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 Entrelacs/Handschrift.

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MessageSujet: Entrelacs/Handschrift.   Mer 7 Juil - 5:00

Donc, je vais mettre mon roman ici (mais comme je suis pas doué et que je sais pas faire les leins, et ben...)
Euh, je vais mettre petit bout par bout, genre cinq pages a chaques fois, parce que j'en suis actuellement a 168 pages, et tout d'un coup...
Bonne lecture, si ça vous interresse.








ENTRELACS
Handschrift.



Prologue.



Elyo sourit. C’était donc ainsi que cela devait se terminer ? N’y avait il aucune autre fin ? L’histoire, merveilleuse, les condamnaient donc ?
Estéban secoua la tête. Il acceptait. Mais avec regret. Ils lui manqueraient… Elyo, tout ça.
Thanel craqua l’alumette.
C’était terminé. Le glas sonnait.
Avant même de débuter, tout avait été programmé. Sur leur fin.



Le Doemon remonta lentement la rue noire. Les pas claquaient sur les pavées de marbre roses, salis par le temps. Autour de lui, le silence . Rien en cette ville ne bougeait. Le Doemon jeta un regard de dégoût vers un mur ou pendaient des lambeaux moisis de lichen. La végétation avait presque envahi toute la ville , en fait. Le Doemon regarda autour de lui, contemplant l'effroyable verdure luxuriante qui s'étendait par endroit dans la ville. Des ruines, autrefois immenses battisses , signe de gloire des hommes dans un passé lointain, s'écroulaient, miteuses, telle un château de carte.
Le Doemon pressa le pas, et se mit en route vers une colline … qui était autrefois un étrange bâtiment orné de croix rouges. Des arbres desséchés, mais d'une jolie forme noueuse, se dressaient près d'un ruisseau.
Celui-ci, limpide, coulait lentement jusqu'au bas de la ville. Le Doemon s'agenouilla devant le petit lit du ruisseau et se penchant observa son reflet déformé. Il n'aperçut qu'un fin visage argenté.
Et des yeux noirs... entourés d'un fin ovale blanc autour des globes oculaires , entièrement noirs... Et un crane chauve, orné d'un étrange tatouage gris foncé, de forme circulaire . Une chevelure argenté lui naissait au dessus de la nuque, retombant a ses reins. Sa lèvre inférieure, plus coloré que le reste, était verte. Le Doemon se releva, il aimait venir en cet endroit. Le calme, la sérénité du lieu l'apaisait. ..
Mais il devait partir. Et retrouver le Veilleur.
Le Destin était en marche.

L'homme observait depuis quelques instant un nom , tapé a l'encre, inscrit dans un formulaire presque vierge. Un nom qui lui paraissait familié, mais si loin, oublié, presque disparu. Un nom unique, chargé de la Puissance.
Elyo Spirtyan...


Chapitre premier: « Quand la mère manque, le père frappe. Elyo et Willan. »




La femme ferma les yeux. Quatre minuscules mains la réclamèrent, mais deux bras puissant les ôtèrent de son étreinte. Une voix souffla , brisée:
_C'est terminé.


