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 Poème.

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MessageSujet: Poème.   Mar 28 Déc - 23:12

Number One. Gaëlig.

Un ciel d'été s'offrit un jour a moi, loup meurtrier au pelage d'ébène, dont le jais me frappa, époux de la nature d'un feuillage écarlate. Le vent dans une montagne désertée, mon coeur qui ne put se résoudre à choisir, et mon corps désarticulé, qui hurlait sans mot dire. Le chant d'un bataille? Le sang et la souffrance; des mains ombres et ténèbres qui courent sur ma peau, déléctant d'un plaisir raffiné, une ciselure dans mes veines, dont la blessure n'a jamais guérie.

Il eut fallu qu'il me fixa, ce roi de pacotille, chien d'une armée à ses troupes, pour que mon coeur soit emprisonné entre ses griffes impardonnables d'enfant cruel. MAudis sois les yeux qui me fit l'aimer, qui me fit dans mes cris de folie, me complaire à ses caresses, mes doigts qui de cesse de courir, finirent par dessiner le visage d'un Eros. Juste le mot, le silence, nos entrelacs, et c'était fini.

La colère, d'une main de soie, dans un gant de fer gravé, qui déchira mon espeit, confusion, et les pleurs de ma vie, m'assénant le martyre que je ne pouvais plus supporter. Le voir dans les bras d'un autre me fut impensable, aussi ce ne fut pas à l'hirondelle ou au stylet que je soignis mes mots, préférant dans ma fougue, emporter de lui un dernier souffle.

Il est des yeux qui ne s'oublient pas.


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MessageSujet: Re: Poème.   Mar 28 Déc - 23:36

Number two: Je t'aime moi non plus.


Je vous en prie, tuez moi. Cessez cette tension dans mon coeur, ce hurlement dans ma poitrine, juste tuer, et mourir.
Mes lèvres qui courent sur son corps en feu, au ciel, ciel, je brûle, eteignez moi, eteignez moi, il m'aime et je le suis à en mourir, à brûler, à déchirer ce corps de passion, ces ombres qui naissant dans ma gorge, oh ciel, ces baisers qui m'attirent, ses soupirs que je réclame en hurlant, frustration et désharmonie, mon ange déchu, je coule sur ta peau, et tu m'emporte en baisant vers d'autres cieux que ceux que j'atteins avec toi.
Un pas dans le vide, et tout se finit, les masques de papier se déchirent et je tombe.
Du haut d'un immeuble de quinze étages.
Connard.


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MessageSujet: Re: Poème.   Mar 28 Déc - 23:59

Les Emos: Tokio Hotel!

Mis à part leurs supers-pouvoirs, et malgré leur saine habitude de manger les enfants, les émos sont dangereux !
Leur tête de file, le groupe de "musique" Tokio Hotel, est en fait la branche de recrutement de leur mouvement pour conquérir le monde. Ils écument les salles de "concerts" afin d'hypnotiser les adolescents de sexe féminin (ce qui, en soit, constitue une noble cause, mais bon...) et d'en faire une armée dévastatrice, sanguinaire et, accessoirement, super-fashion, puis de lâcher cette armée dans les rues des plus grandes villes du monde pour y semer le chaos (activité qui, à première vue, pourrait sembler anodine, voire assez saine).
Leur ultime but étant, à terme, de provoquer l'effondrement de la race humaine, par suicide massif, « passque la vie est trop injuste, tu vois ».
Leur mode de financement principal est la vente de vêtements spécifiquement conçus et nano-modifiés afin de susciter la poussée des cheveux de leurs porteurs, ainsi que la vente de posters de Bill.
Pour plus d'informations, voir la page Tokio Hotel.



Corrigé par Victoire. Mais quand même : Mdrrrr


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MessageSujet: Re: Poème.   Mer 29 Déc - 0:05

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MessageSujet: Re: Poème.   Mer 29 Déc - 0:55

Haaaaaaaaaaaan.....

