là, tous les deux, au bord du Lac des amoureux, comme l'avaient appelés les générations précédentes. Lysander retint un ricanement sinistre en comprenant qu'il était jaloux. Et encore plus en se demandant pourquoi? Si Lorcan voulait trainer avec Victoire, il s'en foutait, non?
Non, peut être pas qu'il s'en foutait, finalement. Il s'était toujours forgé l'image du petit con machiste et sadique. Mais il était aussi tenace que... (raaaaah, il détestait les comparaisons, ces derniers temps) que Lorcan. Aussi sensible. Mais lui s'était créé sa carapace noire. Méchanceté, sadisme, perversité. Plus aucun jeu à la vie. Plus joueur. Profiteur et masochiste. Aussi, combien de fois avait il eu l'envie de jeter son encrier dans la nuque de ce sale petit blond quand le prof remettait sa copie à Lorcan, en disant que le travail était honorable. Différend de tout ce qu'il avait pût voir avant. Et ouais. Lorcan ne bossait pas. Mais ils avait faire naitre des sentiments sous sa plume. Que lui, n'arrivait qu'a percevoir, comme tous les autres. Il n'arrivait pas à rentrer dans ce cercle intime de son jumeau. Il n'arrivait plus à comprendre qui était le grand-frère du benjamin. Qui étaient-ils?


« Oublies. Je ne veux plus jouer avec toi. »

Lysander recula, lâcha Victoire. Il en avait marre. Marre de ce putain de collège à la con où il devrait se battre. Marre de son putain de langage vulgaire. Marre des putains de beaux yeux de Victoire.

« Si tu pouvais me tuer, là maintenant, pendant que Lorcan ne regarde pas, ce serait bien. »

Il ne riait même pas. Etait-il sérieux? Peut être que oui, peut être que non. L'idée du suicide, une seconde, fût séduisante. Il n'avait pas fini son combat contre Victoire. Il ne faisait que commencer, même. Mais il avait réussi à se calmer, uen seconde. Si elle l'attaquait, il pouvait ne pas se défendre. Et ce serait bien. Mais les secondes courraient, et il pouvait très bien esquiver. Et comme une réaction en chaine,cette fois-ci, il attaquerait.
Charme de Vélane. Rires. Il était un serpent. Il broyait ses proies. Lorcan les étudiaient. Peut être que ça marcherait sur Lorcan. Oh, bien sûr, pas de manière sensuelle. Mais Lorcan se perdrait à admirer ne serait-ce que la couleur de la peau, les pores dilatées, le mouvement de telle mèche de cheveux, ou bien l'esquisse des lèvres. Oui, Lorcan regardait en tout petit. Alors que lui regardait le tout. Et que finalement, ça ne lui faisait plus rien. Pourquoi? Par omission, certainement. Il n'avait plus le droit de ressentir quoi que ce soit pour Victoire.
Ses doigts se portèrent à sa joue. Il soupira et étudia sa paume tâchée de pourpre. Qu'attendait elle pour attaquer. C'était pile ou face. Il attaquait, ou non.
Lysander releva ses yeux bleus sur elle. La fixa. Impassible. Et Lorcan lui bondit dessus.


$$$

Lorcan voulut hurler quand le pied de Lysander s'enfonça dans son flanc. Défonçage. Lys venait de lui défoncer la rangée droite des côtes. Pendant un instant, pourtant, ce fut merveilleux. Lorcan ouvrit de grand yeux et voulut s'exclamer un admiratif : « Ooooh, je vole! »
Puis, l'eau explosa sous son corps, et tout devint chaud. Lorcan cilla; et tout devint froid. Comme un missile, son corps chuta à toute vitesse dans l'eau. Ce n'était pas possible! Dans les films, les héros tombaient toujours lentement!? Lorcan, les yeux grands ouverts, regarda sans comprendre la tâche blanche de la surface disparaître à une vitesse hallucinante.
Puis la douleur. Et l'eau.
Du sang explosa hors de sa bouche, et ses bras, mou, sans force, vinrent se plaquer contre son ventre. Ca faisait mal. Un hurlement de peur jaillit entre ses lèvres, pour se transformer en uen grosse bulle. Tiens, il voyait bien sous l'eau. Marrant. Ou pas.
Une tête apparut. Et là, ce fut la fin.
Terrifié, Lorcan continuait à chuetr sous l'eau. Et une tête monstrueuse, ricanante, s'approchait de lui, suivant le mouvement de sa déchéance. L'eau avait totalement pénétré ses poumons, c'était impossible! LA souffrance était horrible. Comme si sa tête était une éponge qui avait aspiré trop d'eau, et qu'il fallait maintenant essorer. Mais personne ne viendrait l'essorer, sa tête. Juste cette créature, qui peu à peu, devenait floue. Et ce grand sourire marin, qui serait certainement sa dernière vision.

