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 Jalousie quand tu nous tiens (PV: Marshall F. H

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Esmeralda A. James
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MessageSujet: Jalousie quand tu nous tiens (PV: Marshall F. H   Dim 27 Fév - 15:23

Jalousie quand tu nous tiens

Esmeralda A. James & Marshall F. Harwicks


    C’est fou la façon dont des choses totalement insignifiantes deviennent subitement extrêmement intéressantes lorsqu’on s’ennuie. Ce trou dans ma table par exemple. Combien de génération avaient du voir le même trou que je voyais à cet instant ? Des tas à mon avis. La sonnerie retentit dans la salle, ce qui me fit sursauter. La contemplation de ce superbe trou dans la table en bois était fini pour aujourd’hui. Tout comme le cours d’Histoire de la magie. Je rassembla mes affaires avant de quitter la salle de cours. J’eus l’impression de respirer à nouveau lorsque je fus dans le couloir. Cette journée m’avait épuisée les neurones. Quelques amies me proposèrent d’aller à la bibliothèque afin de réviser pour le contrôle de Sortilèges de demain. Proposition que je déclinai. Plus question pour moi d’ouvrir un livre de cours aujourd’hui. Je jeta un coup d’œil dehors il faisait plutôt beau et il n’était pas trop pour une petite ballade au bord du lac.

    Je me mis donc à marcher en direction du lac. En chemin je croisa un groupe de Gryffondor qui firent des réflexions à propos de mes « jolies jambes». Je leur répondis pas un simple sourire charmeur. Si ces réflexions auraient sans doute mis mal à l’aise pas mal de filles ce n’était pas mon cas. Je continuai ma route lorsque je passa devant deux Serpentards en pleine discussion.

    « Harwicks »

    Ce nom attira mon attention. Pourquoi est-ce que deux Verts parlaient il de Marshall. Je fis mine de faire tomber mon sac afin d’entendre un peu plus de leur conversation.

    « Ouais. Bizarre. Il a rejoint les Dark Ravens… »

    Avais-je bien compris ?! Marshall, Mon Marshall aurait rejoint le clan des Dark Ravens ? Mais c’était impossible, pas Marshall. Il n’était pas partisan du mage noir, sa famille ne l’était pas, et il n’était pas du genre à être un mauvais sorcier. C’était une mauvaise blague. Je ramassa mon sac et repris ma marche. Oui, c’était une blague. Marshall n’aurait jamais rejoint les Corbeaux. Je le connaissais depuis des années, il était incapable de faire ça.

    J’arrivai au lac lorsque j’aperçus assis au bord du lac une touffe de cheveux châtains ébouriffés que j’aurai pu reconnaître entre mille. Il tombait bien d’ailleurs. Je m’approchai, le plus silencieusement possible et quand je fus assez proche, je me jeta sur mon meilleur ami.

    « Salut chaton ! »

    Je l’étreignis et déposa un baiser sur sa joue avant de m’asseoir à ses côtés. Je planta mon regard dans le sien et lui souris. Il n’y avait que Marshall pour me faire sourire autant. Quand j’étais avec lui, j’étais toujours heureuse.

    « Je pensais justement à toi. » Lui dis-je en rejetant mes cheveux en arrière.

    « Comme bien souvent. » Avais-je faillis rajouter, mais cela il n’était pas obligé de le savoir. Il était possible que je pensais de façon abusive à Marsh, mais après c’était mon meilleur ami… « Ou plus » Non. Il était juste mon ami, rien d’autre. Et puis il était amoureux de Taylor, et c’était très bien ainsi. Non. A vrai dire, je ne supportais pas ça et moi-même je ne comprenais pas pourquoi. J’aimais beaucoup Taylor, elle était mon amie. Mais j’avais tellement envie de l’étriper lorsque je la voyais discuter avec Marshall, et lui aussi d’ailleurs avec son regard d’amoureux transi. Moi ? Jalouse, bien sur que non voyons.
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Marshall F. Harwicks
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MessageSujet: Re: Jalousie quand tu nous tiens (PV: Marshall F. H   Mar 1 Mar - 5:55



    MAKE A WISH!

    Ma mère aimait beaucoup inventer des histoires un peu tiré par les cheveux avec une belle morale à la fin. J’imagine que c’était sa façon à elle de me faire comprendre certaines choses que j’avais du mal à assimiler. Puis à cet âge, tous les enfants aiment se faire raconter n’importe quoi. Des ogres affamés, des faunes badins, des gueux destiné à un avenir grandiose – tout y passait, même les pires clichés. Son histoire préférée, celle qu’elle ne cessait de me répéter, était sans aucun doute la moins farfelue – mais c’était justement ce qui la rendait tant intéressante. Et puis, dans notre univers, tout était si extravagant que la « normalité » devenait quelques chose de surprenant. Regardez c’est moldus par exemple! Cette anecdote avait le mérite d’être vrai, selon elle en tout cas. Je m’en rappel encore vaguement. Elle avait 8 ans lorsque cela c’était déroulé. Elle habitait un vieil appartement dans un quartier modeste. Elle racontait qu’elle passait beaucoup de temps chez sa voisine, une femme âgée qui la gardait lorsque ses parents devaient sortir pour X raisons. Cette dame avait confié à ma mère, qu’elle avait pouvoir de lire l’avenir. Certaine personne font du tricot, elle, elle préférait s’amuser à deviner se que les gens deviendraient plus tard. Chacun son truc…Elle avait invité ma mère à se prêter au jeu, lui spécifiant avant toute chose, qu’elle devait faire un vœu. Ce « jeu » dura pas plus de 15 minutes, mais il n’y a que la dernière phrase qui avait retenue l’attention de ma mère : « Ton souhait se réalisera à 11h11 demain ». Ce qu’elle désirait? Partir en voyage chez les fées. Oui, bon…elle avait 8 ans, pas besoin d’en faire un drame. Quoiqu’il en soit, c’est à 11h11 que son père lui annonça à elle et sa mère qu’ils partiraient une semaine dans une petite ville à l’ouest – une histoire de contrat qui n’est pas très importante. Je vous passe les détails; Car le clou de cette anecdote, c’est qu’ils furent hébergé au « Fairy falls ». Ce n’est qu’une coïncidence…Mais depuis ce temps et surtout, depuis que je suis tout jeune, ma mère ne cessait de me répéter de faire un souhait lorsque l’horloge indiquait une suite de chiffres identiques.

    Je ne m’étais pas présenté à mon dernier cours de la journée. Je vous entends déjà maugréer avec sarcasme « Aaah Marshall sèche encore les cours, quel étonnement! ». Hé bien non justement. Je ne vous cache pas que l’envie ne me manque jamais d’esquiver un cours, mais cette fois je n’y étais pour rien. Pour comprendre, retournons la veille des évènements. Je pestais comme à mon habitude sur la matière de l’étude des runes. Nous avions un examen de prévu le lendemain et mes « camarades » était resté plongé la soirée entière dans leurs bouquin alors que moi…non! Ma nonchalance et ma bêtise ne plaisait pas à tout le monde, si bien que mes paires s’étaient plutôt dirigées vers la bibliothèque ou directement dans les dortoirs. Ils n’avaient pas manqué de me faire comprendre que je dérangeais, mais ca je commençais à en avoir l’habitude. J’avais donc flâné en grand solitaire, dans la salle commune des Hufflepuff, m’ennuyant presqu’autant que si je m’étais mis au travail. C’est à 22h22 que j’avais pris la décision d’aller rejoindre mon lit, déçu d’une soirée aussi déprimante avec moi-même. « J’aimerais tant que ce foutu prof tombe malade et que cet examen tombe à l’eau! » avais-je pensé avant de me glisser dans mon lit. Le lendemain, tout c’était déroulé normalement. J’avais fournis un effort surhumain pour me sortir du lit ce matin et j’ai assisté à mes cours dans mon éternelle lassitude. Je ne m’étais pas endormi, je n’avais porté aucun commentaire dérangeant et j’avais même osé poser une question à l'un de mes professeur. C’était pour savoir si je pouvais aller à la toilette, mais toute bonne initiative doit commencer quelques part n’est-ce pas? Puis vint le cours des runes…Je ne sais pas spécialement ce qui s’est passé et les détails je m’en moque un peu. Ce que j’ai su néanmoins c’est que notre bon professeur avait eu un empêchement et que le cours était annulé. J’allais finir par y croire. J’avais donc eu mon après-midi de libre et je pouvais me moquer librement de ceux qui avaient gâché leur soirée à me snober avec leurs grands airs. Après quoi j’étais allé près du lac, pensif à cette histoire que me disait ma mère. Ce qu’elle me racontait également, était que jamais, Ô grand jamais il ne fallait souhaiter malheur à quelqu’un, au risque que cela ne se retourne contre nous. C’était son côté « moraliste » que je lui connaissais bien, car en ce moment je me sentais pleinement bien.

    « SALUT CHATON ! »

    Assis à même le sol, je venais d’être surpris par Esméralda. Cette fille je l’adorais, littéralement – difficile à croire quand je repense à tout ce que je lui ais fait subir par le passer. Comme quoi « qui châtie bien aime bien ». Pour être franc, c’est surtout qu’à l’époque j’avais du mal à savoir comment réagir avec elle et en bon gamin que j’étais mon moyen de contrer ce malaise était de lui faire la vie dure. C’était donc tout à fait légitime. Oh mais attendez! Comment vient-elle de m’appeler? Pfff, mais d’où lui venait cette fâcheuse manie de me donner d’affreux surnoms. Comme quoi, même la fille idéale possède quelques petites lacunes!

    « S’il te plait Esmé, m’appel pas comme ca. »

    J’avais l’air totalement embarrassé, comme si je craignais qu’on ne l’ait entendue. Puis j’eu droit à une accolade et un baisé sur la joue, j’étais un homme choyé. Beaucoup aurait vendu leur âme pour avoir le même traitement de faveur. Vous ne me croyez pas? Vous n’avez qu’à regarder ce garçon là bas qui feint de lire pour dévisager la déesse qui se trouve à mes côtés. Tout ca n’était que des gestes amicaux, sans arrière pensés. Alors qu’elle prenait place à mes côtés, je lui souris en toute simplicité. J’appréciais sa compagnie plus que toute autre, je pouvais êtres moi-même sans me faire démonter par des remarques acides. La seule autre personne avec qui je me sentais aussi bien, était Taylor, mais cela n’avait rien à voir. Avec elle j’avais toujours des vertiges, j’avais peur de gaffer et qu’elle m’échappe à jamais; alors qu’avec Esméralda c’était tout le contraire. Je savais que même en agissant en abrutis elle ne me laisserait pas tomber.

    « Tu trouve encore le temps de penser à moi? Avec toutes ces fêtes et ces mecs qui te tournent autour, tu m’étonne que tu trouve encore du temps pour ca. Je me demande si je ne devrais pas plutôt m’inquiéter! »

    J’avais dit tout cela d’un ton espiègle, sans une once de sérieux. Après tout j’étais persuadé qu’elle en faisait tout autant. Je glissai mon regard azure dans le sien, constatant à quel point J’étais bien, détendu et heureux qu’elle soit là.
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Esmeralda A. James
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MessageSujet: Re: Jalousie quand tu nous tiens (PV: Marshall F. H   Mar 1 Mar - 21:07

    Il n’y avait que deux hommes dans ma vie. Non en réalité, il y en avait plus d’un, mais il y avait seulement deux hommes qui faisaient partis intégrante de ma vie. Damian Owen James et Marshall Frederich Harwicks. L’un était mon père, l’autre mon meilleur ami.
    J’avais rencontré la toute première fois Marshall lorsque j’avais 6 ans. Nos familles étant amies, il n’était pas rare pour les Harwicks de venir nous rendre visite et nous faisions de même. Il était évident que le fils Harwicks et la fille James se rencontrent. Non, nous ne sommes pas devenus amis dès notre première rencontre, loin de là. Mon enfance fut la seule période de ma vie où je n’aimais pas les garçons. Ils étaient brutaux, sales et méchants. Je ne les aimais pas, et lorsqu’on me présenta « Marshall, le fils d’Eliaz et Morgann, ton nouveau copain » il n’eut pas le droit à un traitement de faveur. Le pantalon abîmé et plein de terre, les cheveux ébouriffés, constamment entrain de courir à droite à gauche ou de m’embêter, Marshall n’avait aucune chance d’être mon ami. Il me disait toujours que j’étais nulle, et ennuyante. Je lui répondais qu’il était sale et méchant et que je ne voulais pas jouer avec lui. À cet époque je pensais que j’allai le détester toute ma vie. Comment aurais-je pu penser autrement ? Le petit Harwicks m’avaient fait toutes les misères du monde. Une fois il m’avait mis des asticots dans les cheveux, depuis j’en avais une peur bleue. Enfant, je détestais Marshall Harwicks et j’avais décidé de ne jamais être son amie. Quoi qu’il en soit, j’avais tord, les années passèrent, nous fîmes tout les deux notre rentrée à Poudlard et vu que nous nous connaissions déjà, on se mit à se voir, de temps en temps puis de plus en plus fréquemment, et avant même que on s’en rende compte nous étions devenus ce qu’on appelle des amis. Il y avait des fois, où j’avais l’impression qu’il me connaissait mieux que moi-même.

    « S’il te plait Esmé, m’appel pas comme ca. »

    Je ne pu m’empêcher de rire devant son embarras, il détestait son surnom que je lui avais attribué, c’est pour cette raison que je l’appelais toujours ainsi. Il aurait sûrement souhaité quelque chose de plus viril mais il fallait avouer que Marshall était mignon …comme un chaton.

    « Mais ce surnom te vas tellement bien ! »

    Il était si gêné que ça en était craquant ! Oulà ! Qu’est que je venais de penser. Je ne pouvais pas trouver Marshall craquant, il était comme un frère pour moi. Ça en devenait totalement bizarre.

    « Tu trouve encore le temps de penser à moi? Avec toutes ces fêtes et ces mecs qui te tournent autour, tu m’étonne que tu trouve encore du temps pour ca. Je me demande si je ne devrais pas plutôt m’inquiéter! »

    Encore une fois, je me mis à rire, mais au fond de moi je me demanda si il était sérieux… Peut-être que toutes mes soirées et mes histoires d’un soir l’embêtait. Il connaissait mes habitudes et cela ne l’avait jamais dérangé, ou du moins il ne me l’avait jamais dit.

    « Je pense toujours à toi Marsh. »

    Cette phrase m’avait échapper. Elle était un peu trop romantique pour être dit à un ami. Je passa une main dans mes cheveux, nerveusement, cherchant quelque chose à ajouter.

    « Tu es mon meilleur ami, et tu passes avant tous mes courtisans. »

    « Tu es mon meilleur ami, et tu passes avant tous mes courtisans. » Je n’aurais pas plus trouver niais. Intérieurement je me maudis. Il y avait vraiment des fois où je ferais mieux de me taire. Je savais que Marshall ne se doutait pas une seule seconde de ce qui se passait dans ma tête à cet instant précis. Comment pourrait-il s’en douter ? Moi, la fille volage qui n’arrive jamais à rester avec quelque un plus d’une nuit, je serai « amoureuse » ou du moins fortement attiré par Marshall, par mon meilleur ami. Je commençai à mieux comprendre l’expression « l’amour ne se commande pas ».
    Je baissa les yeux, troublée. J’espérai que Marsh ne remarque pas mon attitude pour le moins étrange. Voilà, il me mettait dans un tel état que j’avais failli oublié ce que je voulais lui demander. Je devais être sure, l’entendre de sa bouche même si je me doutais que ce n’était que des stupides rumeurs.