Elyo et Willan ne pleuraient jamais. Âgés tous deux de quatre ans et demi, cela passait pour étrange, comme comportement. Mais pour beaucoup, la cause était le décès de leur mère, peu de temps après leurs naissance.
Elyo était l'ainé. Il était né avec trois seconde d'intervalle avant son frère. Farouche, il criait souvent, sans jamais pleurer. Il était aussi très protecteur envers son jeune frère, Willan, qui , plus jeune, semblait plus fragile que son frère. En même temps, les deux frères souffraient d'une maladie que l'on avait découverts que peu de temps après leurs naissance : tous les samedi, les deux garçons saignaient. Sans aucune blessures apparentes, des larmes de sang leur coulaient du visage, du crâne, des mains…
Les médecins et leur père, lui-même sicientifique, aveint déjà tentés de résoudre l’énigme « stigmates », mais sans succès. Chaque samedi, de façon aléatoire dans la journée, ils pleuraient du sang.
Aucune douleur, aucune blessure… Juste le sang. Et cela les rendaient extrémment violents.
Et cette violence en symbiose a ces larmes de sang terrorrisaient les habitants de la ville.
Elyo et Willan étaient en tous points semblables, identiques.Exactitude d’étre.
Ils avaient de longs cheveux noirs , ondulés, qui leurs couraient sur la nuque, et leurs yeux verts, intelligents et calculateurs, observaient le monde qui les entouraient , mettant parfois mal a l'aise. De petits visages pointus, angéliques. Leur teints , légèrement métis , faisait s'extasier toutes les mamans du coin qui roucoulaient devant de si charmants bambins.
Le lieu de naissance des deux enfants Spirtyan était une petite ville, au bord de la mer, cachée par de jeunes montagnes. La majorité des construction étaient en pierre blanche. Des tours de forme rectangulaire, la plus haute étant le clocher d'un vieux temple, plongeaient de temps a autre certaine zones de la ville dans une obscure clarté, provoqué par l'ombre de ces tours. Les hautes maison de pierre, possédant souvent deux ou trois étages, étaient pourvus de toits plats, servant de terrasse, et, en temps de guerre, de plateforme de tir. Le plus impressionnant dans cette ville, c'était toutefois le nombre d'escalier. Ou se posait le regard; rencontrait forcement un escalier de bois ou de pierre. Ils couraient , tournoyants, jusqu'en haut d'une tour, ou bien , raide, grimpait jusqu'à un toit de maison. Des marches permettaient de monter sur les trottoirs, ou bien d'y descendre...
Autre les escaliers, ils y avaient aussi des ponts de pierres qui reliaient des maisons entre elles. La passerelle la plus connues, étaient celle qui coupait la ville en deux, permettant de rejoindre le coté sud du coté ouest, sans rejoindre le sol . Celle-ci naissait d'une montagne , a l'ouest, pour se terminer a l'est, du coté du port. Cette passerelle n'était pas parfaitement droite, elle ondulait, tournoyant entre les tours, se divisant a un endroit pour se fusionner a un autre. Et évidemment, des escaliers de toutes formes permettaient d'accéder a cette passerelle qui , quand on levait la tete vers elle, ressemblait a un serpent dans le ciel. En effet, les milliers de pierres qui la composait, ressemblaient a des écailles de reptiles, possédants chacune une nuance différente de minéral. Elle se nommait Ofyr-Lan.
A certain endroits, des morceaux de cette passerelle s'étaient écroulés, et il fallait souvent revenir sur ses pas, prendre un escalier, et remonter plus loin pour poursuivre sa route.
Cette ville , a l'ambiance pacifique, maritime et havre de paix avait pour nom Faier-Hayrdhann, la ville aux escaliers.