Quelle solitude / Quelle solitude
De mourir / de rire
Sans certitude/sans certitude
D'être au moins/ toi au loin

Une particule/ une particule
De vie / de vie
Un point minuscule / une majuscule
Utile à quelqu'un / dans un rêve fin

Quelle solitude /quelle habitude
D'ignorer / d'eveiller
Ce que les yeux / ce que les yeux
Ne peuvent pas voir / cherchent en moi

Le monde adulte / le monde adulte
Isolé / Abimé
Un monde abrupt / miroir brisé
Et là, je broie du noir/ reflète sans savoir

Dessine-moi un mouton / Déchire moi un mouton
Le ciel est vide sans imagination / mon coeur se plie dans la désolation
C'est ça / vas y
Dessine-moi un mouton / Déchire moi un mouton
Redevenir l'enfant que nous étions / Redecouvrir l'âme d'une rebellion
Dessine-moi un mouton / Déchire moi un mouton
Le monde est triste sans imagination / Une éponge imbibée de repercussions
C'est ça/ C'est ça
Dessine-moi un mouton/ Déchire moi, un mouton
Apprivoiser l'absurdité du Monde/ Entrelacer ces doigts lors d'un ronde

Quelle solitude/ Quelle habitude
De se dire/ De se dire
Que la morsure/ écris sur les murs
Du temps n'est rien / puis fais moi tien

Le rêve est bulle / Le rêve est bulle
De vie / Je lis
Un bien majuscule / ma certitude
Utile au chagrin / D'être dans la fin


Déconfiture / Déconfiture
Des pépins/ Des raisins
Mais je veux croire / Mais je songe voir
En l'au-delà / Plus loin que ça

Et vivre est dur / Ta voix est dure
Toujours un choix / Comme la soie
Mais je jure / un futur
Que le monde est à moi/ Qui ne s'oublie pas

Dessine-moi un mouton / Déchire moi un mouton
Le ciel est vide sans imagination / mon coeur se plie dans la désolation...[refrain]
C'est ça
Dessine-moi un mouton
Redevenir l'enfant que nous étions
Dessine-moi un mouton
Le monde est triste sans imagination
C'est ça
Dessine-moi un mouton
Apprivoiser l'absurdité du Monde

Il est à moi.../ Je crois en cela
Il est à moi.../Tu ne peux pas
Il est à moi.../je crois en cela
Il est à moi...Le Monde / Vie ronde

Dessine-moi un mouton
Le ciel est vide sans imagination
C'est ça
Dessine-moi un mouton
Redevenir l'enfant que nous étions
Dessine-moi un mouton
Le monde est triste sans imagination
C'est ça
Dessine-moi un mouton
Apprivoiser l'absurdité du Monde


















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MessageSujet: Re: Poème.   Mer 29 Déc - 3:20

Number three. Elyo.