    « Au faite, tu ne devineras jamais ce que j’ai entendu, il parait que tu as rejoins les Dark Ravens. »

    J’ éclata de rire avant de reprendre.

    « Les Serpentards ne savent plus quoi inventer. »
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Marshall F. Harwicks
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MessageSujet: Re: Jalousie quand tu nous tiens (PV: Marshall F. H   Jeu 3 Mar - 13:36



    « Tu veux rire, ce surnom est stupide. »

    Je fis une moue qui allait de paire avec mon air renfrogné. C’était une image de moi digne de notre jeune époque. Je ne devais pas avoir tant changé, tout compte fait. Et elle non plus à bien y penser. Elle faisait sans doute exprès de m’appeler de la sorte, justement parce que je réagissais à tout coup. C’était plus fort que moi, même si je savais que d’y porter attention empirait les choses. L’orgueil passait avant la raison chez-moi, c’était comme ca. Réalisait-elle que j’avais 16 ans et que je n’étais plus un gamin? Me voyait-elle encore comme le garçon turbulent qui avait fait de sa jeunesse un enfer? Pas de veine, j’étais presqu’un homme et elle me considérait comme un pathétique chaton.

    « Je pense toujours à toi Marsh’ »

    Je fronçais les sourcils, perplexe. J’avais un air interrogateur estampé au visage, de quoi mettre mal à l’aise n’importe qui – mais surement pas Esmé. Sa réponse, je n’en fis pas beaucoup de cas, même si sur le coup, la tournure de sa phrase m’avait surpris. Surement faisait-elle de l’humour. Heureusement, elle venait appuyer sa réponse de quelques précisions. C’était gentil de sa part et j’avais été flatté d’une telle remarque. Évidemment je préférais ne pas aborder le sujet avec sentimentalité. Ce n’était pas moi d’agir comme ca. Je me contentai de rire et de poursuivre dans l’absurde.

    « J’ai crains le pire un moment. Ca faisait bien obsessif dans son genre, mais j’apprécie. Si, je te jure! Je suis le premier d’une trèèès longue liste. C’est trop d’honneur! »

    Je mentirais si je vous disais que jetais indifférent au mode de vie de ma chère Esméralda. C’était probablement mon côté protecteur, dont elle n’avait pas besoin, qui faisait surface. Ou jetais plus traditionnel que je ne voulais l’admettre. Esmé était une fille bien. Trop bien pour se livrer entièrement au premier venu. J était toujours aussi dégouté de la façon que certain la dévisageait ou des commentaires qui pouvaient circuler. Elle n’était pas qu’une jolie fille, mais les gens s’arrêtaient a ce détail. Les garçons la voulait dans leur lit et puis BASTA – Les filles jouaient les langues sales, probablement jalouse des émois qu’elle causait. Cela ne semblait pas l’affecter et elle profitait surement autant d’eux qu’ils ne le faisaient. Alors pourquoi m’inquiéter? Elle était assez grande pour savoir ce qu’elle faisait, elle n’avait pas besoin d’un second « père » pour lui faire la leçon. Surtout que j’aurais mal été placé pour camper ce rôle. Mais si cela venait a mal tourner, elle savait qu’elle pouvait compter sur moi et c’étais tout ce qui importait.

    « Au faite, tu ne devineras jamais ce que j’ai entendu, il parait que tu as rejoins les Dark Ravens. » - « Les Serpentards ne savent plus quoi inventer. »

    C’était une jolie gifle inattendue.
    Les rumeurs allaient trop vite à mon goût. Je n’avais pas prévu lui annoncer, sachant pertinemment la crise à laquelle j’allais avoir droit. Elle me détesterait, notre douce complicité prendrait fin brutalement et plus jamais elle n’allait oser lever les yeux sur moi. J’exagère peut-être un peu, mais une chose était certaine, je la décevrais. Sur le coup, pris au dépourvu, je ne trouvai pas meilleur solution que de lui mentir. Le temps que je puisse trouver les mots pour amoindrir les dégâts. Mais par principe, le mieux était qu’elle n’en sache rien. J’avais rit, brièvement, jouant le jeu comme je l’aurais fait normalement.

    « C’est ridicule, je n’ais pas une tête à jouer les méchants et encore moins celle de suivre les idées mégalomanes d’un sorcier. Ils auraient mieux fait de trouver quelqu’un de plus crédible pour alimenter leur rumeur. N’importe quoi… »

    Mon rôle était parfait, a un détail près. Le genre de détail que personne n’aurais remarqué. Personne sauf Esméralda. J’étais crédible, mais le débit de ma phrase était un peu plus rapide qu’a l’habitude. Comme si inconsciemment j’espérais me débarrasser au plus vite de ce sujet de conversation. C’était largement suffisant pour lui mettre la puce à l’oreille que quelques choses n’allaient pas. J’étais comment dire…incapable de lui mentir.
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MessageSujet: Re: Jalousie quand tu nous tiens (PV: Marshall F. H   Jeu 3 Mar - 17:41

    Le visage de mon ami se renfrogna.

    « Tu veux rire, ce surnom est stupide. »

    J’eus un petit rire. Il était vrai que j’avais tendance à l’appeler toujours par ce surnom. Même en public, surtout en public. Ce n’était pas intentionnel de ma part, c’était juste naturel, et j’oubliai souvent que nous n’étions pas seuls. Devant sa mine boudeuse, je me résignai à ne plus l’appeler chaton… du moins pas en public. Je devrais peut-être songer à lui trouver un surnom plus … viril.

    « J’ai crains le pire un moment. Ca faisait bien obsessif dans son genre, mais j’apprécie. Si, je te jure! Je suis le premier d’une trèèès longue liste. C’est trop d’honneur! »

    Je me contenta de sourire. Un sourire, hypocrite et nerveux. Je trouvais la situation tout à fait ridicule. Je me trouvais ridicule. J’étais aussi stressée qu’une fille qui se rend à son premier rendez-vous amoureux. Bizarrement, je n’avais jamais ressentit ce genre de sentiment. Les papillons dans le ventre, les mains moites, tout ce que l’on ressent lorsqu’on est avec une personne qui nous plait. Pourtant j’avais eu de nombreux rendez vous avec pas mal de personnes différentes. Jamais, je n’avais étais aussi nerveuse que je l’étais à présent. Il m’étais arrivée d’être excitée par un baiser langoureux, mais contrairement à cet instant précis, je savais toujours quoi dire, quoi faire. Il fallait que je me reprenne. Je n’avais pas être nerveuse avec Marshall, c’était la chose la plus idiote qui soit, on se connaissait depuis tellement longtemps. Même lors de notre première rencontre je n’avais pas était ainsi. Pourtant, lors des rencontres généralement on ne sait pas trop de quoi parler, quel sujets abordés. Bon, c’est sur qu’à l’âge de six ans on ne se pose pas tant de questions. La vie est si simple étant enfant. Parfois lorsque je regardais Marshall je trouvais qu’il n’avait pas tellement changé. Certes, il avait subit toutes les transformations de l’adolescence et de la puberté mais il avait toujours ce côté enfantin. Cela me plaisait. Probablement car j’étais moi aussi encore un peu immature. Joueuse, têtue, refusant perdre ou avoir tort, il m’arrivait encore de temps à autres de piquer des colères. Cela faisait bien longtemps que cela ne m’était pas arrivé. Je ne m’énervais pas souvent car je ne prenais pas grand-chose au sérieux, encore une preuve de mon immaturité.

    Je sortis de mes pensées, et reporta toute mon attention sur Marshall. J’attendais sa réponse, même si je savais que ces rumeurs étaient totalement fausses. Il se mit à rire. Intérieurement je fus soulagée. Si il en riait c’est que ce n’était pas vrai. Je le savais, j’avais raison. Il n’était pas possible, même pas envisageable que Marshall rejoigne ce clan.

    « C’est ridicule, je n’ais pas une tête à jouer les méchants et encore moins celle de suivre les idées mégalomanes d’un sorcier. Ils auraient mieux fait de trouver quelqu’un de plus crédible pour alimenter leur rumeur. N’importe quoi… »

    Tout le long de sa phrase je l’avais observé. Il semblait tout à fait décontracté… Non. Quand on connaît quelque depuis aussi longtemps que je connais Marshall il n’y a même pas besoin de mots pour comprendre, quand ça ne va pas, ou quand on vous ment. En cinquième année, après avoir rencontré Irina, ma mère biologique et que celle-ci m’est entraîné dans toutes ces soirées où l’alcool et la drogue coulaient à flot. Mes notes chutaient, je dormais mal et j’étais à l’âge de quinze ans à peine accro à la cocaïne, une drogue moldue. Mes amis pensaient que je changeai, pourtant mon attitude était totalement différente. Plus personne n’avait mon attention, je ne m’entendais plus avec mes parents, mes camarades et encore moins mes professeurs. Tout le monde avait remarqué, mais personne ne faisait rien. Quand on m’interrogeait j’étais froide, cassante, je ne voulais pas en parler, je disais que j’allais bien, alors que c’était tout le contraire. Le seul qui insisté continuellement, c’était Marshall. Il n’avait pas besoin que je lui dise que j’allais bien, il savait si j’allais bien ou pas. Et il savait très bien qu’à cet période de ma vie, malgré mes dires, je ne me portais pas bien. Il avait prévenue mes parents, leur faisant prendre conscience de la gravité de mon état. Je l’avais détesté sur le moment, mais à présent je me rends compte qu’il était le seul à s’être vraiment soucié de moi. Il avait compris que j’avais besoin d’aide sans que j’ai besoin de lui dire.
    Et je venais de comprendre qu’il me mentait. Il parlait vite, signe de son malaise. J’étais envahie par un sentiment étrange. J’avais l’impression qu’on venait de mettre un énorme coup de poing dans le ventre, me coupant la respiration.

    « Tu mens très mal, Marshall. »


    Je ne savais pas quel était le pire dans cette histoire. Qu’il me mente, où l’objet de son mensonge.
    Je plongeai mon regard dans le sien, le regardant fixement. J’allais voir si mon meilleur ami était capable de me mentir, les yeux dans les yeux.

    « Dis moi la vérité. Est-ce que tu fais parti des Dark Ravens ? »

    Je retins mon souffle en attendant sa réponse.
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MessageSujet: Re: Jalousie quand tu nous tiens (PV: Marshall F. H   Ven 4 Mar - 13:40




    « TU MENS TRÈS MAL, MARSHALL. »

    Un inconfort me traversa entièrement, à une vitesse insoupçonnée. Cette réponse d’Esmé me mis dans un tel état de honte, que j’avais du mal à la regarder dans les yeux. Impossible de soutenir son regard plus de deux secondes. J’avais l’impression d’être un enfant de 6 ans embarrassé d’avoir été pris la main dans le sac par ses parents. S’il y avait bien quelqu’un qui ne m’intimidait pas c’était Esmé, mais pourtant à cet instant précis, je craignais de lui faire face. Je regrettais déjà ma réponse. Pourquoi est-ce que j’avais osé lui mentir, c’était stupide. Je n’étais pas quelqu’un de réfléchit, ce qui me plaçait souvent dans des situations comme celle-ci, mais mentir à Esméralda était une gaffe monumental. Il était évident qu’elle verrait la supercherie, elle me connaissait trop bien. Peut-être qu’au fond j’espérais qu’elle le sache. Garder un tel secret était pénible, j’avais besoin de le confier à quelqu’un.

    « D’accord, ne cri pas et laisse moi m’expliquer. J’allais tout te dire, mais je ne prévoyais pas le faire maintenant. Je ne savais pas comment te l’annoncer. Je savais que tu allais mal le prendre. Je ne suis pas dans ce clan pour les raisons auxquelles tu crois. Je n’ais pas changé, je suis le même et je ne compte pas devenir autrement. Je sais que cette décision à l’air complètement folle, mais j’y ai réfléchi et plus d’une fois. C’est quelques choses à laquelle je pense depuis un moment même! Je fais parti des Dark Ravens. »

    Je marquai une pause, comme si j’avais moi-même du mal à me convaincre de se que je venais de dire. Cela sonnait étrange venant de moi, presque improbable. Une mauvaise blague qui pourtant s’avérait être vrai. J’avais rejoint les mauvais et cela ne me ressemblait pas du tout. Il pouvait bien y avoir quelques rumeurs de consternations. Pourquoi un Hufflepuff rejoindrait un tel clan! J’avais mes raisons, mais elle ne pouvait être dévoilé à qui que ce sois. On ne rejoint pas un groupe de Serpentard en proclamant le faire par amour. Je me serais fait lyncher. Autant vous dire que cette décision récente n’a pas fait l’unanimité des membres. Difficile de concevoir qu’un ahuris tel que moi prenne place à leurs côtés. Je n’y croyais pas non plus. J’avais donc tout misé sur mes ancêtres et leurs sois-distantes volontés de poursuivre la tradition. J’avais mentis, mais pas assez bien pour tout le monde. J’ai eu un mal fou à m’intégrer. On mettait ma parole en doute, on me força à faire mes preuves. Pauvre Lucy, je suis tellement désolé. J’avais satisfait leur demande et je n’en étais pas fier. J’avais même tenté de me repentir de mon comportement auprès de la jeune Serdaigle, mais elle ne voulait rien entendre. Je la comprends parfaitement, je jouais à l’imbécile. Tout le monde c’était réjouit que j’ai démontré mon appartenance ainsi. Tout le monde sauf Eileen. Elle n’avait pas tombé dans le panneau, elle savait pertinemment ce qui m’amenait à agir ainsi. Elle c’était promise de me faire la vie dure et moi pour les apparences je ne pouvais faire autrement que de me soumettre à sa volonté.

    « Je ne crois en rien de leurs sottises. Tu es la mieux placé pour savoir que je ne suis pas quelqu’un de méchant. Tu dois me faire confiance! J’y suis pour de bonnes raisons Esmé’; j’y suis pour Taylor. »

    J’avais dit cela, comme si cet argument pardonnerais tout. *Elle comprendrait…* Pensais-je en toute naïveté. Taylor était pratiquement ma raison de vivre. Celle à qui j’aurais tout consacré. Elle et Esmé’ prenait partie intégrante de ma petite vie. Surtout depuis que je n’avais plus à me joindre au pratiques de Quidditch. Esméralda le savait et elle vivait bien avec, enfin peut-être plus maintenant. Je croisais les doigts pour qu’elle me laisse le bénéfice du doute, qu’elle ne réagisse pas trop mal.