Elyo, sept ans, se baladait les mains dans les poches, marchant sur le rebord assez large d'Ofyr-Lan. Derrière lui, Willan, le suivait, intimidé par la confiance de son frère.
« Tu es sur que ce n'est pas un peu dangereux?demanda Willan, en regardant brièvement la route pavée en dessous de lui, trente mètres plus bas.
_Willan, il n'y a que les adultes qui ont peur de faire. Et ils pensent que c'est dangereux par ce qu'ils ont peur. Es tu un adulte? Le réprimanda Elyo.
Willan déglutit sa peur, et plaça une mine courageuse sur son visage . Non, il n'était pas un adulte peureux, il était courageux. Aussi courageux que Elyo!
_Elyo, c'est la première fois que tu monte sur le bord? Interrogea Willan, curieux, en suivant chaque pas de son frère.
_Non, c'est la deuxième. Je suis monté dessus hier, et j'y ai passé la journée , et j'ai découvert plein de chemins qui vont nous éviter d'avoir descendre les escaliers lorsqu'il y aura des trous!
Willan ne put s'empêcher d'éprouver de l'admiration profonde pour son frère.
Elyo se retourna. Il tendis sa main a Willan, pour l'aider a sauter sur la passerelle, cinquante centimètres plus bas.
Elyo s'assit sur le sol crayeux d'Ofyr-Lan, et regarda un vol d'oiseaux s'envoler vers le soleil couchant. Elyo remarqua que les oiseaux étaient d'un rouge bordeaux profond. Willan murmura:
_Ce sont des Juans . Des oiseaux exotiques... je crois.
Willan ne croyait jamais, il savait. Son intérêt pour la nature, les animaux et autres êtres vivants l'avaient pourvu d'une connaissance incroyable sur le sujet, malgré son jeune age. Toutefois, manquant de confiance en lui, il terminait souvent ses phrases par « je crois... ». Elyo admirait souvent l'intelligence de son jeune frère, et bien qu'il ne possédât pas la même mémoire, ou le même intérêt, il écoutait toujours avec plaisir son petit frère. Il expliquait souvent que « Willan ne parlait pas comme les maitres ou les précepteurs, il parlait avec ses yeux et son cœur. »
_Willan, c'est quoi précisément des Juans?Ils viennent d'où?
Willan s'assit et expliqua:
_Ce sont des oiseaux très rares, ici, parce que normalement ils vivent dans des endroits très chauds, mais très humide. Et ici, il ne fait chaud qu'en été, donc c'est incroyable de les voir en cette saison.
Les Juans sont aussi des beaux oiseaux qui ont apparemment un chant si magnifiques qu'il guérit les problèmes de la tete. Tu vois ce que je veux dire? Si un homme qui s'est reçu un jour une énorme pierre sur le crane, et qui marche plus ou parle plus, et bien, si un Juan chante a coté de lui, il sera guérit! Complètement guérit! »
Elyo réfléchit un instant. Les problèmes de la tète effacés, hein? Il regarda un instants le ciel ou disparaissaient les Juans. Il se leva:
_On va a la bibliothèque!
Willan le regarda surpris, puis sourit.
_Comme tu veux, grand frère.
Les deux garçons remontèrent sur le rebord d'Ofyr-Lan, et en moins d'un quart d'heure, se retrouvèrent devant l'énorme bibliothèque de Faier-Hayrdhann. Celle-ci, gigantesque battisse de pierre ressemblait vaguement a un vieux temple. Des statues de dragons et de lions, tenant un lys entre leurs griffes, regardaient les passants avec des regards profonds, et intelligents.
La lourde porte de bois massif grinça sur ses gonds quand la main déterminée d 'Elyo la poussa. C'était la première fois qu'il venait a la bibliothèque tout seul. Il n'était venu qu'une seule fois, avec son père, il y a plusieurs années de cela..Son père l'aimait beaucoup.
Elyo, suivit de Willan, se dirigea vers un immense bureau de fer , derrière lequel était accoudé une créature étrange: une peau couleur bronze, des cheveux blancs très courts, des yeux bleus azur, et une petite paire de cornes frontale. Une Zyphanelle. Une des créature les plus intelligentes de ce monde. Elyo, pas très rassuré, s'approcha de la Zyphanelle.
Il demanda immédiatement:
_Est-ce que les Juans peuvent guérir tout. Absolument tout?
La créature leva vers les deux garçons un regard fatigué, mais sévère.
_Ils guérissent tous les problèmes dus a une défaillance cérébrales.
Elyo, surexcité, demanda:
_Et des crises … sanguines? Vous savez, les saingnements sont peut étre …
_Absolument.


Elyo regardait le ciel rouge. Willan vint s'asseoir a ses cotés. Ils restèrent un moment silencieux, puis Willan demanda:
_Pourquoi t'interesse tu tellement aux Juans?
Elyo resta un moment silencieux, puis, doucement posa un sac a ses cotés. L'intérieur du sac remua.
Willan, inquiet, demanda ce qu'il y avait a l'intérieur. Elyo le regarda et dit :
_En fait, je savais ce qu'était un Juan depuis quelques mois. Je m'étais renseigné, et avais fait plusieurs recherches. Et , il y a une semaine, je me suis baladé sur les toits. Et j'ai trouvé un nid d'oiseaux...
Willan , silencieux, observa le sac. Elyo dit:
_Demain, c'est samedi. Et...je t'ai déjà blessé.

Elyo et Willan, six ans .Samedi.