« Oh! Lorcan! Oho! Debout! »
Hein?
« Réveille toi, idiot! Il caille ici! »
Lorcan tourna la tête. Ici? Où ça? Il était où, déjà? Nulle part.
« Idiot! Je suis là! Baisse les yeux! »
Lorcan s'effectua, et sourit, soudain.
« Ah, Daïmon! Tu es là? Commo esta é la casa? on phonétique de ce qu'a un jour entendu Lorcan sur une vieille pub française pour un engin appellé Free, avec un bonhomme nommé Rudolph, qui est devenu ainsi l'idole du jeune garçon de cinq ans. « Ich bin ton père! » »
« Moi bien; mais toi, je crois que tu meurs? Je me trompe? »
Petit lui lança un sourire rayonnant, que Lorcan imita. Petit, Daïmon, Dra, D, Cheshire... son dédoublement interne portait tous les noms possibles et inimaginables. Lorcan plia doucement ses genoux. Bizarre de ressentir son corps ainsi.
« Tu crois? »
« Oui. Tu devrais te dépêcher ou bien ton cerveau va se retrouver totalement inoxygéné. »
« C'est vrai. Tu te rends compte que c'est Lys qui a fait ça? »
« Il l'a déjà fait, souviens toi. A la plage. Il t'a enfoncé sous l'eau. »
« Mmm, ouais. »

Lorcan baissa les yeux. Petit glissa sa main dans ses cheveux blonds. Ses grands yeux bleus étaient étrangement humides. Comme une photo mal prise.
« Pour les monstres, ça va? »
« Il y en a plein, dans le lac. Il y en a un qui est en ce moment au dessus de moi. J'ai... peur de remonter. On dirait un strangulot, mais en énorme, et en noir. »
« Lorki, tu t'en fous. Rolf t'as appris que toutes les créatures étaient des monstres. Il faut juste savoir dominer l'animal. »
« Tu crois que Lys va faire du mal à Victoire? »
« S'il l'aime, je sais pas. Si non, oui. »
« Sinon non. Sinononononon! Haha! »
« Lorcan. Tu lui en veux? »

Lorcan plissa ses yeux. Il remarqua que ses cheveux avaient un peu foncés. Dra était tout blond, lui. Lumineux. Une vraie petite luciole. Alors il se releva, et posa sa main sur le petit crâne immatériel.
« Tu ne peux pas savoir à quel point. »
La réponse sembla soulager l'enfant qui fendit son visage d'un gigantesque sourire. Pointu.
« Alors tu vas lui faire mal? »
« Je dois gagner. Comment et pourquoi, je ne sais pas. Mais tant que Vic n'a pas choisi, il est un adversaire. »
« Choisi quoi? »
« Si elle l'aime. Parce que je ne peux pas la blesser elle. »

« Haaaa, okééééé. Bon, je te relâche. Tu es prêt? Dis bonjour à Vic de ma part. »