    « Elle se fait embobiner par leur discours. Elle n’est pas comme eux, elle est quelqu’un de bien. Je ne veux pas qu’il lui arrive quelques choses de mal. Tu comprends? »

    La protéger…
    Oui, elle prétendait avoir certaines ambitions que rejoignaient les principes de ce groupe, mais moi je n’y croyais pas. Ou plutôt je ne voulais pas y croire. Elle n’avait rien en commun avec eux, sauf l’appartenance à leurs maisons. J’étais convaincu qu’elle faisait une erreur en rejoignant les Dark Ravens et je voulais être présent pour lui éviter le pire. Je jouais les anges-gardien, les super-héro. Cette image de moi me faisait sourire. Ma mère me disait toujours que je ferais quelques choses de bien dans ma vie, c’était surement de ce genre de choses qu’elle parlait. J’inspirai profondément, me préparant fébrilement à la réaction de mon amie. J’espérais qu’elle puisse comprendre et qu’elle pardonne cette décision qui semblait être prise sur un coup de tête.
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Esmeralda A. James
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MessageSujet: Re: Jalousie quand tu nous tiens (PV: Marshall F. H   Sam 5 Mar - 11:12

    Je serrai les poings en patientant de voir quelle réponse il allait me sortir. Serait-il capable de continuer de nier, ou m’avouerait il la vérité. L’espace d’un instant je ne savais pas ce que je préfèrais.

    « D’accord, ne cri pas et laisse moi m’expliquer. J’allais tout te dire, mais je ne prévoyais pas le faire maintenant. Je ne savais pas comment te l’annoncer. Je savais que tu allais mal le prendre. Je ne suis pas dans ce clan pour les raisons auxquelles tu crois. Je n’ais pas changé, je suis le même et je ne compte pas devenir autrement. Je sais que cette décision à l’air complètement folle, mais j’y ai réfléchi et plus d’une fois. C’est quelques choses à laquelle je pense depuis un moment même! Je fais parti des Dark Ravens. »

    Je déglutis et mis quelques instants à comprendre la situation. Si il n’avait pas changé pourquoi avait-il rejoins ce clan ?! Oh, oui, je le prenais mal. Très mal même. Je me leva, ne pouvant plus rester immobile une seconde de plus. Mon meilleur ami avait rejoins les Dark Ravens. Non, ce n’était pas possible. Il me faisait une très mauvaise plaisanterie, ou alors c’était un mauvais rêve, vous savez le genre de rêve qui parait extremement réel. Je passai une main tremblante sur mon visage. Voilà que j’étais pris de tremblements. Merci Marshall ! En plus de me rendre nerveuse tu arrives à me faire trembler de colère. Je baissa les yeux vers lui prête à lui balançer ma rage à la figure lorsqu’il prit la parole le premier.

    « Je ne crois en rien de leurs sottises. Tu es la mieux placé pour savoir que je ne suis pas quelqu’un de méchant. Tu dois me faire confiance! J’y suis pour de bonnes raisons Esmé’; j’y suis pour Taylor. »

    Bam ! Une bonne grosse claque. Voilà ce que je venais de me prendre. Je sentis une horrible douleur me tordre l’estomac et remonter jusque dans ma gorge. J’avais du mal à respirer et je ne me sentais pas bien. Qu’est que je pouvais répondre à ça ? Il venait de balayer tout mes espoirs de lui annonçer un jour que je ressentais bien plus que de l’amitié à son égard. Qu’est que mes sentiments étaient par rapports à ceux qu’il avait pour Taylor ? Il venait re joindre le clan des partisants du mage noir pour elle. J’y suis pour Taylor. Ces mots résonnaient dans ma tête, ils me donnaient le tournis.

    « Elle se fait embobiner par leur discours. Elle n’est pas comme eux, elle est quelqu’un de bien. Je ne veux pas qu’il lui arrive quelques choses de mal. Tu comprends? »


    Il continuait ! Il se justifiait, encore et encore. Pourquoi me faisait il ça ?! Je l’aimais tellement ! Mais cela ne semblait pas être sufisant pour lui. Il lui manquait sa Taylor tant aimée. Quelle importance qu’Esméralda tienne à toi ? Après tout ce n’est pas une fille bien, ce n’est qu’une libertine. Rien d’autre qu’une bimbo sans cervelle qui ne pense qu’à avoir tous les garçons à ses pieds. Taylor est tellement plus calme, gentille, plus jolie, beaucoup plus accessible.
    Qu’est qu’il voulait que je réponde à ça ? Je n’arriverai pas à lui mentir et lui faire croire que j’étais d’accord avec ses idées. Il n’avait pas à faire tout ça pour elle, bien qu’il l’aimait c’était tout sauf une raison valable !

    « Tu penses que l’amour est une bonne raison ? Que parce que tu as fais ça par amour tu es pardonnable ?»


    Je repris mon souffle, je n’avais pas crier, mais je lui avait lançer ces deux phrases d’un ton froid.

    « Tu prends pour quoi ? Un super héros ? Tu crois qu’elle va t’écouter. Elle est à Serpentard, sa famille est partisanne du mage noir, elle a été élevé comme cela. Elle a beau être adorable, gentille, ses idées ne sont pas les mêmes que les notres. Tu vois, cet acte là, tu penses que c’est de l’amour, mais moi je trouve que c’est de l’égoïsme ! Tu n’as même pas pensé une seconde à moi je suis sure. Tu pensais que j’étais trop stupide pour le découvrir c’est ça ?! »


    Cette fois çi, j’avais crié. Je vus quelques élèves non loin de nous, nous lancés des regards interrogateurs. Qu’ils aillent au diable ! Ma respiration s’accelerait, tout mon corps tremblait. J’avais l’impression d’être en manque de cocaïne. Mauvais souvenirs.

    « J’avais l’impression que tu me voyais autrement que les autres. Que tu me voyais comme j’étais réellement Marshall. J’avais tord visiblement… Tu l’aimes plus que moi. Elle n’a jamais levé le petit doigt pour toi en six ans. J’ai toujours étais là pour toi, et voilà comment tu me remercies. Pourquoi est-ce que tu m’en as pas parlé ? Tu ne me fais plus confiance ? Tu es l’une des personnes qui compte le plus pour moi, je ne veux pas qu’il t’arrive quelque chose de mal pour une stupide erreur de jeunesse ! Tu ne rends pas compte dans quoi tu t’es mis ! Tu n’es qu’un idiot Marshall ! Un idiot amoureux ! »

    Je dus m’interrompre, prise de sanglots. J’essuya rapidement les larmes qui coulaient sur mes joues.

    « Tu veux jouer les bad boys pour lui plaire, c’est pitoyable ! Tu n’as pas à changer pour lui plaire, elle devrait t’aimer comme tu es ! Elle ne t’aime pas comme … »


    Moi.

    «... Comme elle le devrait ! Mais si c’est ça que tu veux, vas ! Cours rejoindre une fille qui t’aime pour ce que tu n’es pas réellement ! »

    Je m’eloigna, tentant de retenir mes larmes. Impossible. Je me mis à pleurer comme une gamine, sans pouvoir m’arrêter. Voilà Marshall, tu viens de causer la première peine de cœur d’Esmeralda James. Félicitations !
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MessageSujet: Re: Jalousie quand tu nous tiens (PV: Marshall F. H   Sam 5 Mar - 22:57



    Sa réaction me laissa sans voix. Son timbre accusateur brisa le peu d’assurance qu’il me restait. Cela se trahissait sur mon visage. Je savais qu’elle m’en tiendrait rigueur et pour longtemps. En même temps je pouvais la comprendre. Ma petite révélation avait de quoi choquer n’importe qui, mais pour être franc, jamais je n’aurais cru qu’elle réagirait autant. Je baissai les yeux dès qu’elle se permit d’hausser le ton. Je la laissais déverser sa colère, je le méritais un peu c’était vrai et je ne croyais pas que l’interrompre maintenant règlerais les choses.

    « TU PRENDS POUR QUOI ? UN SUPER HÉROS ? TU CROIS QU’ELLE VA T’ÉCOUTER. ELLE EST À SERPENTARD, SA FAMILLE EST PARTISANNE DU MAGE NOIR, ELLE A ÉTÉ ÉLEVÉ COMME CELA. ELLE A BEAU ÊTRE ADORABLE, GENTILLE, SES IDÉES NE SONT PAS LES MÊMES QUE LES NOTRES. TU VOIS, CET ACTE LÀ, TU PENSES QUE C’EST DE L’AMOUR, MAIS MOI JE TROUVE QUE C’EST DE L’ÉGOÏSME ! TU N’AS MÊME PAS PENSÉ UNE SECONDE À MOI JE SUIS SURE. TU PENSAIS QUE J’ÉTAIS TROP STUPIDE POUR LE DÉCOUVRIR C’EST ÇA ?! »

    J’avais levé les yeux vers elle, l’interrogation peint sur mon visage. J’avais envie de lui dire de ce calmé, que ce n’était pas la peine que tout Poudlard sache de quoi il en retournait. Cela aurait été du suicide. Je me contentai de l’écouter silencieusement. Égoïsme. Ce mot me heurta, alors qu’elle continuait la tirade qu’elle criait sans prendre conscience de toutes ces personnes qui n’étaient pas loin de nous. J’étais donc égoïste pour elle? Je vous mentirais si je vous disais que cela me faisait ni chaud ni froid. Au contraire, cela m’avait peiné. J’avais toujours été là pour elle et maintenant que je voulais en faire autant pour quelqu’un auquel je tenais, on me sortait les grands mots. J’avais du mal à suivre son raisonnement. C’était donc ainsi qu’elle parlait d’une de ses amies? Une serpentard aux idées fermées? J’avais envie de lui crier à mon tour à quelle point elle était dans l’erreur, que moi aussi j’avais été élevé par un père au passé sombre et que je n’étais pas quelqu’un de mauvais pour autant. Il en était de même pour Taylor, j’en étais persuadé. Je me refusais de la croire capable du pire. Dès qu’elle m’en laissa la chance, je pris la parole d’un ton posé – ce qui relevait du miracle dans mon cas.

    « Je ne m’attends pas à ce qu’elle m’écoute, je ne suis même pas là pour la convaincre de quitter ce clan. Je sais qu’elle ne m’écouterait pas et j’aurais l’air idiot à m’acharner à la persuader. L’idée n’est pas de la sortir de là, parce que justement je n’ai pas le pouvoir de lui faire changer sa décision. Je ne peux pas l’obliger à changer pour me faire plaisir. Tout ce que je veux, c’est que rien de grave ne lui arrive. Ce n’est pas pour l’impressionner comme tu semble te l’imaginer. »

    Je me justifiais encore et encore, je voulais qu’elle comprenne pourquoi. Si elle s’imaginait que je ne faisais tout cela uniquement pour être dans les favoris de Taylor elle se mettait le doigt dans l’œil. Si j’avais réussit à garder mon calme jusque là, ce ne fut pas le cas pour la suite. Les accusations qu’elle portait contre moi me dépassait, j’avais peine à croire qu’elle cautionnait pleinement ce qu’elle disait. Elle s’emportait, c’était surement l’explication. Je me levai à mon tour, doucement, pendant qu’elle se faisait un plaisir de me traiter d’idiot. J’avais pris la parole avec fermeté et colère, mais j’étais surtout déçu.

    « Si il y en a bien un qui te connait, c’est moi Esmé’. Arrête de dire n’importe quoi! Ce n’est pas un concours de popularité. Je ne t’ais jamais délaissé pour Taylor, ose dire le contraire. Tu compte pour moi bien plus que n’importe qui. Tu sais que je ne te laisserais jamais tomber pour rien au monde, que je serais prêt à tout pour toi! Tu vois, c’est pour ca que je ne t’avais rien dit. Je savais que ca tournerais mal et que tu prendrais tout personnel. Je voulais l’éviter, je ne voulais pas te mêler à mes « bêtises ». Je sais que je t’ennuis quand je prononce le nom de Taylor...non je ne t’ennuis pas – je t’exaspère! Oui, j’ai bien vu le regard que tu me jetais quand je t’en parlais. Et quand je ne dit rien que je veux t’épargner le sujet, c’est deux fois pire. Alors dit moi ce que tu veux, parce que l’idiot il ne sait plus quoi faire. »

    Elle sanglota et moi je ne pouvais pas me sentir plus mal. Taylor comptait énormément pour moi et elle le prenait mal depuis quelques temps. Mais j’avais enfin compris. Toute cette crise et ces pleures. Elle voulait me protéger du mal que je pouvais me faire en rejoignant un clan loin de mes propres croyances. Elle voulait m’empêcher de faire une gaffe que je risquais que regretter longtemps, mais surtout elle voulait m’éloigner de la source de tout ces « problèmes ». J’avais repris un ton de voix plus doux et compréhensif.

    « Tu crois peut-être que je ne sais pas qu’elle se fiche éperdument de moi? Tu pensais peut-être m’apprendre quelques choses. Ca fait quoi…six ans? Six ans que je suis là, derrière elle à espérer qu’elle fasse attention à moi. Enfin tu le sais, ca fait déjà un moment que je t’emmerde avec mes histoires. Fais moi confiance Esméralda, j’ai su plus d’une fois qu’elle ne partagerait jamais les mêmes sentiments que moi. Mais tu vois, j’ai besoin d’être près d’elle. Cela me fait du bien de penser que j’ai peut-être une chance. C’est absurde…Et puis, je ne sais pas pourquoi tu prends cela comme ca. Ce n’est pas comme si j’allais mourir ou bien que tu allais me perdre pour toujours. »

    Ses sanglots devinrent des pleurent. Mes paroles ne la rassureraient pas et maintenant je déprimais à mon tour. Elle était aussi démunie que lorsqu’elle était encore enfant. Il y avait longtemps que je ne l’avais pas vu dans un tel état et cela me brisa le cœur. J’étais incapable de la voir ainsi, torturé par une profonde tristesse. Je fis un pas vers elle, un élan que je stoppai aussitôt. J’avais envie de la prendre dans mes bras, comme si je croyais que cela règlerait tout, mais j’étais persuadé qu’elle me repousserait. Elle m’en voulait beaucoup trop pour supporter une telle proximité avec moi. Je restais bêtement là, figé, mes yeux glissant à ses pieds. J’étais déchiré et je cherchais désespérément quoi faire pour réparer mes tord. Puis ce fut un sanglot de trop, je culpabilisais, c’était insupportable. Je ne m’écoutai plus et avança vers cette amie que j’avais blessé. Je l’entourai de mes bras, la tenant près de moi, en espérant qu’elle accepte ce geste amical. J’en doutais, mais je ne pouvais me résigner à rester immobile face à un tel désarroi. "Désolé" avais-je murmurré en toute simplicité. On ne pouvait pas être plus sincère que je l'était en ce moment. J'étais réellement désolé de l'avoir mis à bout de nerf.
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MessageSujet: Re: Jalousie quand tu nous tiens (PV: Marshall F. H   Dim 6 Mar - 8:39

    Stupide. Voilà ce que j’étais. J’étais stupide d’éprouver des sentiments amoureux. Et de plus pour mon meilleur ami, problablement mon seul et véritable ami. Je venais de lui hurler dessus, j’étais devenue hystérique. Pour si peu. Bon d’accord, ce n’était pas pour si peu. J’avais raison de m’énerver et d’être en colère contre Marshall mais à ce point. Je l’avoue, j’avais exagéré la situation. Après tout je savais que bien qu’il resterait toujours le même, mais en réalité je pense que ce qui a du le plus m’énerver c’est ça raison. Taylor. Lorsque nous sommes jaloux, on déteste, envie la personne. Le pire, c’est lorsqu’on apprécie cette personne. Taylor était mon amie, une excellente amie d’ailleurs ! Mais je l’aurais tué pour prendre sa place, pour que Marshall m’aime autant qu’il l’aime. J’étais persuadé que jamais personne ne m’aimerait autant que Marshall aimait Taylor. J’étais même persuadée que personne ne m’aimerait jamais. Voilà, je me rabaissais et je m’apitoyais sur mon propre sort. Jamais encore je ne m’étais remis en question à cause d’un garçon. Certes ce n’était pasun garçon comme les autres, mais c’était un garçon. Où était passée la belle et charmante Esméralda, sûre d’elle ? Ici il n’y avait qu’Esméralda la jolie fille mal aimée.