Les cris provenaient de la chambre. Les savants, affolés, vinrent a la rescousse . Dans une belle émeute, tous montèrent dans la chambre, à l'étage, dans le laboratoire. Le soleil venait de se lever , et inondait la pièce d'une lumière blanche, éclatante.
C'était sublime, parfait.
Jusqu'au hurlement de Willan. Les dix hommes en blouse blanches se précipitèrent. Des ordres fusèrent, des bousculades s'amplifièrent, et un cri très long et strident vint stopper le cahut.
Elyo, inondé de lumière , la tete renversée en arrière, a genoux sur le sol , pleurait. Du sang.
Pour la première fois de sa vie. Son père bondit vers lui. Ses bras puissants immobilisèrent le corps fragile de son fils, et ce qui pouvait ressembler un instant a une étreinte, devint soudain un véritable combat. Elyo, se délivra de l'étau de muscle avec une rapidité incroyable, et rapide comme l'éclair, se rua vers le lit de Willan. Celui-ci, se jeta sur lui, et l'immobilisa .Elyo rugit de rage et envoya ses pieds dans l'abdomen de son jumeau. Celui-ci se jeta en arrière, et se rétabli a quatre pattes, de la manière d'un animal. Elyo, terrifiant , tourna soudain son regard rubis et émeraude vers le groupe d'homme tétanisés, qui assistaient a la scène avec stupeur. Dans un ensemble parfait, les deux enfants bondirent sur les dix scientifiques, une étincelle meurtrière enflammant leurs regard. Les hommes hurlèrent de peur et se jetèrent au sol. Seul le père resta debout, se battant contre ses propres enfants. Évidemment, il ne les frappaient pas, il feintait , esquivait, bondissait, bloquait. Mais tandis, que les coups des jumeaux s'amplifiaient, sa rapidité baissait, a lui. Il fit un pas en arrière, et son pied glissa sur une câble . Elyo profita de ce moment là pour lui en foncer un poing dévastateur dans le sternum. L'homme s'effondra, inerte.
Elyo regarda autour de lui ; les hommes s'étaient enfuis, et seul Willan lui faisait encore face. Elyo sentit la rage s'amplifier en lui, et il bondit sur son frère. Ses doigts s'enfoncèrent dans le cou de Willan, ce dernier , tourna sur lui même, et enfonça ses coudes repliés dans les cotes flottante de son ainé.
Le combat aurait put très mal terminer, si une ombre ne s'était soudain pas dressé entre les deux combattants, les frappants tous deux a la nuque. L'ombre rattrapa a temps les deux petits corps inertes. Puis, silencieuse, les déposa respectivement dans leur lit. Puis, la silhouette sortit de sa poche un poison léger, sous forme déshydratée, et fit glisser le tout dans la gorge des Spirtyan. Puis, elle disparut.
Quand le père, Karly Spirtyan se reveilla, il eut l'agreable surprise de ne pas trouver sa maison et son laboratoire detruits, et ses deux garçons dormants dans leurs lits d'examination. Karly sourit,il savait ce qui s'était passé. Il alla près de ses garçons, les embrassa, remit leur couvertures, réveilla les dix hommes, les renvoya, puis alla se coucher, une forte migraine l'empêchant de réfléchir davantage.

Elyo et Willan depuis ce fameux samedi, datant maintenant s'il y a trois ans, était craints a Faier-Hayrdhann. On les évitaient, on murmuraient des rumeurs sur eux, certains garçons les huaient, et les filles se cachaient. Mais, ils ne savaient pas vraiment pourquoi, car ils n'avaient jamais agressé d'habitants.
Au début, tout allait bien. On avait un peu peur d'eux, surtout le vendredi soir, mais, jamais on ne les avaient traités ou insultés. On les évitaient soigneusement.
Et puis, trois ans après le coup terrible « du samedi », un beau jour d'automne, tandis que Elyo et Willan se baladaient près du port, un petit groupe d'adolescents les avaient accostés, les bloquant dans une ruelle.
Le chef, un brun , les cheveux cachés par un bandeau bleu , des dents en moins, avait silencieusement observé les garçons de tout juste neuf ans, avec une grimace de dégoût, puis avait lancé:
_Je comprends pourquoi elle a crevé, votre mère.... en fait , c'est vous deux, qui l'avez tué. Y a des rumeurs qui disent que vous êtes nés un samedi, et que vous avez déchire votre foutue mère en deux, enfin, par le bas, vous pigez?
Et il s'était mis a rire. Les autres aussi. Le chef avait continuer:
_Ouais, et l'autre samedi, ce jour la, s'aurait été bien que vous detriusiez c'te porcherie qui vous sert de maison. Ou que vous nous debarrassiez de votre stupide geniteur, c'est qu'une racaille, ce type là, il vient meme pas d'ici, c'est qu'un étranger. Un pirate, un voleur!
Elyo avait sentit la colère le gagner.
_Ah, un dernier truc, z'etes sur que vous etes jumeaux? Que vous avez la meme mere, parce que votre père, ça se trouve, il a couché avec toutes les femmes du coin, et pis, on raconte, que votre père des fois, il disparaît, et il reapparait avec du sang sur ses vetements, un scalpel a la main.
Ca se trouve, il tue des morveux dans votre genre? Hein, et pis ce serait logique, vu qu'on sait tous dans cette ville qu'il est cinglé... Et etant donné que vous etes tout le temps ensembles, tous les deux, vous devez vous aimez vraiment tous les deux, hein?!
Le chef avait sortit un sourire de carnassier :
_Oui... un amour qui n'a rien de fraternel... tu sais ce que s'est les homosex...
Il n'avait pas terminé sa phrase. Le pied de Elyo s'etait enfonçé dans une partie très sensible, très très sensible, de son anatomie, et Willan lui avait ecrasé sa paume, ouverte, tendue, durcie au maximum, en plein dans sa face hilare. Le craquement sourd de son nez , très satisfaisant, avait été couvert par le glappissement aigu de l'adolescent.
Les autres s'étaient curieusement enfuis en hurlant qu'il etait samedi.
Le corps recroquevillé, le brun observa, avec une terreur profonde, les deux garçons , les yeux enragés fixés sur son petit etre, et il se mit soudain a esperer que le Paradis était très loin de Faier-Hayrdann.
Très loin.
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MessageSujet: Re: Entrelacs/Handschrift.   Ven 1 Oct - 16:16