Un vent de mer se lève, et gonfle les voiles blanches d'un bateau perdu sur l'eau, loin de la plage.
Couché sur le sable, je veille, mon coeur me fait mal, et je sais ce soir que je t'aime. C'est une phrase qui hurle dans mon corps, me fait me raidir. Tu dors, mon cher,tes paupières pâles recouvrant le puits sans fond qui aspire à ma domination. a ma domination. Oh, je t'en prie, mon amour, ouvre tes yeux, réveilles toi, enflamme moi de toute la force de ton regard, de ton corps dont je dépend, qui me fait hurler de frustration, quand en silence, tu passe devant moi, comme un souffle du vent. Ce corps plus blanc que neige, qui forme un tout, une praire scintillante dont j'ai à peine la liberté de profiter. Je veux me noyer, oh je t'en suppie, laisse moi mourir dans tes beaux yeux, laisse moi agoniser dans tes bras, disparaitre contre ta peau. Laisse cette flamme ravager mon âme et détruire mon coeur, me sâouler de tes silences et de tes sourires épuisés. Receuillir du bout des doigts cette sueur qui coulera le long de ta tempe, tes yeux seront fermés, et tes mèches seront pour moi comme des roses par milliers. Ta bouche entrouverte, j'y déposerais mes lèvres, et tu m'assouviras d'un seul baiser. Tes mains qui prendront mon échine, la courbure de mes reins, le rire de mes sourires, et la passion de mes caresses. Tes doigts qui glisseront sur mon ventre, satinés comme des lames aiguisés, si subtiles et étranges, qui arracheront à ma raison un souhait que tu ne cesse ce jeu, chat cruel, oiseau stupide. Je te serrerrais dans mes bras, me demanderait pourquoi tu es si fragile contre moi, contre mon coeur battant à tout rompre, pourquoi je t'aime comme cela, et que rien ne peut nous arriver. Tes doigts qui courent dans mes cheveux, et tes prunelles qui me scient l'esprit, ravageuses, terribles séductrices. Je poserais mes lèvres sur ton front trempé, tu te couchera sur le sol, t'abandonnant à mes délires, et moi je jouerais alors de ton corps, de ta beauté inadmissible, de tes mouvement ondulatoires, et de nos souffles entremêlés. Juste toi et moi, moi sur toi, toi dans moi, moi pour toi, toi avec moi.

Si seulement tu te réveillais, sur ce sable, confortable... mais n'aies crainte mon amour, te voir dormir, serrer ma main, et tes doigts épuisés sur ma joue ne me trompe pas. Laisse moi t'aimer à en mourir, petit psychopathe.
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MessageSujet: Re: Poème.   Mer 12 Jan - 23:24

J'aime. a en vivre pour mourir. D'une chanson qui s'envole, pour fâner, décrépir, au loin, un chemin. Une solitude, dans mon coeur incertain. dessine moi un mouton, le monde est triste sans imagination, l'enfant que nous étions, c'est redevenir ce que je fus, disparu apprivoisé par l'agneau couronné, il me semble, cette absurdité, je la tiens.
Elle me voit, et je t'aime, pour chaque jour, la seconde, mon air de musique qui tue, et je crie, sans mélodramatique, un pleur de rire, dans la laine d'un mouton. Il m'a fallu d'un baiser d'un homme, enchainé dans cette cage aux nervures damnées. Je pleure mais tu n'entends pas.
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MessageSujet: Re: Poème.   Jeu 17 Mar - 22:50

Je sais que je vous ai dit qu'un livre permettait de voir la pensée humaine, de comprendre le fonctionnement de l'âme. Mais je suis moi, et je ne peux pas te comprendre. Ce n'est pas une phrase que l'on répète en quête d'indépendance. C'est une phrase que l'on comprend dans l'ignorance.
J'avais envie de faire entrer un bateau dans une bouteille. De faire des pléonasmes et des rimes, de valser entre allitération et antiphrase. Mais au final, ne compte que mon sourire. Ici, il s'éteint, parce que je me rend compte qu'une étincelle disparait au fond de moi. Un homme que j'admire murmurait ivre que l'oisiveté était un maux. Je comprends on ne peut mieux...

Il y a des prénoms et des visages qui s'oublient facilement. Des mains qui se tendent et que l'on refuse parce qu'elles portent cette même nuance de mélancolie. Je refuse de plonger dans votre monde d'adolescence bouleversée, de faux semblant et d'alcool. Moi, je veux vivre à ma façon, pa sà la votre. Peu importe si c'est une connerie, peu importe si je me mens en me cachant derrière Entrelacs, sachez que je suis Elyo, et que rien, jamais, ne pourras détruire ce que je veux être. Je ne suis pas le mot androgyne, je le suis. Je ne suis pas le mot écrivain, ni même surdoué ou schizophrène, je suis moi et vous refusez de voir la totalité de ce que ej suis. Ce n'est pas un message d'appel, c'est un coup de pied au cul. En refusant de me comprendre, vous vous plongez tous dans une névrose.