    « Je ne m’attends pas à ce qu’elle m’écoute, je ne suis même pas là pour la convaincre de quitter ce clan. Je sais qu’elle ne m’écouterait pas et j’aurais l’air idiot à m’acharner à la persuader. L’idée n’est pas de la sortir de là, parce que justement je n’ai pas le pouvoir de lui faire changer sa décision. Je ne peux pas l’obliger à changer pour me faire plaisir. Tout ce que je veux, c’est que rien de grave ne lui arrive. Ce n’est pas pour l’impressionner comme tu semble te l’imaginer. »

    Marshall Harwicks est une bonne personne. Il veillait sur sa belle, pour qu’il ne lui arrive rien. Mais qui veillait donc sur lui ? Et si quelque chose lui arrivait, à lui ? Il ne se doutait pas une seule seconde du mal que cela me ferait.

    « Si il y en a bien un qui te connait, c’est moi Esmé’. Arrête de dire n’importe quoi! Ce n’est pas un concours de popularité. Je ne t’ais jamais délaissé pour Taylor, ose dire le contraire. Tu compte pour moi bien plus que n’importe qui. Tu sais que je ne te laisserais jamais tomber pour rien au monde, que je serais prêt à tout pour toi! Tu vois, c’est pour ca que je ne t’avais rien dit. Je savais que ca tournerais mal et que tu prendrais tout personnel. Je voulais l’éviter, je ne voulais pas te mêler à mes « bêtises ». Je sais que je t’ennuis quand je prononce le nom de Taylor...non je ne t’ennuis pas – je t’exaspère! Oui, j’ai bien vu le regard que tu me jetais quand je t’en parlais. Et quand je ne dit rien que je veux t’épargner le sujet, c’est deux fois pire. Alors dit moi ce que tu veux, parce que l’idiot il ne sait plus quoi faire. »

    Son ton fut plus dur. Il s’était levé me faisant face. Je l’avais contrarié je pouvais le voir à son visage. il avait raison dans tout ses propos. Je me sentis honteuse de mettre emporté de la sorte. Qu'est que j'étais censé répondre à tout cela ? Il avait raison. J'étais perdue. Tout ce qu'il venait de me dire me fit chaud au coeur. Il ne m’exaspérait pas, il me faisait du mal en me parlant d'elle, mais comment pouvait il le savoir ? Il ne pouvait pas s'en douter une seule seconde. Ne sachant quoi faire je me contenta de rester silencieuse.

    « Tu crois peut-être que je ne sais pas qu’elle se fiche éperdument de moi? Tu pensais peut-être m’apprendre quelques choses. Ca fait quoi…six ans? Six ans que je suis là, derrière elle à espérer qu’elle fasse attention à moi. Enfin tu le sais, ca fait déjà un moment que je t’emmerde avec mes histoires. Fais moi confiance Esméralda, j’ai su plus d’une fois qu’elle ne partagerait jamais les mêmes sentiments que moi. Mais tu vois, j’ai besoin d’être près d’elle. Cela me fait du bien de penser que j’ai peut-être une chance. C’est absurde…Et puis, je ne sais pas pourquoi tu prends cela comme ca. Ce n’est pas comme si j’allais mourir ou bien que tu allais me perdre pour toujours. »

    « J’ai besoin d’être près d’elle. » Malgré son ton doux et rassurant, mes larmes ne cessèrent pas, bien au contraire, le voir tellement amoureux d’elle me faisait mal. Horriblement mal. J’avais l’impression qu’il venait de prendre mon cœur et de le déchiquetter en milliers de petits morceaux. Il ne savait pas pourquoi je le prenais ainsi, à vrai dire moi non plus. J’avais eu une réaction totalement démesurée. J’en avais bien conscience.
    Il fit un pas vers moi hésitant. Puis finalement il me prit dans ses bras. Je me colla contre son torse et une fois entourée de ses bras je me sentis bien, mieux. Je me sentais protégée de tout et j’aurais voulu rester là pour toujours. Mes sanglots se calmèrent doucement.

    « Désolé. »

    Un mot, un seul mot de sa part et je me remis à pleurer de plus belle. Qu’est ce que j’avais fais ?! Je levai les yeux vers lui, je lui avais fait de la peine. Oh non ! C’était la dernière chose que je voulais, le voir triste. Je m’en voulais tellement d’avoir fait cette scène. Je me défis doucement de son entreinte et réussit à prendre à nouveau la parole.

    « C’est moi qui suis désolée. »


    J’inspira un bon coup, il fallait que je lâche tout. Garder ça pour moi n’était pas bon, et je n’arrivais plus à supporter cette situation.

    « Je n’aurais pas du m’énerver ainsi. J’ai exagéré la situation, surtout que j’ai bien compris que tu fais ça pour Taylor. Que tu n’as pas changé. Mais ce qui me fait le plus mal c’est que ce soit pour elle, parce que tu l’aime. Personne ne ferait ça pour moi… Tu n’aurais jamais fait ça pour moi. Ca me tue, ça me tue que tu en aimes autant une autre. Je suis jalouse, je l’avoue, j’aimerai t’avoir rien que pour moi. Je suis jalouse de ton amour pour Taylor, je suis jalouse d’une de mes amies les plus proches, c’est stupide. Je … »


    Ma voix se brisa. Je repris mon souffle, et attrapa une de ses mains.

    « Comprends moi Marshall, je ne veux que ton bohneur, je n’aime pas te savoir triste, c’est la pire chose pour moi. Je devrais te dire de tenter ta chance, d’être heureux avec elle mais… je n’y arrive pas ! Ca me fait peur tout ça. Tu as rejoins les Dark Ravens pour être avec elle, plus près d’elle pour la proteger. Mais qui te protegera toi ? Je ne veux pas qu’il t’arrive quelque chose, je ne le supporterai pas. »

    Mon esprit était embrouillée. Je ne savais plus très bien ce que je racontais ou si mes paroles étaient claires. Tant pis, il me comprendrait, il me comprenait toujours.

    « Tu es le seul à me voir comme je suis réellement. Tu as toujours étais là pour moi et jamais je ne te remercierais assez. Tu sais, ton père, mon père, au fond ils auraient bien voulus nous voir finir ensemble. On avait même pas quatorze ans qu’ils parlaient déjà de nous mariés. Ca nous faisait rire. Tu étais fou de Taylor à l’époque. Déjà… »

    Je me souvenais de toutes les fois où il me parlait d’elle. De tout ce qu’il faisait pour attirer son attention. C’était beau tout cet amour. C’était magnifique. Mais il ne m’était pas déstinée.

    « Ca ne devrait pas être comme ça. Je ne devrais pas… »


    Un sanglot, encore. Bon sang ! Je n'arriverai jamais à aller au bout de mes phrases. J’essayai de le cacher, en vain.

    « Je suis désolée Marshall. Désolée. C’est dur, mais moi tout ce que je veux c’est que tu sois heureux d’accord ? Parce que je t’aime. Et ce n’est pas grave si ce n’est pas avec moi, je veux juste ton bonheur… »

    Je pris mon visage entre mes mains, pour cacher mes larmers. Je venais de le dire. Ca y est, tout était joué. Je venais de mettre en péril notre belle amitié. Je le savais, mais c’était plus fort que moi, je n’en pouvais plus je n’arrivai pas à garder ça pour moi.
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MessageSujet: Re: Jalousie quand tu nous tiens (PV: Marshall F. H   Sam 12 Mar - 17:43




    Elle repoussa lentement mon étreinte qui l’avait apparemment apaisée ce qui eu l’effet de me réconforté à mon tour. Si j’avouais ouvertement que je désirais protéger Taylor, je taisais le désir d’en faire tout autant pour Esméralda. Cela ne voulait pas pour autant dire que je ne le faisais pas, bien au contraire.

    « Si tu crois que je ne ferais pas la même chose pour toi, Eh bien c’est que tu ne me connais pas autant que je le pensais. Tu as autant d’importance pour moi que Taylor. Non, en as plus que personne n’en aura jamais. Tu fais partie de ma vie depuis une éternité! Personne ne me connaît autant que toi. Taylor je l’aime mais…Ce n’est pas à elle que je me confis, ce n’est pas sur elle que je compte pour me sortir du pétrin et ce n’est pas avec elle que je peux délirer sans avoir peur du ridicule. Tu sais, c’est avec toi que j’ai vécu mes plus beau moments, ce n’est pas rien! Je ne comprends pas comment tu peux être « jalouse ». »

    J’aimais Taylor, c’était un sentiment très fort. Mais les choses étant ce qu’elles sont, ce n’est pas avec elle que je partage mon temps et encore moins ma vie. C’est une relation qui prend ces distances, qui me tue à petit feu. Et puis il y a Esméralda. Je l’aime aussi, mais c’est une relation différente, cela ne se compare pas réellement. Elle à toujours eu une importance incroyable à mes yeux et ce n’est pas prêt de changer. Je tuerais pour Taylor et je mourais pour Esmé’. Ca ne s’explique pas.

    « COMPRENDS MOI MARSHALL, JE NE VEUX QUE TON BOHNEUR, JE N’AIME PAS TE SAVOIR TRISTE, C’EST LA PIRE CHOSE POUR MOI. JE DEVRAIS TE DIRE DE TENTER TA CHANCE, D’ÊTRE HEUREUX AVEC ELLE MAIS… JE N’Y ARRIVE PAS ! CA ME FAIT PEUR TOUT ÇA. TU AS REJOINS LES DARK RAVENS POUR ÊTRE AVEC ELLE, PLUS PRÈS D’ELLE POUR LA PROTEGER. MAIS QUI TE PROTEGERA TOI ? JE NE VEUX PAS QU’IL T’ARRIVE QUELQUE CHOSE, JE NE LE SUPPORTERAI PAS. »

    Elle avait saisit ma main avec douceur, mais je ressentais sa détresse en travers ce geste anodin. J’avais posé les yeux sur cette emprise délicate, puis finalement sur ce regard accablé. Ma décision ne l’enchantait pas, il n’y avait rien à faire, mais je la comprenais tout à fait. Je n’avais rien en commun avec ce clan et je me jetais pourtant tout droit dans la gueule du loup pour rejoindre celle qui faisait battre mon cœur. C’était idiot, complètement irrationnel, mais qu’est-ce qu’il pouvait m’arriver de si désastreux. Elle se devait de me faire confiance, j’étais plus fort qu’elle ne semblait le penser. Peut-être que c’était l’occasion de lui montrer que Marshall Harwicks n’était pas un gamin sans défense.

    « Je n’ais pas besoin d’être protégé. Tu sais pourquoi? Parce qu’il ne m’arrivera rien Esmé’! Je me suis toujours sorti des pires situations. Et puis, pourquoi est-ce qu’il m’arriverait quelques choses. Je sais ce que je fais! »

    Voilà le genre de phrase qui aurait matière à inquiéter n’importe qui. Lorsque je me permettais ce genre de tirade, c’était inévitable, c’était lorsque j’avais une mauvaise idée en tête. Inutile de vous dire qu’à chaque fois, cela tournait mal. Comme la fois ou j’avais eu la brillante idée de grimper dans un arbre pour sauter dans la rivière près de chez-moi. Résultat, un bras cassé. Ou bien la fois ou j’avais été assez bête pour faire peur à un putois pour l’éloigner de nous. Des exemples pareils j’en avais des centaines en réserves, certains pires que d’autres. Esméralda le savais, j’étais un champion pour trouver des idées ridicules qui m’amenaient un tas d’ennuis. Lorsque je dis que je m’en étais toujours bien sorti, ce n’est pas grâce à moi, ni à ma chance extraordinaire. C’est plutôt parce qu’Esmé n’était jamais bien loin. Cette fille est mon ange gardien, c’est un fait qu’on ne pouvait contester. Elle a toujours été là pour moi et elle a toujours su palier à mon imbécilité naturel que je préfère appeler naïveté. Je ne pourrais jamais me passer d’elle, c’est évident, mais cette fois-ci je voulais lui prouver que je pouvais me débrouiller seul.

    « TU ES LE SEUL À ME VOIR COMME JE SUIS RÉELLEMENT. TU AS TOUJOURS ÉTAIS LÀ POUR MOI ET JAMAIS JE NE TE REMERCIERAIS ASSEZ. TU SAIS, TON PÈRE, MON PÈRE, AU FOND ILS AURAIENT BIEN VOULUS NOUS VOIR FINIR ENSEMBLE. ON AVAIT MÊME PAS QUATORZE ANS QU’ILS PARLAIENT DÉJÀ DE NOUS MARIÉS. CA NOUS FAISAIT RIRE. TU ÉTAIS FOU DE TAYLOR À L’ÉPOQUE. DÉJÀ… »

    Cette anecdote me fit sourire. Mon père avait appréciait énormément Esméralda. Elle était une bonne influence pour l’incorrigible que j’étais. C’était ce qu’il n’arrêtait pas de me répéter à chaque fois qu’il avait l’occasion de le faire. Elle était bonne élève, une qualité qu’il respectait énormément et qu’il ne retrouvait pas chez-moi. Cette histoire de mariage, je ne l’avais jamais pris au sérieux, mais mon père, lui, l’était sans aucun doute. Il n’était pas du genre à faire des blagues – toujours austère vis-à-vis moi. La fille d’un de ces bons ami était la perle qu’il me fallait pour retrouver l’estime qu’il ne m’accordait plus depuis longtemps. Elle était de bonne famille et il la savait de sang pur, ce qui le réjouissait d’avantage. Une aussi jolie fille au bras d’un raté, c’était sa solution.

    « Je serais toujours là pour toi, avec ou sans Taylor. Et tu sais, un mariage ne pourrais pas rendre notre lien plus fort qu’il ne l’est déjà. »

    J’avais dit cela sur un ton amusé, ne prenant apparemment rien au sérieux trop longtemps. Mais je voulais surtout détendre cette lourde atmosphère et qu’elle retrouve son joli sourire. En même temps, ce n’était pas faux. Je ne croyais pas qu’un mariage puisse apporter quelques choses de plus à une relation. Le romantisme? C’était une notion que je ne connaissais pas. Avec un père aussi vieux jeu et son divorce avec ma mère, je pouvais difficilement l’être je suppose. Mon sourire s’évanouit peu de temps après, lorsque je vis Esméralda sangloter de nouveau. C’était à vous en fendre le cœur. Je n’avais pas encore su trouver les mots qui la réconforteraient.