Je vois qu'il n'y a pas beaucoup de réponses. Rires.
Non, sérieusement, c'est pas si grave. Mais je tenais à informer que j'ai presque fini mon livre et que je compte vous le mettre en entier sur le forum...mais uniquement si il y a des gens qui sont interressés par un sujet tournant autour de la gémellité et de l'homosexualité.
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Victoire Weasley
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MessageSujet: Re: Entrelacs/Handschrift.   Ven 1 Oct - 16:38

Je viens de le lire et je le trouve GENIAL !!!
(Il y a juste quelques incohérence sur les âges, je crois)
J'aimerai beaucoup lire la suite !
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MessageSujet: Re: Entrelacs/Handschrift.   Ven 1 Oct - 16:51

Merciiiiii!
*Raaaaah, y'a encooore des fautes??!*
Tu me fait vraiment plaisir, Victoire. Je vais mettre la suite.
Imagine mon livre fait un tabac? Oo je serais auteur à succès! Rires.
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Victoire Weasley
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MessageSujet: Re: Entrelacs/Handschrift.   Ven 1 Oct - 17:04

Tu me le dédicaseras ??? S'il te palîiiiiiiiiiiiiiiiiit !!!!!
Razz
Non, sans blague, j'adore ! Mais c'est juste mon avis. Razz
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MessageSujet: Re: Entrelacs/Handschrift.   Ven 1 Oct - 17:50

En ce moment, j'essaie de le faire lire, surtout. Ensuite, je chercherais un éditeur.
Tu m'aideras pour mettre le lien?
Parce que quatre cents pages, c'est long, sur des posts comme ça...
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Victoire Weasley
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MessageSujet: Re: Entrelacs/Handschrift.   Ven 1 Oct - 17:57

mettre des liens ? ben, envoie le moi et je vois ce que je peux faire.
Et ma tante a réussi à se faire publier alors essaie ! Tu risques rien ! Razz
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MessageSujet: Re: Entrelacs/Handschrift.   Ven 1 Oct - 19:35

Euh, je te l'envoies demain, parce que là, j'ai trop trop la flemme.
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MessageSujet: Re: Entrelacs/Handschrift.   Ven 1 Oct - 19:49

xD ! Aucun problème !
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MessageSujet: Re: Entrelacs/Handschrift.   Sam 2 Oct - 19:30

Euh, je te l'envoies aussi demain, parce que là, je suis pas chez moi...^^"""""
Non, sérieusement, je suis désolé.
A propos, si tu veux le relire, là, mon début "Le Teufel remontait" blablabla... j'ai recommencé le début qui est vraiment différent.
Ta tante, elle à écrit quoi???
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MessageSujet: Re: Entrelacs/Handschrift.   Dim 3 Oct - 10:46