Pour une connerie en discussion instantanée et je souris. Bande de cons. Relevez la tête, quoi. Pas uniquement face à ceux qui vous font face. Mais à l'intérieur aussi, bordel!

Aujourd'hui, j'ai envie de mettre un bateau dans une bouteille. Et toi, sale adolescent?
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MessageSujet: Re: Poème.   Lun 25 Avr - 21:22

Hurricane.

Alto d'une voix épuisée, chancelante dans un univers renfermé, ma main se ferme sur ta lettre, et je clos mes paupières. Ce n'est pas la réalité, c'est un rêve. Je ne puis percevoir ces mots fatidiques qui me plongent dans le néant d'une existence oubliée, achevée, dévorée par les ténèbres de mon coeur.
La porte de ton coeur. Me l'avais tu ouverte, déjà? Je ne puis me souvenir de tes yeux. Seulement tes mains qui courent sur mon corps, et la souffrance qui en résultât. Etait-ce mal, ce que nous avions fait? Comme si les verbes s'égrenaient d'eux même sur un rouage aux reflets de cuivre et de sang. Comme si le mot destin n'avait plus d'impact sur ma peau, et que je ne souhaitais plus que ta mort. Ma souffrance et ta peur. Ils firent naitre nos monstres, mon amour. Ceux des coups que tu ne m'as jamais assénés. J'aurais aimé ressentir la douleur de tes os sur mes muscles, de sentir ce cri jubilatoire de ma violence se déchainant en toi.

Comme la buée de nos souffles mêlés, je ferme les yeux et t'emmène. Tu ne sais plus où je suis passé, mon âme. Et je ne fuis plus ton regard. Abandonne toi à ton dieu, et oublies moi. Car je ne suis plus la désolation que tu avais. Que tu possédais.

Montre moi que le visage de ton masque caressera de nouveau mes lèvres, et que plus rien ne sera comme avant. Que tu tueras ce meurtre effroyable. Abandonne tous tes sens au plaisir. Ferme les yeux sur mon corps et enfonce toi, pour ne plus jamais te réveiller. Je ne te veux plus que cela. Je te désire adémment, comme pourrait désirer un homme, une femme. Je ne fais plus que maitriser mes mots. Je t'en harcèle, pour que résonne dans tes hurlements la chorale de mes chants d'amour tués. T'aimais-je? Puis-je en douter, qui sait?
Moi, c'est le gémissement de ton corps, quand tu ondule, qui me ravi, sauvagement. Je ne suis plus que cet animal qui brisé, se soulage de ta semence éperdue. Tu fermes les yeux sur tout cela, alors que depuis le début tu sais.

C'est toi qui m'a placé en position de force. Toi qui a fait de moi cet être, mais la vertu n'est pas toujours la plus sûre, il y a parfois des situations ou la complicité d'un crime est préférable à la délation. Peux tu entendre cela, amour? Prouve moi que tu peux me tuer. Prouve moi que cette souffrance est respective, et que le crash n'en sera que moins dure. Je ne suis plus. Laisse moi embrasser les néants comme je t'étreins. Il m'est facile de mettre des mots dessus, aujourd'hui. Et pourtant, tu ferme les yeux.

N'est ce pas ce que je voulais, finalement? Ton amour de mort, baby? Tu m'as abandonné, sur parole. Alors active aujourd'hui le fonctionnement d'un cheminement que je ne peux accomplir seul. Tends moi la moi. Enfonce la lame. Détruits, ravage. Les mots de destruction ne me font plus peur. Je ne crains que ta pitié. Je ne crains que tu ne succombe à cette terreur qui t'avais oppressé. Ne sois plu toi. Sois moi.
Embrasse.
Mon vide.
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MessageSujet: Re: Poème.   Ven 13 Mai - 20:09

To the soldier, the civilian... the martyr, the victim...