    « JE SUIS DÉSOLÉE MARSHALL. DÉSOLÉE. C’EST DUR, MAIS MOI TOUT CE QUE JE VEUX C’EST QUE TU SOIS HEUREUX D’ACCORD? PARCE QUE JE T’AIME. ET CE N’EST PAS GRAVE SI CE N’EST PAS AVEC MOI, JE VEUX JUSTE TON BONHEUR… »

    Sa main avait quitté la mienne et j’eu l’impression qu’elle c’était brutalement éloigné de moi. Ce n’était qu’une impression, mais elle était si désagréable. « Moi aussi je t’aime Esmé’ et je... » J’avais voulu faire vite, rattraper le coup et qu’elle comprenne qu’elle ne me perdrait pas. Mais c’est à ce moment que je compris toute l’ampleur du problème. Ma voix c’était effacé dès que j‘en pris conscience, laissant en suspend cette phrase qui se voulait rassurante, encore une fois. Cette révélation me coupa le souffle. Je venais de saisir le sens de toutes ses paroles, mais je ne l’accepterais pas. Mon amie, ma complice, mon Esméralda! Elle s’imaginait m’aimer? D’amour? Je n’y croyais pas, je ne voulais pas y croire. C’était donc pour cela tout ces pleurs et ces craintes? J’eu l’impression que j’allais m’évanouir tant cette révélation me bouscula intérieurement. Pourquoi m’avait-elle avoué cela? Je lui en voulais d’avoir des sentiments pour moi et de tout compromettre. C’est bête, mais ce fut ma première réflexion. Ce n’était franchement pas le genre de remarque à faire en ce moment, elle était si dévasté. Et puis un doute se glissa dans mon esprit. Peut-être que je comprenais tout de travers, ce ne serais pas la première fois et pour être franc, j’espérais que ce sois le cas.

    « Qu’est-ce que tu veux dire Esmé’…? »

    C’était beaucoup lui demander, mais c’était important pour moi d’être rassurer. En temps normal, j’aurais cherché à la réconforter de plus bel, mais je n’y parvenais pas, ce qu’elle sous-entendait me cloua sur place.
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Esmeralda A. James
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MessageSujet: Re: Jalousie quand tu nous tiens (PV: Marshall F. H   Sam 19 Mar - 13:18


    J'étais morte de trouille. Je n’arrivai pas encore à réaliser ce que je venais de faire. Je venais de me détacher de ces bras et lorsqu’il prit la parole.

    « Si tu crois que je ne ferais pas la même chose pour toi, Eh bien c’est que tu ne me connais pas autant que je le pensais. Tu as autant d’importance pour moi que Taylor. Non, en as plus que personne n’en aura jamais. Tu fais partie de ma vie depuis une éternité! Personne ne me connaît autant que toi. Taylor je l’aime mais…Ce n’est pas à elle que je me confis, ce n’est pas sur elle que je compte pour me sortir du pétrin et ce n’est pas avec elle que je peux délirer sans avoir peur du ridicule. Tu sais, c’est avec toi que j’ai vécu mes plus beau moments, ce n’est pas rien! Je ne comprends pas comment tu peux être « jalouse ». »

    J’étais au bord des larmes et ses phrases, aussi belles et rassurantes étaient elles ne parvenaient pas à me calmer. Je regrettais tellement. J’étais tellement désolée d’être tombé amoureuse de lui. Pourquoi lui ?! Parmis l’infinité de garçons que j’avais eu l’occasion de fréquenté il avait fallut que ce soit lui. Moi qui ne voulait jamais connaître l’amour, je le voulais encore moins le connaître avec Marshall. On se connaissait depuis toujours, et d’un côté c’était cela qui était le plus étrange.

    « Je n’ais pas besoin d’être protégé. Tu sais pourquoi? Parce qu’il ne m’arrivera rien Esmé’! Je me suis toujours sorti des pires situations. Et puis, pourquoi est-ce qu’il m’arriverait quelques choses. Je sais ce que je fais! »

    Non Marshall ! Tu ne sais pas ce que tu fais. Je le connaissais si bien. Il avait beau toujours être sur de lui je savais que bien souvent il ne prenait pas les choses assez au sérieux. Et même à cet instant je ne pouvais m’empêcher de me demander si il était au courant des risques qu’il prenait en rejoingnant les Dark Ravens. Même si il avait beau le nié, tout le monde avait besoin d’être protégé et surtout lui. Depuis notre enfance, j’avais toujours tenter de le dissuader de ses idées farfelues. Je n’y arrivais pas à tout les coups mais bien souvent j’avais tenté de le couvrir après ses bêtises. Ce rôle de protectrice ne me dérangeait nullement, justement, j’aimais le protéger.

    «C’est normal que je m’inquiète pour toi Marshall ! Je te connais. Je ne veux pas qu’il t’arrive quelque chose ! »

    Ça non. C’était bien la dernière chose que je désirais. Si il lui arrivait quelque chose à cause des Dark Ravens je ne m’en remmetrais surement jamais. Premièrement je m’en voudrais à mort de n’avoir rien fait alors que j’étais au courant. Rien que d’y penser je frissonnais.

    « Je serais toujours là pour toi, avec ou sans Taylor. Et tu sais, un mariage ne pourrais pas rendre notre lien plus fort qu’il ne l’est déjà. » Dit il avec un sourire au lèvres.

    Il ne comprenait visiblement pas mon alusion. Si j’avais évoqué cette anectode c’était en partie pour lui faire comprendre. Comment pouvait il comprendre ? Cela devait lui paraitre totalement incensé.
    Après ma longue expliquation je m’attendais au pire. Qu’allait il répondre à cette horrible révélation ? Il allait me haïr sans aucun doute, je ne pouvais que je le comprendre, je n’avais pas le droit de tomber amoureuse de lui. Pas de lui, il était mon meilleur ami. J’allais tout gâcher, non, j’avais déjà tout gaché tout ça à cause des mes fichus sentiments. Toutes ces années d’amitiés que je venais de foutre en l’air, je me répugnais.

    « Qu’est-ce que tu veux dire Esmé’…? »

    Je resta muette quelques secondes, cherchant comment bien expliquer la chose. Je passa une main dans mes cheveux avant de répondre d’une voix tremblante.

    «Tu as toujours été là pour moi Marsh, et je ne pourrais jamais te remercier assez ! Tu es mon meilleur ami, mon confident et je ne pensais pas que cela changerait un jour mais, je crois que je suis amoureuse de toi…»

    Je baissai les yeux n’osant pas affronter son regard.

    « Je suis désolée, j’ai essayé de refouler ces sentiments mais je n’y arrives plus. Ca me tue à petit feu Marshall, je devais te dire la vérité.»


    J’osai enfin lui lançer un regard, je priais pour qu’il ne m’en veuille pas. Je tenais tellement à lui.
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MessageSujet: Re: Jalousie quand tu nous tiens (PV: Marshall F. H   Sam 2 Avr - 2:05



    «C’EST NORMAL QUE JE M’INQUIÈTE POUR TOI MARSHALL ! JE TE CONNAIS. JE NE VEUX PAS QU’IL T’ARRIVE QUELQUE CHOSE ! »

    Quand bien même je lui dirais de toutes les façons inimaginable, dans toutes les langues existantes, rien n’y ferais. Je n’arriverais pas à la convaincre du contraire. Il ne m’arrivera rien, absolument RIEN! Les expériences passées m’avaient marqué au fer rouge. C’était plus que de la malchance, je manquais profondément de tact. Idiot? On me l’avait souvent dit et certain ne se gêne pas pour passer ce genre de commentaire. Qu’importe, je ne suis pas la pour pleurer sur mon sort, c’était mes décisions et je les ai toujours assumés; tout comme les conséquences qui les suivaient. Mais j’étais persuadé que mon pas au sein des DR était une bonne chose. On ne pouvait pas comparer cela avec mes petites bêtises ici et là. Cette fois c’était sérieux…!

    « Peut-être, mais je suis un grand garçon tu sais. Je n’ai plus rien du gamin qui décrochait les nids d’abeilles à coup de bâton ou qui mangeait des fourmis pour te faire perdre la tête.»

    Spontané, ma réplique avait un fond de vérité que ne masquait pas le ton amusé que je lui avais donné. L’évocation à cette détestable enfance en la compagnie l’un de l’autre avait à peine su me tirer un maigre sourire en coin. Et pourtant, je gardais de merveilleux souvenir des petites crises de cette diva que j’avais su apprivoiser avec le temps. Peut-être parce que je savais pertinemment qu’elle ne plierait pas, même si je lui jurais sur la tête de qui elle voudra. J’étais autant orgueilleux qu’elle pouvait se montrer entêtée. En d’autres mots, ce sujet resterais sans issu. Je continuerais à vouloir lui faire comprendre que je savais me défendre tout seul, alors qu’elle se contenterait de me rabattre l’idée que je n’étais pas invincible.

    «TU AS TOUJOURS ÉTÉ LÀ POUR MOI MARSH, ET JE NE POURRAIS JAMAIS TE REMERCIER ASSEZ ! TU ES MON MEILLEUR AMI, MON CONFIDENT ET JE NE PENSAIS PAS QUE CELA CHANGERAIT UN JOUR MAIS, JE CROIS QUE JE SUIS AMOUREUSE DE TOI…»

    Pendant un instant je cru a une mauvaise plaisanterie. C’était si insensé, si improbable! J’aurais voulu qu’un sourire se glisse sur ses lèvres pour appuyer cette impensable révélation. Un petit signe qu’au fond tout ceci n’était qu’une vaste blague. Mais rien. Elle avait plutôt baissé les yeux et puis le silence. Cette attente parlait d’elle-même et je compris aussitôt que mes craintes s’avéraient fondées. Esméralda amoureuse de moi? Non…impossible!

    « Tu crois? Comment est-ce que tu peux croire ca? »

    J’étais sur le point de défaillir, percuté de plein fouet par cette réponse insoupçonné. Ma voix hésitante, mes mimiques déroutées, j’avais perdu mes repères en l’espace d’un court instant. Esméralda, cette amie de longue date, ma seule véritable amie. Comment notre relation complice avait elle muté brutalement? Je ne l’avais jamais considérer de cette façon, justement parce que nous avions partagé beaucoup trop de chose pour que je puisse l’envisager. J’étais persuadé que c’était réciproque, jusqu’à maintenant. Esmé’ ne me voyait plus comme un simple ami…voyons c’était ridicule!

    « JE SUIS DÉSOLÉE, J’AI ESSAYÉ DE REFOULER CES SENTIMENTS MAIS JE N’Y ARRIVES PLUS. CA ME TUE À PETIT FEU MARSHALL, JE DEVAIS TE DIRE LA VÉRITÉ.»

    J’aurais préféré ne pas connaitre la vérité…
    J’avais l’impression de me retrouver face à une inconnue. Je ne voyais plus Esmé’ devant moi, je ne voyais pas cette amie que je connaissais par cœur. Enfin si, physiquement c'était bien elle, mais ce qu'elle racontait n'avait rien de cohérent. Cette fille démunie qui proclamait son amour n’était pas la Serdaigle que j’avais côtoyé toute mon enfance. Était-ce possible que je me sois tromper à ce point sur son compte? Pourquoi venir tout gâcher cette relation complice? J’avais fait un pas de recule, levant les yeux au ciel, poussant un soupire nerveux.

    « Je suis ton ami Esméralda, qu’est-ce qui ne tourne pas rond chez toi? » Je soupirai de plus bel, implorant la jeune fille d’un regard emplit d’incompréhension. « Je comprend pas, pourquoi est-ce que tu me fais ca? »

    De la frustration j’en avais oui, c’était indéniable. La dureté de mes mots n'avaient rien de réconfortant. Je ne voulais pas lui faire plus de mal qu'elle en ressentait déjà, mais j'avais répondu avec impulsivité, sans réfléchir. Elle compliquait tout, elle remettait en doute les fondements de notre amitié. Pouvais-je encore prétendre en notre complicité? Je ne savais plus que faire, quoi penser, quoi dire! À chaque mot que je prononçais, j’avais peur d’empirer les choses et je le ferais assurément sans arrières pensés. Je ne la regardais plus en face, je détournais les yeux, ne voulant pas croiser les siens. J’étais gêné, frustré et confus.
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Esmeralda A. James
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MessageSujet: Re: Jalousie quand tu nous tiens (PV: Marshall F. H   Sam 9 Avr - 10:50

    J’attendais avec appréhension la réponse de mon ami. Au mieux, il allait essayer de me comprendre et tenterait de me résonner. Au pire, car il fallait s’y attendre, il me traiterait de cinglée, me dirait qu’il n’aime que Taylor et que jamais il ne pourrait m’aimer. Il partirait en me hurlant que je venais de gâcher notre amitié. Je me mordis la lèvre en me maudissant intérieurement. J’aurais mieux fait de fermer ma grande bouche, quelle idiote je faisais ! Voilà comment foutre en l’air en quelques seconde près de onze ans d’amitié. Dire que j’avais toujours était la première à dire que jamais il ne se passerait quelque chose entre Marshall et moi. Je clamais haut et fort que l’amitié mixte était possible, je venais tout juste de prouver le contraire. J’étais tellement bête d’être tomber amoureuse. Et de lui en plus ! Pourquoi lui ?!

    « Peut-être, mais je suis un grand garçon tu sais. Je n’ai plus rien du gamin qui décrochait les nids d’abeilles à coup de bâton ou qui mangeait des fourmis pour te faire perdre la tête.»

    J’esquissai un léger sourire. Voilà. Il avait réussi à me faire sourire. C’était sûrement l’une des raisons pourquoi j’étais tombée amoureuse de lui, il arrivait à me faire rire qu’importe les circonstances. Cette évocation de notre enfance me rappela de nombreux souvenirs.

    « Je le sais bien Marshall, mais je ne peux m’empêcher de m’inquiéter pour toi. C’est plus fort que moi. »

    Je pensais réellement ce que je venais de dire. Malgré les années qui avaient passés et le beau garçon qu’était devenu mon ami, j’avais toujours tendance à le voir comme un enfant. Un enfant qu’il n’était plus désormais. Mon sourire s’effaça néanmoins rapidement, bien trop rapidement dès qu’il reprit la parole.

    « Tu crois? Comment est-ce que tu peux croire ca? »

    Je voyais à son visage qu’il était complètement sur le cul. Et je ne pouvais que le comprendre. À sa place je ne saurais comment j’aurais réagi face à une telle révélation. J’aurais aimé remonter le temps, et ne jamais lui avoir dit tout cela.

    « Je … Je sais que ça doit de paraître dingue. Ca l’est aussi pour moi… Mais peut-être qu’on fond c’était ce qui devait arrivé. »

    Quoi ?! Je ne me rendais même pas compte de ce que je disais. La meilleure chose que j’avais trouver à lui dire pour le rassurer et de lui dire que ça devait sûrement arrivé ! J’étais officiellement, moi, Esmeralda Antigone James la fille la plus stupide de Poudlard. Et peut-être même de la Terre.
    Je croisa son regard. Cela me fit mal, tellement mal de voir qu’il me regardait comme si j’étais une inconnue. Qu’est que j’avais fais bon sang ?!