Lorcan déglutit. Le monstre noir serait certainement là. Petit pencha la tête, sérieux.
« Pince lui le nez. S'il est a branchies, il ne pourra plus respirer. Et pour Lys... »
Les yeux de Petit devinrent totalement rouge. Lorcan lécha ses lèvres, distrait.
« Ouais. »
Blanc. Blanc. Blanc. Euh, gris? Marron? Nan, pas marron. Ah si, marron. Tiens des yeux. Tiens le monstre.
« AAABLUUUUUUUUUB! »
Lorcan ferma les yeux. La vision de Petit avec un mégaphone lui vint aussitôt.
« Bouche lui le nez, abrutiiii »
(Petit, c'est pas de ton âge, les mots comme ça)
La main de Lorcan se plaqua contre le visage spongieux de la créature. Son corps chutait toujours. Combien de temps avait durée la conversation avec Daïmon? Lorcan l'ignora, mais toute son attitude s'en retrouva changée. Il agrippa le corps de la créature, une espèce de boule gluante, avec des tentacules semblable à une anémone au niveau de l'échine. Les ongles de Lorcan s'allongèrent, presque imperceptiblement, et perforèrent la peau graisseuse. Sa main droite se plaqua contre le visage et il écrasa les narines fendues de l'être. De proie, il avait retrouvé son statut de chat sauvage. Même sous l'eau. L'être sembla crier, mais malgré quelques attaques à coup de dent (pointues, acérées, cauchemardesque) et une jolie réplique d'un Lorcan qui montra lui aussi des dents peu engageante, la créature s'échappa, pour disparaître au fond. Le corps de Lorcan tombait doucement à la verticale maintenant.
Son visage se leva. Il ne voyait plus de lumière. Il était en suspension, quelque part, dans l'eau. Sans air. Ah tiens, il faisait de l'apnée, maintenant? Génial. Absolument génial. Merci Petit. Son visage se tourna légèrement. Quelque part, le fait d'avoir touché la créature le remplissait d'une fierté incroyable. Il avait combattu un monstre! C'était trop classe!
Son pied heurta le sol. Reflexion.
Puis action. Violente poussée de ses genoux vers le haut. Nager, jusqu'à revoir la lumière blanche au dessus. Puis, losqu'elle revient, doucement, pour s'élargir au dessus de toi, sortir sa beaguette. Lancer ce fameux sort que tu es incapable de ressortir en classe, mais qui te sauve la vie. Comme uen fusée, jaillir de l'eau.
Bon, ce ne fut pas très héroïque. Replié sur lui même comme un crabe épouvanté, Lorcan eut à peine le temps de ciller, qu'il retombait du ciel, pile sur Lys.

« AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAATT...!!! »
Trop tard. Bam sur Lys.
...
Sonné, Lorcan resta allongé sur le sol, hésitant entre réfléchir, rire, ou bien succomber à la douleur. Parce que finalement, sous l'eau, c'était très bien. Pas de mouvement brusques. Là, il avait été scié en deux. Sa colonne devait être totalement démise. Ah, ouiiiii, peut être même qu'il avait ses jambes là bas, plus loin, et qu'il était coupé en deux.
Lorcan resta silencieux, les yeux grand ouverts sur le ciel, puis lentement, sentit sa poitrine s'agiter. Il ouvrit la bouche, pour respirer, mais ce ne fut pas l'air qui y entra. Du moins pas tout à fait. Un énorme fou rire le fit frissoner des pieds à la tête, tandis qu'il s'étranglait (pardon, mais il a quand même de l'eau dans les poumons, de l'air, et un stupide hoquet qui agite son diaphragme, et ce à un tempo désorganisé à son rire, ce qui, vous comprendrez, peut provoquer une légère asphyxie).
Lysander, lui, s'était relevé, et titubait, la main sur la tête. Woooups, ça tourne. L'ainé Scamander réussit (exploit) a atterir à genoux près de Lorcan, qui avait toujours les yeux grands ouverts et fixait le ciel en riant comme un timbré.

« Tu... tu... »
Lorcan n'en pouvait plus. Il leva ses bras et les laissa retomber sur son visage, absolument hilare. Lysander se plia en deux. Ils étaient morts de rire, tous seuls dans leurs petits délires, (limite morts, d'ailleurs). Lysander était à genoux, bidonné, et cherchait à se relever. Il releva lentement son buste, et croisa le regard de Lorcan, ce dernier les yeux exorbités, avait un grand sourire.
« Pffffrrrr... »
Ils explosèrent mais totalement, stupidement, et ridiculement de rire. C'était pathétique, mais alors mais pathétique. Lysander se tenait le ventre, tombé sur les flancs, au sol, les larmes aux yeux, tandis que Lorcan, les bras en croix, comme un tyran de dessin animé, admirait le ciel en riant à n'en plus s'arrêter.
Et Vic? Baaaah, Vic, elle fait ce qu'elle peut face à deux timbrés blonds.