Razz Pas de soucis !
Elle a écrit "le secret d'une mère". Je sais pas si tu connais. Mais moi, j'ai adoré ! Very Happy
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MessageSujet: Re: Entrelacs/Handschrift.   Mer 6 Oct - 17:33

Ok, juste. Si tu veux mettre un lien pour ton livre, il faut le faire héberger sur un blog ou quelque chose sur internet pour après pouvoir mettre un lien. Sinon, c'est foutu..... Sorry !
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MessageSujet: Re: Entrelacs/Handschrift.   Lun 4 Juil - 19:41

Nous fîmes face à une porte grises, que je devinais blindée, rien qu'en la fixant. Gaël croisa mon regard, une seconde, puis posa la main sur la poignée. Lorsqu'il l'ouvrit, je perçus le mouvement de l'homme derrière le linteau. Mon odachi bloqua avec force l'attaque qui aurait dût décapiter Gaël sur le coup. L'homme resta coi, puis recula, et rangea sans un mot son arme. Je pris une profonde inspiration
-Sympa, l'accueil.
Le regard de Gaël allait, circonspect, de mon arme, au visage de l'homme. Il déglutit lentement, et lâcha le bouton de la porte, ses jointures blanchies par la pression qu'il avait dut effectuer à ses doigts sous l'adrénaline. Nous entrâmes lentement, ne quittant pas une seule seconde du regard l'homme de haute stature, au cheveux étrangement blancs, malgré son jeune âge. Il recula lentement, rengainant son arme. Je ne l'imitais pas, gardant la lame de mon odachi pointée vers sa gorge, tandis que Gaël refermait la porte derrière nous.
-Il me semble... que le test préliminaire est effectué avec succès, n'est ce pas, Koldson?
Gaël et moi tournâmes en même temps nos yeux vers la silhouette à la fenêtre, à contre jour. Il y eut un claquement de vent, et l'inconnu, celui que je su à la seconde même être le « Boss », se tourna vers nous, impérial.
Ses yeux verts accrochèrent mon regard, me sciant sur place.
C'était une femme brune, aux formes moulées par des vêtements noirs, s'arrêtant à la hauteur de ses cuisses galbées. Elle portait une très longue veste blanche, à la manière d'un scientifique, ne camouflant rien de ses formes avantageuses. Elle était sublime. Derrière ses lunettes strictes, son regard émeraude avait mordu avec hargne le mien, refusant de s'incliner devant mes propres prunelles. Je cillais. Elle sourit.
Une mince cicatrice, mais monstrueuse pour une femme, courait de son menton, remontant sur sa joue droite, s'achevant au dessus du sourcil droit. Gaël eut un léger sifflement, et je tournais légèrement mon visage, calculateur. Elle ne laissait pas voir le moindre sentiment, et son visage ne révélait qu'une façade infranchissable à ses sentiments. Tout était contrôlé en elle. De la boucle brune tombant près de son oreille droite, à son décolleté, en passant par ses mouvements de paupières.
Elle me foutait plus mal à l'aise que les deux Thanel réunis.
-Vous vous demandez, jeunes gens, qui je suis, certainement. Pour vous, comme pour tout le monde, ce sera « Boss ». Pas d'exception.
Elle devait certainement guetter la moindre réaction sur nos visages. Je ne lui fit pas ce plaisir. Ses prunelles lâchèrent nos faces, et se posèrent avec lenteur sur mon odachi. Elle plissa légèrement les yeux.
-Tu peux ranger ton arme. Koldson ne t'attaqueras plus sans ma permission, désormais.
Je ne relevais rien, et rengainais lentement, appréçiant le chuintement lent de la lame glissant dans son fourreau. Jusqu'au claquement final de la garde contre les bordures du fourreau,- qui soit dit en passant, avait pris place à ma ceinture lors de l'assaut de l'homme contre Gaël-, je n'avais pas lâché des yeux cette femme. Boss? Pourquoi? Nous engageait elle? Pour quelle raisons? J'avais deviné qu'elle était la raison de notre venue ici. Mon corps était tendu comme un arc, et je refusais de parler avant elle.
-Pas de question?
Son regard vert, derrière ses lunettes, allait du visage de Gaël au mien, et je sentis de nouveau mes cheveux s'hérisser dans le creux de ma nuque.
-Je vous prends sous mes ordres. Pas d'objections?
J'avais baissé les yeux, la seconde d'avant qu'elle ne parle. J'avais raison? Elle nous engageait? Pourquoi cela? Comment cela? L'incompréhension courrait dans mon esprit, mêlant la peur et la surprise dans une étrange symbiose qui fit frissonner ma peau. Mes yeux se relevèrent sur elle. Sa dernière phrase avait été prononcée avec un professionnalisme quasi tueur. Cette reflexion fit soulever ma lèvre en un sourire amusé. Aucune objection, en fait. LA question déguisée révélait un ordre total; l'impossibilité de refuser cet engagement. Gaël haussa les épaules, moqueur.
-Si c'est bien payé.
-Il en va de votre vie, répondit doucement la femme, sans même sourire.
-Intéressant.
-Elyo Spirtyan. Répondit elle en me fixant.
Je ne me démontais pas, et affronta son regard, sans ciller. Réfléchissons... comment pouvait elle connaître mon prénom? Et je pariais qu'elle connaissait aussi l'identité de Gaël. Jusqu'à quel point savait elle sur nous?
-Qui êtes vous?
Son regard, cette fois, fut totalement ironique. Comme si elle pensait « voilà enfin les questions. » JE crispais mes poings, ce qui ne passa pas inaperçu, avec les gants de cuir que je portais. Il y eu un léger crissement qui me fit jeter un bref coud d'oeil sur mes doigts.
-Mon nom d'emprunt est Tsû Musashi. Je suis à la tête d'un gouvernement tenu top secret par les Etats-Unis, dont le but est de créer des armes pour l'armée. Armes à caractères de bases humaines.
Gaël siffla violemment, comprenant avec une seconde d'avance sur moi. Il se plia sur lui même, comme prêt à sortir une arme. Tsû sourit, amusée. Ou pas.