    « Je suis ton ami Esméralda, qu’est-ce qui ne tourne pas rond chez toi? Je comprend pas, pourquoi est-ce que tu me fais ca? »

    Quand je disais qu’il allait me traiter de folle. Je ne savais quoi répondre à ses questions. Je n’en savais rien moi-même. Qu’est qu’il croyait ? Que c’était facile pour moi de ressentir tout ça et de lui avouer ? Cette sensation de dépendre de lui, me fouettait les jetons. Je détestais ça être dépendante de quelque chose, et encore plus de quelqu’un. Il ne savait pas à quel point j’étais effrayé lorsque je sentais des papillons dans mon ventre quand il s’approchait de moi. Non. Il n’en savait absolument rien. Tout le monde disait que c’était génial d’être amoureux, que c’était la plus belle sensation du monde. Conneries. C’était faux. C’était terrifiant, chiant et terriblement douloureux.
    Je leva les yeux vers Marshall. Il avait détourner les yeux. Il n’arrivait même plus à me regarder en face.

    « Je ne sais pas Marsh. Je ne sais pas putain. »


    Voilà que je devenais vulgaire. Je voulais qu’il comprenne que tout cela n’était pas désiré !

    «  J’ai jamais voulu ça. Tu sais très bien que ma plus grande hantise était de tomber amoureuse. C’est pour ça que je n’ai que des relations à courts termes. »
    Commençai-je.
    « Et au final, c’est tombé sur toi, avant même que je m’en rendes compte. J’ai tout fais pour repousser ça. Tout. Mais rien y fait. J’ai fini par me faire une raison. Après tout ce que tu as fait pour moi, tout ce qu’on a vécus ensemble c’est arrivé. Je sais maintenant que tout va changer et que rien ne sera comme avant. Je viens de foutre une merde monumental dans notre relation. Et dans la tienne avec Taylor. J’en suis navrée… »

    Je l’étais réellement. Je savais bien que je venais de le mettre dans une situation délicate vis-à-vis de moi et de Taylor.
    Je fis quelques pas vers lui, il esquivait toujours mon regard. Je pris doucement son visage entre mes mains.

    « Regardes moi Marshall, s’il te plait. »
    Lui demandai-je d’une voix douce et pleine de détresse.

    « Je t’en supplie, je sais bien que je viens de tout compliqué mais par pitié Marshall, ne me laisses pas. J’ai tellement besoin de toi. »

    Ma voix tremblait mais je retenais mes sanglots, pleurer ne résoudrait rien.
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MessageSujet: Re: Jalousie quand tu nous tiens (PV: Marshall F. H   Mer 20 Avr - 2:07



    « Je…Je sais que ca dois te paraître dingue. Ca l’est aussi pour moi…Mais peut-être qu’au fond c’était ce qui devait arriver. »

    Ce qui devait arriver? Cette révélation saugrenue me fit froncer les sourcils. Jamais je n’avais imaginé Esméralda autrement. Pour moi elle était une amie qui m’avait fait la vie dure avec ses crises de diva, mais dont je ne pourrais plus me passer aujourd’hui. Bizarrement, ce n’est pas cette image complice qui me vint en tête lorsqu’elle aborda le sujet. En fait c’était plutôt le contraire.

    FlashBack
    Une amie commune de nos deux familles se mariait et nous avions été conviés à la cérémonie. Déjà qu’il n’y avait rien de plus ennuyant que ce genre de soirée, mais pire il fallait que mes vêtements soit agencés à ceux d’Esmé. Chanceux comme je l’étais, elle portait du rose. J’étais très orgueilleux et m’afficher aussi ridiculement ne faisait franchement pas mon bonheur. En jeune garçon mature, j’avais fait la gueule. C’était ma seule façon de protester. Alors quand vint le moment de prendre des photos, je ne vous dit pas la tête que je pouvais tirer et ma mère ne facilitait pas les choses.

    « Marshall, regarde par ici! Et souri un peu, on dirais que quelqu’un est mort. »
    « Esméralda, approche-toi. Je sais qu’il a l’air un peu farouche, mais il ne va pas te manger. »
    « Vous seriez mignon si vous vous teniez la main… »

    « NON! »

    Ce non catégorique qui avait été crié à l’unissons par moi et Esmé’, me confirmait hors de tout doute que nous n’étions pas fait l’un pour l’autre.

    Fin FlashBack

    D’aussi loin que je pouvais me le rappeler, rien ne laissais présager un tel scénario. Je n’avais qu’un tas d’anecdotes du genre en tête et entre vous et moi, ca n’inspirait aucune romance. Je n’avais tout simplement pas l’âme d’un poète qui s’exalte devant l’amour avec un grand A, mais Esméralda non plus que je sache. C’était donc à ce demandé où elle avait pu s’imaginer un scénario aussi romanesque entre ses coups d’un soir et ma bêtise naturelle.

    « J’ai jamais voulu ca. Tu sais très bien que ma plus grande hantise était de tomber amoureuse. C’est pour ca que je n’ai que des relations à courts termes. Et au final, c’est tombé sur toi, avant même que je m’en rende compte. J’ai tout fait pour repousser ca. Tout. Mais rien y fait. J’ai fini par me faire une raison. Après tout ce que tu as fait pour moi, tout ce qu’on a vécus ensemble c’est arrivé. Je sais maintenant que tout va changer et que rien ne sera comme avant. Je viens de foutre une merde monumentale dans notre relation. Et dans la tienne avec Taylor. J’en suis navrée… »

    J’avais envie de me boucher les oreilles et de fredonner quelques idioties pour couvrir l’explication de mon amie. Je ne l’avais pas fait, mais ce n’était pas l’envie qui m’en manquait. J’étais un grand immature, mais pas suffisamment pour me conduire ainsi dans un moment aussi critique. Merci mon dieu. À ce moment j’aurais sans doute dû devenir compréhensif et soutenir mon amie d’une façon ou d’une autre, mais j’étais incapable de ressentir autre chose que la frustration et un déni total de la situation. Comme si le fait de ne pas accepter les choses telles qu’elles étaient me préservait des conséquences. Je m’en voulais de réagir aussi sauvagement, alors qu’elle se dévoilait entièrement. N’est-ce pas le rôle d’un ami que d’écouter et de réconforter peu importe les circonstances? J’étais égoïste, j’étais un mauvais ami. Je ne posai pas le moindre regard sur elle, même lorsqu’elle me força à le faire d’une main délicate. Ce contact, bien qu’il se veuille être un geste réconfortant me fit aussitôt reculé. Un pas de recule rompit brutalement l’approche de ma précieuse amie. Puis la honte me traversa vicieusement. Ce n’était qu’un pas derrière, mais symboliquement je l’abandonnais. Ce n’est qu’après avoir pris conscience de mon geste que j’osais lever mon regard vers Esméralda.

    « T’as tout gâché Esméralda! Tu viens de tout foutre en l’air, sous prétexte que tu ne pouvais pas taire tes sentiments. C’est ridicule, penses-y un instant! Comment tu as pu t’imaginer être tombé amoureuse de moi. Moi? Le gars qui a vomis sur tes chaussures dans le train en deuxième, celui qui t’a surpris au lit avec un Gryffondor en quatrième. Bon sang, il faut que j’efface ce souvenir de ma mémoire...! C’est certain que si tu t’entour de gars qui ne te veulent que dans leur lit, je passe pour un don juan. Mais entre toi et moi, je n’ai franchement pas la tête de l’emploi. Esmé’, je ne veux pas perdre mon amie parce qu’elle croit peut-être m’aimer. »

    Je passai nerveusement une main sur mon visage moite. Même si mes arguments paraissaient saugrenus, j’étais resté sérieux tout au long. Pourrais-je vivre avec le questionnement que suivrais le moindre geste d’Esmé? C’était à devenir parano et c’est ce qui gâcherait toute ces années d’amitiés. Mais cela valait-il la peine de mettre de côté autant de bon moment pour une histoire pareille? Non. Mais il y avait Taylor. Qu’est-ce qu’elle cherchait à faire en me disant tout ca? Ce vider le cœur? Bravo! Le mien, j’avais l’impression qu’il allait soudainement arrêter de battre. Je n’avais aucune solution pour limiter les dégâts et que les choses redeviennent exactement comme elles l’étaient il y a une heure. Puis sa voix tremblante me rappela à l’ordre. J’avais devant moi une Esmé démunie et effrayé. Je n’étais pas un sadique, voir ma meilleure amie dans un état aussi critique me noua l’estomac. Je plongeai mon regard azure dans le sien, lui faisant alors comprendre que malgré toutes les conneries que je pouvais dire, je ne pouvais me résoudre à la laisser tomber.

    « Tu sais très bien que j’ai plus besoin de toi, que toi de moi. Même si je le voulais, je serais incapable de t’abandonner Esmé’.»

    Cela relevait d’une évidence. Même si rien n’était réglé, il était primordial que je lui confirme qu’elle n’avait pas à s’en soucier. Même si je me voulais réconfortant, je n’avais pas l’ombre d’un sourire aux lèvres. J’encaissait surement encore le choc.
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Esmeralda A. James
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MessageSujet: Re: Jalousie quand tu nous tiens (PV: Marshall F. H   Ven 22 Avr - 19:06


    Marshall restait silencieux et cela n’avait pas pour effet de me rassurer. Jamais encore je n’avais vu mon ami dans un tel état. Il avait l’air complètement choqué, déçu et bouleversé et je m’en voulais terriblement de l’avoir mis dans cet état. J’aurai voulu remonter le temps, pour que ce moment n’arrive jamais. Mon regard se posa un moment sur ma baguette. Après tout, j’étais une sorcière, rien ne pouvait m’empêcher de lui lancer un Oubliette. Je chassa immédiatement cette pensée de mon esprit. Je n’allais pas effacer sa mémoire, c’était mon meilleur ami ! Cette fois ci, je ne pouvais plus fuir et il fallait que j’assume mes responsabilités.

    « Plus facile à dire qu’à faire » Souffla une petite voix dans ma tête.

    C’était le cas de le dire. Surtout lorsque Marshall recula alors que je voulu le toucher. Une claque, en pleine face. Pire, un coup de poing. Je me sentis horriblement mal, comme lorsque j’avais fais mon overdose il y a deux ans, non. Pire, bien pire. Lors de mon overdose, j’avais plané avant, je n’avais plus sentis mes jambes, ni mon corps. Mon esprit m’avait ensuite lâché, je ne comprenais plus rien. Des couleurs, des voix au loin. Maman. Papa. Marshall. Irina. Maman. Papa. Marshall. Irène. Ma meilleure amie, ma sœur, elle était la seule qui me comprenait. Ou du moins, c’était ce que je croyais. Comme j’avais était stupide de croire, que cette femme de trente cinq ans, bien qu’elle en faisait à peine vingt six pouvait être ma meilleure amie. Mais elle était si gentille, drôle et elle semblait vraiment me comprendre. Qu’est que j’avais étais stupide de croire qu’elle voulait être mon amie. Comment aurai-je pu me douter qu’Irène, le nom sous lequel elle s’était présenté, se nommait en réalité Irina, et qu’elle était ma mère biologique. Je n’avais à cet époque, aucune idée que mon père pu avoir une relation avec quelque un d’autre que ma mère. Irène/Irina m’avait entraîné ans des tas de soirées plus alcoolisées les unes que les autres. Elle m’incitait à boire tout ce qu’on me donnait, fumer, sniffer, avaler toutes les drogues qui me passaient sous la main. C’était pour « etre bien, que rien ne pourrait m’arriver, elle veillait sur moi. Elle serait toujours là pour moi. » C’est ça. Toutes les personnes qui me juraient d’être toujours là pour moi me prouvaient le contraire. Irène, Marshall à présent. Oui, car son mouvement de recul voulait tout dire. Je le répugnais, il me détestait. Je le savais.


    « T’as tout gâché Esméralda! Tu viens de tout foutre en l’air, sous prétexte que tu ne pouvais pas taire tes sentiments. C’est ridicule, penses-y un instant! Comment tu as pu t’imaginer être tombé amoureuse de moi. Moi? Le gars qui a vomis sur tes chaussures dans le train en deuxième, celui qui t’a surpris au lit avec un Gryffondor en quatrième. Bon sang, il faut que j’efface ce souvenir de ma mémoire...! C’est certain que si tu t’entour de gars qui ne te veulent que dans leur lit, je passe pour un don juan. Mais entre toi et moi, je n’ai franchement pas la tête de l’emploi. Esmé’, je ne veux pas perdre mon amie parce qu’elle croit peut-être m’aimer. »

    Qu’est qu’il voulait au juste ?! M’achever ? Je savais que j’avais tout foutu en l’air il n’avais nullement besoin de me le rappeler. Je savais également que le fait de tomber amoureuse de lui était ridicule. Encore une fois je sentis les larmes me montaient aux yeux. Ses mots m’avaient fait tant de mal. Je m’empressa d’ essuyer mes larmes avant qu’elles ne roulent sur mes joues.

    « Tu sais très bien que j’ai plus besoin de toi, que toi de moi. Même si je le voulais, je serais incapable de t’abandonner Esmé’.»

    Ses paroles ne me réconfortaient pas. J’étais toujours secouée par ce qu’il venait de me dire.

    « Je suis désolée Marshall. Vraiment. Je ne le voulais pas, mais c’est comme ça. Je sais que ce n’est pas de moi que tu veux. J’aurais aimé être Taylor, cela aurait réglé bien des choses mais … je ne le suis pas, je ne suis que moi. »


    Sans lui laisser le temps de réagir je me jeta autour de lui et enroula mes bras autour de lui. Je posa ma tête sur son torse et ferma les yeux.

    « Ne me repousses pas. Pas tout de suite, laisses moi cinq minutes, je t’en prie. » Réussis-je à dire doucement.

    Je me défis de son étreinte au bout de quelques secondes ou quelques minutes, je ne saurais dire, et tentais de me reprendre.

    « Je sais que le mal est fait mais, si tu le veux, là maintenant je cacherais mes sentiments pour être simplement ton amie. Si tu me le demande, je partirais tout de suite et je te laisserais pour toujours Marshall. Dis moi ce que tu veux, parce que moi, je suis complètement perdue. »
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MessageSujet: Re: Jalousie quand tu nous tiens (PV: Marshall F. H   Mar 26 Avr - 14:40



    Rien ne servait d’expliquer mon état d’âme du moment, qui se désagrégeait sous l’influence d’une révélation qui apportait son lot de stress. J’avais cette fâcheuse impression d’être le spectateur d’une situation qui me concernait. Soupire, consternation, malaise. J’aurais voulu être ailleurs, me dissocier d’un tel contexte ou même faire peuve de plus de sagesse. Moi qui étais plus spontané que réfléchis, je pouvais bien avoir du mal dans les relations humaines. Aborder les gens n’avait rien de sorcier, mais lorsque venaient les conflits, ce n’était pas gagné. Je n’étais pas celui qui se pose gentiment et qui tente de trouver une solution avec maturité. Je dis ce que je pense sur le coup et parfois ce n’est pas suffisant et les choses tournent mal. C’est comme les beaux discours lorsque quelqu’un déprime ou simplement consoler quelqu’un en peine, ce sont des choses qui m’échappes. C’est pourtant des choses que la majorité des gens savent faire sans se poser de question, mais qui me plonge dans l’inconfort le plus total. En même temps, la compassion n’est pas une valeur très prononcé chez les Harwicks, c’est de famille! Un mauvais gène qui se transmet de génération en génération. Je ne dis pas non plus que je suis un insensible, se serais mentir. Je dis simplement qu’il y a une marge entre ne pas être indifférent à la souffrance de quelqu’un et savoir quoi dire ou quoi faire pour arranger les choses. Je pourrais vous servir le discours habituel, celui que mon père ma servit toute ma jeunesse et qu’il continue de me farcir encore. Un homme ne chiale pas! Les émotions hystériques sont l’exclusivité des femmes et il n’a peut-être pas totalement tord. Le rôle d’un homme c’est de soutenir sa famille et de vous donner une gifle quand on déraille. Imaginez que je fasse cela à ma pauvre Esméralda. Voilà le genre d’exemple qui creuse le fossé qui me sépare de mon paternel. Ce n’est pas un homme mauvais et je détiens surement énormément de lui, dont ma difficulté à gérer ce genre de confrontation.