« Woooooloooooooaaaaa, les zolis zétoiles, t'as vu, Lys, y'a plein d'étoiles? »
« Ah wouaiiiiiiiiiiis!!! »
« J'aime les zétoiles. »
« Owiiiii, moi aussiiiiii »
… Bon, elle a du boulot, notre chère Vic.
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Victoire Weasley
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MessageSujet: Re: "Ich muss"... [PV Victoire]   Mar 7 Juin - 14:39


    Lorsque le sort lacera la joue de Lysander, Victoire savait parfaitement que la réplique allait être violente et sanglante. Son ex n’avait jamais fait dans la dentelle. Et elle ne se trompait pas. Les doigts fins de Lysander se refermèrent sur le poignet de Victoire et, d’une torsion violente, retourna le bras droit dans le dos de la vélane. Toute son épaule tirait et la douleur était intense mais elle ne voulait rien montrer. Elle retint de justesse une larme de douleur mais ne laissa aucun son sortir de sa bouche. Avec son autre main, il tenait sa mâchoire avec une poigne de fer. Victoire ne pouvait tout simplement pas bouger.

    La Gryffondor était plaquée contre le torse de Lysander et, même si elle avait voulu l’empêcher de caresser son visage, elle n’aurait pas pu. L'annulaire de Lysander descendit lentement le long du front, glissa entre les arcades sourcilières, suivit l'arête du nez, épousa le profil de la gouttière nasale. Se stoppa une demi-seconde au-dessus des lèvres, puis les effleura, avec légèreté et délicatesse. Enfin, les doigts du serpent quittèrent le visage de la jeune fille.

    On va jouer à un petit jeu, toi et moi, Vic. Je ne... supporte pas le feu. Mais par contre, contrairement à Lorcan... l'eau est une précieuse alliée. Pour toi aussi.

    Et si je n’ai pas envie de jouer maintenant, hein ?

    Un grand silence. Puis, Lysander desserra son étreinte avant de complètement la lâcher. Victoire se retourna et fixa son regard sur son ex.

    Oublies. Je ne veux plus jouer avec toi. Si tu pouvais me tuer, là maintenant, pendant que Lorcan ne regarde pas, ce serait bien.

    D’un coup, un cri. Victoire se retourna rapidement, juste à temps pour voir Lorcan fuser sur son frère. Il avait l’air de voler. Les deux frères avaient l’air totalement sonnés, allongés sur le sol. La Gryffondor ne fit même pas un mouvement. Ils savaient très bien se gueuler dessus, elle les laissait donc faire.

    Tu... tu...

    Lysander éclata de rire, un rire presque hystérique. Lorcan leva les bras pour les laisser retomber sur son visage et Victoire ne savait plus quoi faire. Appeler les infirmiers de Ste-Mangouste, peut-être ? C’était sûrement la seule solution pour que ces deux fous psychopathes arrêtent de faire des conneries.

    Woooooloooooooaaaaa, les zolis zétoiles, t'as vu, Lys, y'a plein d'étoiles?

    Ah wouaiiiiiiiiiiis!!!

    J'aime les zétoiles.

    Owiiiii, moi aussiiiiii

    Victoire regarda les jumeaux, exaspérée, et rangea sa baguette dans la poche arrière de son jean. Elle massa légèrement son épaule meurtrie et marcha vers les garçons. Alors qu’eux étaient au sol, la jeune fille était bien campée sur ses jambes et les dominait largement. Ses yeux bleus lancèrent des éclairs et elle hésita à parler car sa voix tremblait de fureur.

    Vous êtes… des… grands malades… Je prendrais ma revanche un autre jour, Lysander. Lorcan.

    Victoire imita une révérence et, avec un regard glacial, tourna le dos aux jumeaux. Elle reprit la direction du château, monta légèrement les escaliers et donna le mot de passe à la Grosse Dame. Celle-ci se plaignit de l’heure tardive à laquelle la jeune fille rentrait mais elle se rendormit quasi-immédiatement. Elle ne se rappellerait probablement pas que Victoire était rentrée aussi tard le lendemain matin. La jeune fille s’allongea dans son lit sans prendre la peine de se dévêtir et ferma les yeux en songeant qu’elle devrait aller chez l’infirmière le lendemain. Ou pas.
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"Ich muss"... [PV Victoire]

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