Je ne sais pas ce que je ressens, Aimé. Je sais juste que tu n'es plus là où tu devrais être. Là où tu faisais de moi une flamme qui fracassait ses ennemis par un seul regard émeraude. J'aurais aimé que ta peau métisse ne coure aucun risque. Je t'aime. Je ne t'oublies pas. Je suis plus sincère que les autres.
Ferme les yeux, et hurle la rage de ton monde! Parce que tu es vivant, parce que tu es la volonté même de cette génération qui veut vivre, mieux, encore! Hurle parce que c'est la guerre dans ton coeur, et que sans tes mains je ne pourrais pas t'accompagner. Hurle plus fort que celui qui est à côté de toi. Il n'existe pas d'égoisme, mais une compétition d'amour. Ta force l'aidera. Tu n'es pas lui. Tu es toi. Et ce ce qui fera de lui soi-même.
J'ai envie de tuer. Pas comme dans les séries américaines. Comme dans mes rêves, comme dans les livres. D'un regard, et que tous vive. Mais que je le regarde. Que mes yeux lui disent "Fuck". Que l'ombre rouge de mon amour se dressent sur eux, et les écrase dans toute la répugnance espagnole, énorme pyramide de déchets humains, qu'ils meurent dans leurs hurlement de rage, qu'ils tendent leurs doigts, je serais face à leur abîme et je sourirais, sans joie. Simplement pour leur montrer que je ne suis pas insensible, moi non plus. Que je suis ce que jamais ils ne pourront espérer être. Et que je ne cracherais pas sur leurs tombes. J'embrasserais des yeux le jais des corbeaux qui viendront dévorer leurs chaires. Je vous aime, ami. Jesus est ma vertue, Judas le démon, David et Jonathan mes vertues. Mourrez en silence, dans le putride de votre horreur, et que mon amour rutile à vos orbite comme la magnificence des balles qui transperceront vos corps. Mourrez en silence, je vous en conjure.

Quand le silence sera là, je serais couché. Couché à côté de Charles, qui prendra ma main, et y déposera un baiser poli. Je l'accepterais, car il triomphera seul des pariah. Je serais, émeraude enflammée, au milieu des mots de vos phrases. Je tiendrais la main de celle qui voudra m'y accompagner, mais en dépit de ma foi, je n'irais pas dans l'autre porte. Je ne verrais pas le Messie tendre son doigt. Car je n'existerais. Fucking reflexion.
Je suis là.
Et j'arrive. Là où tu ne m'attends pas, Prince. Caresse ses cheveux, et je rirais de votre bonheur. Nous serons ensemble, enfermés dans notre monde, tous les trois.
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MessageSujet: Re: Poème.   Jeu 26 Mai - 18:16

Absolument interdit de reprendre ce texte, il y a copyright placé dessus. Mes autres poèmes, je m'en fous ^^, mais celui là, c'est un extrait tiré de mon bouquin. Je compte sur votre compréhension.