    « JE SUIS DÉSOLÉE MARSHALL. VRAIMENT. JE NE LE VOULAIS PAS, MAIS C’EST COMME ÇA. JE SAIS QUE CE N’EST PAS DE MOI QUE TU VEUX. J’AURAIS AIMÉ ÊTRE TAYLOR, CELA AURAIT RÉGLÉ BIEN DES CHOSES MAIS … JE NE LE SUIS PAS, JE NE SUIS QUE MOI. »

    Sans que je ne puisse prononcer la moindre bribe de mot, elle s’avança vers moi pour m’enlacer désespérément. Ma façade de jeune homme froid et distant que je m’étais imposé avec peine, se brisa net. Je m’étais surpris à maladroitement glisser mes mains dans son dos, la serrant près de moi. Ce geste bien que naturel pour plusieurs était chez moi le symbole de ce soutient que j’espérais lui apporter.

    « Et c’est très bien comme ca… Je ne veux pas que tu sois Taylor. J’ai besoin de toi telle que tu es. C’est comme ca que je t’aime et pas autrement. »

    Avais-je dis d’une voix murmuré qui allait de paire avec les circonstances. Les histoires de cœurs n’étaient pas chose simple pour moi, mais pas que! Simplement m’ouvrir aux autres relevait d’un miracle. Rien à voir avec la pleine lune ou les marées, c’était plus compliqué encore. Voilà entre autre pourquoi j’avais tant de mal à avouer mon amour à Taylor. Et si elle réagissait comme je le faisais en ce moment avec Esmé’? Bon sang! J’étais un vrai abruti. C’est cette réflexion qui me fit ouvrir les yeux. Je centrais tout vers moi, négligeant l’état de ma précieuse amie. Voilà qu’enfin je me mettais à ca place…réellement! Elle brisa cette étreinte, aussi rapidement qu’elle l’avait provoqué.

    « JE SAIS QUE LE MAL EST FAIT MAIS, SI TU LE VEUX, LÀ MAINTENANT JE CACHERAIS MES SENTIMENTS POUR ÊTRE SIMPLEMENT TON AMIE. SI TU ME LE DEMANDE, JE PARTIRAIS TOUT DE SUITE ET JE TE LAISSERAIS POUR TOUJOURS MARSHALL. DIS MOI CE QUE TU VEUX, PARCE QUE MOI, JE SUIS COMPLÈTEMENT PERDUE. »

    Voilà un discours que je ne trouvais pas crédible. Esméralda James, me quitter à jamais? Impossible. Je n’imagine pas ma vie sans cette fille près de moi. Égoïste? Pourquoi pas! On ne m’enlèvera pas mon amie pour quelques sentiments saugrenus. C’est plus naturellement que je repris la parole. Peut-être que ce câlin improvisé avait eu l’effet de me détendre un peu et de me donner la force de dire ce que je pensais en dehors de mon indignation.

    « Tu sais ce qui est marrant? Depuis tout à l’heure je n’arrête pas de dire que « Je ne veux pas, j’ai besoin de…Je…Je…Je! » Puis en fait je ne sais pas se que j’attends de toi avec tout ca. Tout ce que je sais, c’est que je suis un imbécile, un imbécile qui ne veux pas que tu le laisse. J’ai osé croire que tes sentiments pour moi n’étaient rien par rapport à ceux que j’ai pour Taylor. J’ai dû mal à y croire, ca ne fais aucun doute, tout ca ca me fait peur, mais je n’aurais pas dû parler comme je l’ai fait»

    Moi Marshall faisait enfin preuve de sagesse? Il fallait vite faire une croix sur le calendrier. On attendrait surement longtemps avant que cela se reproduise. Ce n’était franchement pas naturel chez moi et lorsque je me rendis compte de ma soudaine et surement très brève prise de maturité, je ne pu réprimer la surprise dans mon regard. C’était étrange, c’était le moins qu’on puisse dire, mais pour une fois je venais de mettre exactement le doigt sur ce qui n’allait pas dans mon attitude.
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Esmeralda A. James
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MessageSujet: Re: Jalousie quand tu nous tiens (PV: Marshall F. H   Dim 1 Mai - 13:07

    J’inspirai une bouffée d’air frais. Il fallait que je me reprenne et ce, immédiatement. J’étais Esméralda James , la Serdaigle aux innombrables conquêtes. J’étais Esméralda James, ancienne accro de la coke à seulement quinze ans. J’étais Esméralda James, Serdaigle sérieuse qui avait soudainement dévié et perdue sa virginité à quatorze ans. J’étais Esméralda James, la plus grande pétasse de Poudlard. J’avais de quoi être fière. Tu m’étonnes que Marshall ne veuilles pas de moi et préfère une fille comme Taylor. On disait de Taylor qu’elle était jolie ou mignonne. On disait de moi que j’étais sexy. Combien de temps cela faisait il qu’on ne m’avait pas dit que j’étais jolie ? Personne n’était capable de m’aimer, juste de me baiser. C’était tellement plus facile. Et le pire dans tout ça c’est que cela me convenait. Je m’étais faite à l’idée que je n’étais pas le genre de fille dont on tombe amoureux. Même les pires garces comme Eileen Down avait un petit ami qui les aimés. C’était effarant.

    « Et c’est très bien comme ca… Je ne veux pas que tu sois Taylor. J’ai besoin de toi telle que tu es. C’est comme ca que je t’aime et pas autrement. »

    J’aurais pu être rassurée et contente de ses paroles. Mais je ne l’étais pas. Encore une fois cela me prouvait qu’il ne voulait pas m’aimer. « Sois juste la bonne copine » voilà ce qu’il tentait de me dire. Et j’étais tellement folle de lui que j’allais le faire. Je me contenterais d’être celle qu’il veut que je sois même si ça me brise le cœur de le voir en aimer une autre, qu’importe, je voulais le voir heureux avant tout.

    « Tu sais ce qui est marrant? Depuis tout à l’heure je n’arrête pas de dire que « Je ne veux pas, j’ai besoin de…Je…Je…Je! » Puis en fait je ne sais pas se que j’attends de toi avec tout ca. Tout ce que je sais, c’est que je suis un imbécile, un imbécile qui ne veux pas que tu le laisse. J’ai osé croire que tes sentiments pour moi n’étaient rien par rapport à ceux que j’ai pour Taylor. J’ai dû mal à y croire, ca ne fais aucun doute, tout ca ca me fait peur, mais je n’aurais pas dû parler comme je l’ai fait»

    Waw. Etait-ce bien Marshall qui parlé ? Je ne l’avais jamais vu aussi sérieux et … raisonnable. Cela me faisait tout drôle de mettre Marshall et raisonnable dans la même phrase. C’était surement son côté immature et gamin qui me plaisait le plus chez lui. Et là le voir, sage, qui reconnaissait ses tords me rendait tellement … fière. Oui j’étais fière de lui. Bon si cela aurait été dans d’autres circonstances ça aurait était parfait mais c’était déjà bien.
    Je m’approchai de lui et pris sa main avec délicatesse.

    « Tu n’es pas un imbécile Marsh, ta réaction était tout à fait humaine. Et puis c’est vrai que je n’aurais peut-être pas du te balancer tout ça d’un coup… Mais j’en avais besoin, c’était bien trop dur, je ne suis pas assez forte pour contenir tout ça. »


    Je pris une profonde inspiration avant de continuer.

    « Je ne te laisserais jamais, je serais toujours là tant que tu voudras de moi… »


    Ma voix se fit plus petite, plus douce.

    « J’ai eu tellement peur, et j’ai toujours autant peur de ce que tu penses, de ta réaction. Tu sais bien que tu es la personne qui a le plus d’importance pour moi dans ce château et que je ne veux pas te perdre. »

    Je souris, légèrement.

    « Je deviens presque romantique ! Tu vois l’effet que tu as sur moi. »


    J’essayais de détendre l’atmosphère comme je le pouvais même si j’étais toujours au fond, aussi angoissée. Je glissai mes mains dans les poches de ma robe de sorcière. Ma main droite entra en contact avec quelque chose de dur dans la poche, je sortis l’objet. Un paquet de Lucky Strike. Voilà ce dont j’avais besoin. Je sortis rapidement une cigarette du paquet et la glissa entre mes lèvres avant de l’allumer.

    « Désolée. Je sais que tu n’approuves pas, mais j’en ai besoin. »
    Glissai-je à Marshall.

    Il détestait que je fume, et malgré tous ses reproches je n’avais toujours pas arrêté. C’était encore une chose que je devais faire un de ces jours.
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Marshall F. Harwicks
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MessageSujet: Re: Jalousie quand tu nous tiens (PV: Marshall F. H   Lun 9 Mai - 0:44




    « J’AI EU TELLEMENT PEUR, ET J’AI TOUJOURS AUTANT PEUR DE CE QUE TU PENSES, DE TA RÉACTION. TU SAIS BIEN QUE TU ES LA PERSONNE QUI A LE PLUS D’IMPORTANCE POUR MOI DANS CE CHÂTEAU ET QUE JE NE VEUX PAS TE PERDRE. JE DEVIENS PRESQUE ROMANTIQUE ! TU VOIS L’EFFET QUE TU AS SUR MOI. »

    Mon cœur fit un bond lorsqu’elle parla de romantisme, puis vint le malaise. Je n’avais pas pour habitude d’entendre cela de la bouche d’Esmé’. Pas à mon égare en tout cas! Ca me faisait un drôle d’effet, pas spécialement agréable à ressentir. Même si je n’étais pas du genre a prendre les choses aux sérieux, je dois admettre que sur ce coup là je pataugeais gravement. Elle m’aimait, Esméralda m’aimait. Je pouvais me le répéter mille fois, c’était toujours aussi étrange. Point positif, elle voulait désamorcer la tension qui c’était installé. Voilà à quoi je m’accrocherais pour oublier ce qui venait de se passer.

    « Me perdre? Tu as passé toute ton enfance à trouver un moyen de te débarrasser de moi. Les crises, les injures, les mauvais coups…Non en fait, les mauvaises blagues c’était de mon ressort. Mais en fin de compte, je suis toujours là. Même lorsque tu as été une vraie peste avec moi, je n’ai pas dérogé. Faudra t’y faire, on ne se débarrasse pas de moi facilement. »

    Notre enfance avait été chaotique. Aujourd’hui nous étions passés de la haine à une complicité parfaite. Nos parents pouvaient témoignés du progrès de l’évolution de notre relation. C’était assez impressionnant, comme les choses avaient changé. Apparemment, les miracles existent. Jamais à 10 ans, je n’aurais voulu croire qu’Esméralda aurait une place aussi importante dans ma vie. Nous avions si peu en commun et pourtant! Nos querelles avaient mutés en l’acceptation de l’un et l’autre tel qu’il était; avec ses défauts et ses qualités. C’est ce qui, je suppose, donnait autant de force à notre relation. Ce ne fut pas toujours simple, je n’étais pas quelqu’un de facilement supportable et Esméralda avait un mode de vie que j’avais un mal fou à comprendre. Mais j’acceptais, me résignant au fait que je ne pouvais la changer et je ne le désirais pas spécialement. Je l’aimais telle qu’elle était et depuis l’incident avec Irina je l’appréciais d’autant plus. Sa descente aux enfers n’avaient épargné personne et même si je ne m’avouais pas vaincu, elle avait su me blesser comme personne n’avais pu le faire. Esméralda Antigone James, cette fille pour qui je donnerais ma vie, avait probablement tout fait pour me briser. Et elle avait presque réussit à le faire. Son poing dans la gueule, je l’avais eu, mais ce n’était évidemment rien comparé au venin qu’elle pouvait cracher. En la regardant là maintenant, je ne pouvais qu’être fier et heureux de la retrouver telle qu’elle était. Toute cette histoire, je me faisais un plaisir de l’oublier comme je le pouvais.

    « DÉSOLÉE. JE SAIS QUE TU N’APPROUVES PAS, MAIS J’EN AI BESOIN. »

    Je la regardais saisir son paquet de cigarette et glisser une clope au coin de ses lèvres. Sa phrase me choqua un peu, dans le sens où elle me donnait, malgré moi, le rôle du moraliste. Un rôle qui ne m’allait franchement pas. Mais elle n’avait pas tord, je n’appréciais pas cette manie qu’elle avait d’aspirer cette fumé nacre qui la tuerais à petit feu. Cette fumée, était presque omniprésente chez moi, malheureusement. L’odeur du tabac ne m’était donc pas inconnue; entre les cigares de mon père et la pipe de mon grand-père. Je l’avais même associé à ces deux caractères forts. Pas étonnant que je trouve absurde l’image d’Esméralda, une cigarette dans la bouche.


    « Si tu espère m’embrasser, il faudra commencer par arrêter. »

    Esmé’ m’avait ouverte la porte, elle ne pourrait que se blâmer elle-même. La meilleure façon de passer à autre chose était sans doute l’humour. Ce qui restait moins simple était de ne pas franchir des limites qui pouvaient être mal interprétés, mais c’était le genre de détail dont je ne me préoccupais pas. Je faisais parfois les frais de mon manque de tact. Mais pour le moment, je trouvais ma réplique bien trouvé et plutôt drôle. Ce qu’en penserais la Serdaigle serait peut-être différent. Était-il trop tôt pour s’attaquer à ce sujet beaucoup trop sensible? Je n’étais pas conscient de cette possibilité. Mais Esméralda me connaissait assez bien pour savoir que je cherchais à tout pris à me débarrasser de mon inconfort, autant qu’elle. Le grand sourire que j’affichais à cet instant parlait de lui-même. Ne m’arrêtant évidemment pas là, je trouvais le moyen de poursuivre ma lancé, dans le but évident de rassurer ma chère amie.