-Vous croyez pouvoir me tuer? Laissez moi achever mon histoire. Je disais, ainsi, que nous créons des armes à partir d'êtres humains. De nombreuses expériences ont été menées et ce depuis une cinquantaine d'années. La scientologie, toutefois, ne cesse d'évoluer. Aussi, nos derniers résultats se sont révélés bien plus prometteurs que leurs prédécésseurs. Nous avons rapidement abandonnés certains sujets d'études dont le terme aurait été de créer des métabolisme supérieurs, car il aurait fallu créer une armée entière. Ce qui est ridicule en vue des hommes déjà existants. Nous ne pouvons pas nous permettre de gâcher autant de vie humaines. Par conséquent, nous avons préférés, il y a dix ans, nous plonger dans une étude plus approfondie de ce qu'était capable de fournir le cerveau humain. Ainsi, nous touchions directement nos soldats de nos expériences, plutôt que de les récréer totalement. Nous avions juste à les modifier un peu. Mais pour cela, il nous a fallu créer des cobayes. Le premier projet consistait à impliquer comme moyen de communication, dans une équipe d'élite, la télépathie. Comment deux cerveaux pouvaient ils se transmettre les mêmes informations, sans user du moindre mot? Nos chercheurs ont travaillés sur cela de nombreuses années. L'un de nous à un jour eut une idée très simpliste... mais qui était bien capable de faire ses preuves. L'idée consistait à enfermer des jumeaux à peine nés dans un endroit, les plaçant totalement en quarantaine du monde extérieur, afin que le lien unique entre eux atteigne leur summum. En effet, si ces deux enfants ne connaissaient jamais d'autre présence que l'autre, il n'y aurait pas d'évolution possible vers une recherche de moyen de communication avec l'autre différente que celle dont ils étaient déjà pourvus; la cryptophasie. Aucun apprentissage du langage, juste cette communication géméllitaire. Nous avons décidés de tenter notre chance. Avec ces enfants, nous avons essayés plusieurs cas. LA première expérience à été un échec; une infirmière avait aidé à l'accouchement des enfants, et les avaient touchés, manipulés, les avaient bercés, bref. Même inconsciemment, ces enfants là possédaient en eux une mémoire de l'humain. Une mémoire sur un individu autre que son jumeau. Nous avons donc mis en place un système d'accouchement aidé par une machine. Là aussi ce fut une erreur, car les jumeaux reconnaissaient en la machine une présence extérieure. Donc, lors du troisième cas, nous avons placés les enfants dans un système de création in vitra. Mais sans qu'ils ne touchent jamais le verre des utérus artificiels, rien qu'eux. Ils furent accrochés l'un à l'autres, nourris par des sondes agissant directement sur le système nerveux pour que jamais ils ne ressentent quoi que ce soit que l'autre. Durant cinq ans, deux enfants vivant enfermés dans une bulle, rien l'un que pour l'autre. Et miraculeusement, les résultats furent brillants. Un lien mental, un instinct de survie... tous les reliaient l'un à l'autre par cet unique moyen de transmission de pensée: la crypthophasie. Nous avions fait le premier pas. Il suffisait maintenant de trouver un moyen de recalquer ce résultat sur les soldats américains. Seulement, il y eut des complications... et de nombreux