En ouvrant les yeux, je ne reconnus pas le décors. Murs blancs, draps blancs... Une infirmerie? Il n'y avait pourtant pas cette odeur de médicaments et de produit d'entretien. Non. Une musique s'élevait. J'avais l'impression de la connaître. Comme si je l'avais une fois, dans mon sommeil. Je ne savais plus. Et j'étais incapable de me souvenir.
J'étais dans la Tour noire, dans la Pièce blanche. La Tour noire de Thanel, dans la chambre de Gaël. Mon esprit dériva une seconde, et puis ouvrant grand les yeux, je pris tout l'élan que je possédais pour m'asseoir. La première chose que je vis fus mon reflet. Un miroir sobre, sans aucune impureté, me renvoya directement mon image. Mes cheveux s'étalaient autour de mon visage, peignés avec soin, et mes vêtements avaient été remplacés.
« Espèce de... »
Gaël m'informa de sa présence par un petit rire. Il était là, debout contre le mur, ses cheveux rouges descendant jusqu'à ses reins, une chemise blanche ouverte sur son corps d'ivoire. Mes yeux ne quittèrent pas une seconde ses yeux noirs, furibonds. Il cherchait à me rendre vulnérable, rien qu'en s'offrant ainsi à mon regard. Je détestais ce genre de … de malice, de tentations succulentes. Il tendit doucement sa gorge vers le sol, et s'ôta du mur, venant d'une démarche rapide s'asseoir à mes côtés. Un sourire courrut sur ses lèvres quand à mon silence. Ce dernier était pesant, mais horriblement délicieux.
Gaël Mindsedge... sans âge, éternel adolescent, aux longs cheveux carmin, aux prunelles me faisant mal, tellement captivantes. Il faisait tout cela rien que pour m'énerver... ses avant-bras nus, son torse nu, ses cheveux ondulant sur ses épaules, sa proximité dangereuse, son sourire abusivement séducteur. Rageant, je gardais mes prunelles soudées dans les siennes.
« Claque moi dans les doigts, j'adorerais ça, bébé. »
Sa voix même, ce sale serpent, elle était emplie de mes fantasmes. Il avait prononcé les r de manière typiquement française, contrairement à Gaël qui lui avait gardé son accent anglophone. Les deux pièges de mon coeur, ces deux là.
« Tu n'ose pas, pas vrai, Chaton? Tu as peur... je suis là pour toi, rien que pour toi. »
Sa main glissa sur le lit, et toucha ma jambe. Jambe qu'il avait poignardée à Elyo, dans le couloir. Ses mains étaient vides de toute arme, mais un frisson secouait imperceptiblement mon corps. Sa main remonta et son pouce glissa dans le creux de ma gorge. J'étais immobile, ma respiration bloquée. Son ongle courut sur ma peau. Gaël sourit.
« Tu m'as manqué, Chaton. On aurait dût se rencontrer avant. »
« Je t'ai tué. Tu n'aurais jamais put. Je suis un peu plus concentré sur les vivants, que sur des personnages secondaires comme toi. »
Sa main quitta ma gorge, et je sentis soudain sa respiration près de ma carotide. Mon coeur s'affola, mes prunelles tombant sur ses cheveux rouges, son visage près du mien. Ses lèvres se posèrent sur ma gorge, dans un baiser long, traquant le moindre frisson, glissant sur mes tendons.
« Hmm... concentré sur Gaël Mindsedge, Chaton... »
Ses lèvres formant les mots contre ma peau, sa respiration projetée contre ma peau, son corps presque contre ma peau. Mes dents s'enfoncèrent dans mes lèvres, pour ne pas céder à ses avances. Il n'avait pas terminé. Ses lèvres, abusives, laissèrent place à ses dents, et au bout de sa langue qui mordillèrent, titillèrent la derme métissée. Malgré moi, mais véritablement contre ma raison, je me laissais aller au plaisir de lui offrir ma gorge. C'était trop agréable pour que je combatte.. Comme s'il attendait cela, son bras nu glissa sous mon haut, et ses doigts envahirent mon torse brûlant. Un soupir consterné s'échappa de mes lèvres, pour se transformer en soupir de plaisir, quand la caresse de ses doigts se fit plus délicieuse, plus horriblement attirante, réveillant dans mon coeur des envies violentes, trop dangereuses. Ses lèvres n'en finissaient plus de harceler mes récepteurs tactiles, se rapprochant désormais de mes mâchoires, tandis que ses ongles griffaient ma peau. Il m'avait serré contre son corps, son bras gauche pressant mon échine, et je m'abandonna au rôle du pantin désarticulé, pliant sous sa volonté et sous ses caresses, me laissant aller au plaisir de l'adorer dans sa domination. Ses cheveux glissaient contre ma joue, et ses lèvres passèrent sur mes paupières, son corps pressé contre le mien. Et il s'écarta.