    « Nous sommes à égalité. Toi avec tes sentiments inattendus et moi avec mes projets au sein des Dark Ravens. On fait une belle paire tu ne trouves pas? Même en le faisant exprès, nous n’aurions pas pu trouver pire à se dire. Pendant qu’on y est tu as peut-être d’autres révélations à me faire. Du genre; Un enfant illégitime, des tendances nécrophage ou un sixième orteil? »
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MessageSujet: Re: Jalousie quand tu nous tiens (PV: Marshall F. H   Lun 9 Mai - 18:16

    L’avantage de fumer c’est que je me concentrais sur autre chose que Marshall. Je me contentais de regarder la fumée s’échappant de mes lèvres. Je me demandais ce à quoi pouvez bien penser mon ami, en faite non, il était préférable pour mes méninges de ne pas y penser sinon, je me connaissais, j’allais potasser sur cette question durant des heures. C’était le genre de choses qui me faisait avoir des maux de tête et des insomnies. Marshall me sortit de mes pensées en reprenant la parole.

    « Me perdre? Tu as passé toute ton enfance à trouver un moyen de te débarrasser de moi. Les crises, les injures, les mauvais coups…Non en fait, les mauvaises blagues c’était de mon ressort. Mais en fin de compte, je suis toujours là. Même lorsque tu as été une vraie peste avec moi, je n’ai pas dérogé. Faudra t’y faire, on ne se débarrasse pas de moi facilement. »

    A l’évocation de ses souvenirs je me mis à sourire. Il n’avait pas tord, j’aurais bien aimé qu’il me laisse tranquille et qu’il me tourne le dos il y a quelques années. Qui aurait pu croire en nous voyant enfant que nous deviendrons les meilleurs amis du monde.

    Flash back.

    Il faisait un temps radieux et cela me ravissait car aujourd’hui était le jour de mon anniversaire. Ce n’était pas tous les jours que l’on fêtais ses neuf ans. Pour l’occasion mes parents m’avaient gâtés, comme toujours. Ils avaient organisés une grande fête dans notre jardin. Il y avait des balais sur lesquels mes invités pouvaient s’amuser à voler. Notre grande piscine avait été sortie. Mes parents avaient invités leurs amis ayant des enfants et parmi eux les Harwicks. Cela ne m’enchantait guerre que cet idiot de Marshall soit à ma fête. Ce garçon était une calamité ambulante et il ne loupait jamais une occasion de m’embêter. Cette fois non plus, ça ne manqua pas. Alors que tous mes invités étaient réunis autour de la table pour me voir souffler mes neufs bougies, je fus soudainement percuté par quelque chose pousé à grande vitesse et je me retrouva la tête dans le gâteau. Cette chose, c’était Marshall, sur un balai qu’il n’avait plus réussi à contrôler. La crise de rage que j’avais eu avait été phénoménale. J’avais détesté Marshall d’avoir ruiné mon anniversaire et je ne voulais plus le revoir.

    « Maman, je le déteste vraiment. »
    « Allons Esmé chérie, tu ne le penses pas vraiment, tu verras dans quelques années vous serez amis ou même amoureux … »
    « Avec Marshall ? Beurk non ! Jamais ! »

    Fin du Flash Back.

    Comme quoi, je me trompais sur toute la ligne. Nous étions devenus amis, les meilleurs amis du monde même. Il était toujours là pour moi, mon confident, mon épaule ou pleurer. Et malgré toutes les horreurs que j’avais pu lui balancer il était toujours resté à mes côtés. Ça c’était la loyauté des Poufsouffle.

    « Si tu espère m’embrasser, il faudra commencer par arrêter. » M’informa mon ami.

    Je me mis à rire, d’un rire franc et plein de joie. Je m’étais détendue, et peu à peu l’angoisse qui m’habitait avait disparue. Je finis ma cigarette et l’envoya voler avec une petite pichennete.

    « Le jour où j’arrêterais tu sauras que ça veut dire que je compte t’embrasser. »


    Toujours sur le ton de la plaisanterie il continua.

    « Nous sommes à égalité. Toi avec tes sentiments inattendus et moi avec mes projets au sein des Dark Ravens. On fait une belle paire tu ne trouves pas? Même en le faisant exprès, nous n’aurions pas pu trouver pire à se dire. Pendant qu’on y est tu as peut-être d’autres révélations à me faire. Du genre; Un enfant illégitime, des tendances nécrophage ou un sixième orteil? »


    Je fis mine de réfléchir quelques secondes.

    « Hum et bien… j’ai eu des triplés l’année dernière mais je l’ai ai fais adoptés en Roumanie. Sinon rien de grave, ah oui aussi mes parents m’ont avoués qu’en réalité on est frère et sœur. »

    Je lui lança un sourire malicieux.

    « Non je rigole, et heureusement, parce que l’inceste n’est pas toléré en Grande Bretagne. »


    J'ajouta en essayant de paraître le plus sérieuse possible

    « Enfin non, ce n'était pas une blague pour les triplés. »


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MessageSujet: Re: Jalousie quand tu nous tiens (PV: Marshall F. H   Lun 23 Mai - 15:01



    « LE JOUR OÙ J’ARRÊTERAIS TU SAURAS QUE ÇA VEUT DIRE QUE JE COMPTE T’EMBRASSER. »

    Voir mon amie rire de cette façon, après avoir déversé trop de larmes et expirer de pénibles sanglots, c’était plaisant. Son rire délicat me fit sourire. Personne n’aurait pu rester stoïque face à l’éclat de la Serdaigle. Même le plus acerbe des Serpentards se serait vu attendrit à la vu d’une jeune fille si radieuse. Même les yeux rougis par les larmes, elle restait adorable. Vous n’en diriez surement pas autant de moi avec la goutte au nez, les joue encore humide et les yeux vitreux. Je la regardais rejeter la fumée nacre d’un souffle et se débarrasser de son mégot sur le sol. Était-ce un avertissement? Allons donc! J’attendais de pied ferme ses premières tentatives qui la feraient peut-être cesser de respirer cet air goudronné.

    « Autant dire : Quand les poules auront des dents. Ce n’est pas plutôt une raison pour que j’arrête de t’ennuyer avec tes mauvaises manies? »

    Elle pouvait toujours espérer, j’étais trop têtu pour cesser de passer des remarques ennuyantes sur la fumée nocive qu’elle aspirait pour décompresser. C’était elle qui me raisonnait habituellement, alors pour une fois que je pouvais lui rendre l’appareil, j’en profitais.

    « HUM ET BIEN… J’AI EU DES TRIPLÉS L’ANNÉE DERNIÈRE MAIS JE L’AI AI FAIS ADOPTÉS EN ROUMANIE. SINON RIEN DE GRAVE, AH OUI AUSSI MES PARENTS M’ONT AVOUÉS QU’EN RÉALITÉ ON EST FRÈRE ET SŒUR. » - « NON JE RIGOLE, ET HEUREUSEMENT, PARCE QUE L’INCESTE N’EST PAS TOLÉRÉ EN GRANDE BRETAGNE. »

    J’étais ravi qu’elle joue le jeu, je reconnaissais enfin Esméralda; loin de ces révélations sentimentales auquel je n’étais pas habitué. Cela m’apaisa en quelques sortes et je poursuivis dans cette lancée salvatrice.

    « Ca, ne m’étonnerais même pas. T’as vu comment ta mère fait de l’œil à mon père? Elle le dévore littéralement du regard à chaque fois. Comme quoi faire du charme c’est héréditaire chez les James. »

    Même si cette mère à laquelle je faisais allusion n’était pas la mère biologique d’Esmé, c’était tout comme. Irina n’était qu’un lointain souvenir sans importance qui n’avait eu qu’un impact négatif sur la vie de mon amie. Maman James quant à elle avait tout d’une femme sympathique qui avait sans aucun doute légué à Esméralda un talent certain dans l’art de plaire. Qui aurait cru qu’un jour je puisse dire une chose pareille. Esméralda Antigone James, la fille la plus désiré de Poudlard, ma meilleur amie qui m’avouait ses sentiments; le rêve de plusieurs hommes que je venais de rejeter banalement. Remarque, la plupart des mecs se plaisaient plutôt à profiter d’elle ou vice versa – pour être franc j’ai cessé d’essayer de comprendre pourquoi elle offrait ses vertus au premier venu. Mes conclusions avaient arrêté au fait que son harem et elle-même ne ressentait aucun sentiment véritable l’un pour l’autre. C’était dommage, vraiment. Esméralda méritait plus qu’un simple plaisir charnel, elle méritait qu’on l’aime pour ce qu’elle était réellement, mais je n’étais pas celui qui pouvait lui offrir cela. Pas comme elle l’espérait du moins.

    « ENFIN NON, CE N'ÉTAIT PAS UNE BLAGUE POUR LES TRIPLÉS. »

    « Aaaah, il me semblait bien que tu avais pris quelques kilo à ce moment là. Et dire que j’avais mis cela sur le compte de ton anxiété face aux examens qui approchaient. »


    Son air faussement sérieux m’amusait. Ah Esmé’, si tu n’existais pas il faudrait à tout prix t’inventer. Un sourire taquin naquit sur mes lèvres. J’avais osé jouer sur un terrain glissant. Blaguer sur le poids des femmes était une grossière erreur. C’était le genre de remarque qui pouvait passer de travers et être interprété comme un pur comportement misogyne, mais de ma part c’était de suite plus inoffensif. Avec le temps Esméralda devait être immunisé à mes blagues foireuses, ce qui rendait nos échanges plus savoureux. Puis j’eu un moment de lucidité, m’écartant de ce moment de folie qui m’avait tant fait de bien.

    « Ce sera plus vraiment comme avant, hein? »

    J’avais posé cette question sans réfléchir. J’avais dis tout haut le sujet de ce qui m’effrayais le plus en ce moment. J’avais envie qu’on me rassure, qu’on me confirme que tout serait exactement comme cela avait toujours été. Que je n’avais pas à me soucier de tout ca. Qu’Esméralda et moi formerions un duo sans faille qui ferait totalement abstraction de ce qui venait de se passer - Comme un mauvais rêve qu’on s’empresse de chasser. Mais ce n’est pas ce n’était pas ce qui allait se passer. C’était une triste évidence qui me donna un vertige. J’aurais eu mieux fait de ne rien dire, de laisser aller les choses et de croiser les doits pour que tout rentre dans l’ordre. Il a malheureusement fallut que j’ouvre la bouche pour planter à nouveau le fer dans la plaie. Évidemment que rien ne serais plus comme avant. Jamais je ne pourrais plus me confier à mon amie comme je le faisais toujours. Taylor deviendrait un sujet tabou et sa simple évocation nous plongerait dans un inconfortable malaise. Cette époque où je me livrais à Esmé’ tel un livre ouvert était désormais révolue? Je grimaçai, résigné et inquiet de se que nous réservait l’avenir.

    Comment allais-je faire pour gérer tout ca…
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Esmeralda A. James
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MessageSujet: Re: Jalousie quand tu nous tiens (PV: Marshall F. H   Mar 28 Juin - 16:02

    Les imbécilités que je venais de débiter le faisait sourire, et dieu que c’était bon de le voir sourire après notre conversation sérieuse. Il n’y avait rien de plus beau à mes yeux que de voir mon meilleur heureux, et j’étais même prête à me faire à l’idée de le voir avec une autre fille que moi. Oui, moi, Esméralda Antigone James, la plus grande séductrice de Poudlard était prête à renoncer à un garçon. J’étais la première étonnée, ce n’était pas dans mes habitudes de laisser tomber une de mes proies. Mais ce n’était pas une de mes proies, c’était Marshall, et cela changeait tout.

    « Autant dire : Quand les poules auront des dents. Ce n’est pas plutôt une raison pour que j’arrête de t’ennuyer avec tes mauvaises manies? »

    J’eus un petit rire. Il était vrai que j’avais toujours été un peu agacée par ses reproches,«  Arrêtes de fumer, arrêtes de boire, arrêtes de coucher à droite à gauche. » lorsque je prenais de la coke, je ne le supportais pas, et si il est probable que si il n’y avait pas eu le risque de finir à Azkaban pour le reste de ma vie, je lui aurais lancer sortilèges Impardonnables pour le faire taire. A présent, je savais qu’il s’inquiétait surtout pour moi. Je crois qu’au fond il a surtout très peur de me voir replongée dans mes conneries. Je n’imagine même pas à quel point cela a du être difficile de me supporter durant cette période.

    « Non, je ne plaisante pas, peut être bien que j’arrêterais un de ces jours. »


    Je ponctuais ma phrase d’un petit clin d’œil complice. Je pensais vraiment ce que je venais de dire, il n’était pas impossible que je me calme et que je me range un peu, après tout j’avais dix sept ans, j’étais majeur dans le monde des Sorciers et bientôt je quitterais Poudlard.

    « Ca, ne m’étonnerais même pas. T’as vu comment ta mère fait de l’œil à mon père? Elle le dévore littéralement du regard à chaque fois. Comme quoi faire du charme c’est héréditaire chez les James. »

    Cette plaisanterie sur nos parents me fit éclater de rire. Il n’y avait vraiment que lui pour me faire rire ainsi qu’importe les circonstances. Il était vrai que ma mère, Sarah James, et non pas Irina, était une femme qui plaisait. Mon père m’avait souvent raconté à quel point il avait eu du mal à la séduire. Lorsqu’on ne connaissait pas mon histoire il était impossible de deviner qu’elle n’était pas ma mère biologique. Elle était aussi grande et mince que moi, ses cheveux aussi bruns étaient plus courts et arrivés au bas de ses épaules. Non rien ne laissait croire que Sarah James n’était pas ma mère biologique.

    «  A croire que toutes les James craquent pour les Harwicks. »
    Lançai-je malicieusement.

    Je m’appuya contre l’arbre qui se trouvait derrière moi, j’étais tout de même soulagée de lui avoir tout dit. Cacher des choses à Marshall alors que j’avais pour habitude de tout lui dire avait était ultra compliqué pour moi . Mais allez parler du garçon qui vous plait avec ce dernier.

    « Aaaah, il me semblait bien que tu avais pris quelques kilo à ce moment là. Et dire que j’avais mis cela sur le compte de ton anxiété face aux examens qui approchaient. »


    « Tu insinues que j’ai grossi Harwicks ? Fais attention à ce que tu dis ! »
    Lui dis-je en lui donnant un coup amical sur l’épaule.

    Cela faisait du bien de retrouver cette ambiance entre nous. Ni lui ni moi n’étions fait pour les discours sérieux ou dramatiques, c’était probablement l’une des raisons pour laquelle nous nous entendions tellement bien.

    « Ce sera plus vraiment comme avant, hein? »

    Mon sourire se dissipa. Sa question était pertinente. Il y avait tellement de choses qui changeaient dans ma vie à présent que j’avais le sentiment que rien ne serait plus comme avant, et je ne parlais pas que de mes sentiments pour Marshall. Nous étions tous deux dans des clans ennemis à présent et une guerre se préparer… Non plus rien ne serait comme avant.

    « Je ne crois pas… »


    Je resta silencieuse quelques instants.

    « Mais cela ne nous sépara pas non ? On a en vu d’autres ! »


    Je lui lança le sourire le plus convainquant je pus. Quitte à mourir, je ne laisserais rien ni personne me séparer de mon meilleur ami. Je leva les yeux vers le château, les élèves commençaient à y rentrer et le soleil commençait à se coucher.

    « Le dîner ne va pas tarder à commencer, on y va ? »

    Après ces lourdes révélations un bon dîner ne serait pas de refus. Je rejoignis la grande salle aux côtés de Marshall, l’esprit toujours quelques peu embrumés par les changements à venir.


    RP Terminé.
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