Pendant une seconde, je refusais de voir que la bulle s'était explosée, et je rouvris mes yeux, furieux. Non, pas furieux. Complétement déraisonné. Voilà.
Je lui bondis dessus, le plaquant contre le mur, les bras par dessus la tête, et mes dents mordirent sa gorge, avec violence. Un gémissement de douleur s'échappa de ses lèvres. J'avais grandi, je n'avais plus quinze ans. Je ne fantasmais plus. Ce fût à mon tour de jouer perversemment. Dicté par la fureur, la folie ou n'importe quelle autre drogue mentale, je fis passer mes doigts contre la peau de son dos, mes mains dessinant la trace de la colonne vertébrale, remontant jusqu'à ses épaules en se croisant, pour ne pas le lâcher, pour ne pas le laisser s'enfuir de mon corps brûlant. Il était tout à mon autorité, les rôles s'inversant. Mon visage s'enfouit dans la cascade pourpre, son visage détendu, un vague sourire moqueur étirant ses lèvres. Mes mains dans son dos tirèrent sur sa peau sans délicatesse, faisant naître d'énormes traces rouges, cherchant vainement à effleurer ses pectoraux ou son torse. Je m'étais enchainé au serpent. Je l'adorais. Embrasse moi, Gaël, tu ne sais pas où ça nous mènera. Je t'aime pour ton corps, je t'adore depuis trop longtemps, et tu ne fais rien. Je te déteste, je t'aime, je t'adore, traque mes sentiments, partage avec moi ce qui me fait bouillonner.
Nos corps glissèrent contre le mur, et je sentis mes genoux heurter le sol. Sa main se posa sur mon crâne, et la respiration douloureuse, je posais mon front contre son torse blanc, mes mains serrant maintenant sans plus aucune force ses reins. Il sourit, et déposa un baiser sur ma fontanelle.
« Tu ne te sens pas, petit chat. Il suffit d'un rien pour t'exciter. »
« Je m'en fous. »
« Tu m'as fais mal. »
Ses doigts passèrent sur son propre derme, que j'avais tiré avec force, autant par plaisir de lui faire mal que par avidité à récupérer sa peau. Stupide... il avait raison. J'étais incapable de me maitriser.
« Où est Gaël? »
« Je m'en fous. »
« Pourquoi as tu arrêté de jouer, en premier? »
Il ne répondit pas, et referma ses genoux contre moi, m'attirant plus près de lui encore. Mes doigts glissèrent dans ses cheveux sanguins, et je posais ma joue contre son torse, mes lèvres entrouvertes effleurant sa peau nue.
« Pour te laisser le plaisir de jouer avec moi à ton tour, Chaton. Je suis ta pelote de laine. »
J'étais déjà incapable de maitriser mes émotions envers un souvenir, que serait-ce lorsque je me retrouverais face à Gaël? Quelque part, c'était hilarant. J'étais lové dans les bras de son avatar d'encre, en pensant à lui. Saurait il que je m'étais simplement amusé avec Gaël? Qu'en penserait il? Je n'avais rien fait. Simplement « minouché » un garçon portant son nom, ayant le même physique que lui, qui m'avait fait succomber à mes propres pulsions. Connard de serpent.
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MessageSujet: Re: Poème.   Mer 1 Juin - 16:24

Psychopathe.
Parfois c'est dur d'aimer. Tu ne sais plus vraiment ce que tu ressens. Tu as l'impression, en fait, de ne plus rien ressentir. De t'enfoncer dans un monsonges aux sombres fantasmes, de plonger dans un océan sans couleur, dans un océan de silence. Peux être, que finalement... tu es un miroir? Mon miroir d'aimer. La capacité d'éprouver ce sentiment... tu me l'as absorbé et tu me le renvoies avec toute la force de ton coeur. C'est comme une musique qui s'éloigne, dont tu garde la saveur, mais que tu ne parviens plus à chanter. Plus a chanter, de cette voix qui, soprane, se font se retourner les gens autour de toi.
Mais tu ricanes, Gaël. Et tu laisse un tendre sourire, rayonnant, étinceler ton visage du sentiment de joie qui devrais t'habiter. Et tu le rejoins. Mais tu ne sais même pas si tu l'aime. La porte se referme.
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MessageSujet: Re: Poème.   

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