décès fît prendre conscience aux leader de l'organisation de recherche que cette étude representait des problèmes importants au sein de l'armée. Nombreux furent les savants à devoir démissionner. J'en fis partie. C'est moi qui avait été chargé de la fécondation in vitro, avec l'aide de la machine. Quand on me demanda de quitter mon poste, la première chose que je me demandais... « comment me venger de ceux qui m'avaient démis de mon travail? ». Après un mois de reflexion... je me dis que la vengeance... la haine... la destruction... il s'agissait là de préceptes bien ridicules pour une scientifique comme moi. Cela ne me servirait à rien d'enfoncer un poignard dans la gorge de mon ennemi. J'ai plutôt pensé à ce qui allait se passer, ensuite. A ce que deviendrait vraiment mes recherches. Je me suis mis sur la piste des jumeaux cobayes. J'ai découverts qu'on les avaient renvoyés dans leur pays natal. JE m'y suis rendu. JE les ai retrouvés... et j'ai décidé de fonder de nouvelles expériences. De nouvelles créations. Que pouvait me fournir ces deux enfants? Et si j'abandonnais l'idée de la cryptophasie pour les remettre sur une nouvelle route? De quoi seraient ils capable mentalement, ces deux enfants enfermés cinq ans dans une bulle, face à un monde où ils étaient, malgré leur âge, rien d'autre que des nouveaux nés? Ils témoignaient d'une vive intelligence. NE possédant pas de mère, je m'en suis occupé, créant autour de moi une vie qui conviendrait à leurs société, pour qu'ils ne soient pas déstabilisés dans leurs constructions morales. J'étais une mère adoptive, avec deux enfants que j'élevais bien, pour les voisins. Je me suis renseignés sur le langage natal de ces enfants. Quand je dis natal, qu'on s'entende. Ces enfants ont reçus des gènes de deux géniteurs inconnus l'un de l'autre. Ensuite, une équipe d'élite s'est chargé de modifier tous les gènes de ces cellules. Suite à cela, seulement, nous avons eut recours à la fécondations. Ces deux enfants ont été créés par une machine. Pas par un père et une mère. Bref. Ces enfants de cinq ans ont rapidement appris à parler, à marcher, à respirer, aussi. Mais ils sont tombés aveugles quelques jours après être « nés ». Leurs yeux n'avaient pas été dévellopés suffisamment tôt, puisqu'ils avaient vécu cinq ans dans une bulle opaque, sans jamais ouvrir les yeux dans le besoin de voir..., et nombres de circonstances leurs ont fait perdre la relations cerveau-oculaire. Je me suis chargé moi même de les opérer... et de leurs transmettre mes propres gènes. Je leurs aient créés une réplique de mes yeux. Puis, un jour, une jeune femme est passée à l'orphelinat, où je travaillais. Par erreur, ce jour là, j'avais placés les jumeaux dans les lits d'un petit garçon décédé la veille. La jeune femme était française. Elle a cru qu'ils étaient à adopter. Et elle les a pris. JE l'ai laissé faire. Tout simplement.
La femme se tût.
Mon genou droit heurta le sol avant le gauche. Mon corps s'effondra en avant, et je sentis avec douleur mon front s'écraser contre le sol. Je ne pus retenir mon corps; le hurlement qui explosa hors de ma gorge déchira ma tête, avec toute la souffrance qui allait avec. JE sentis la main de Gaël se poser sur mon épaule, puis le noir, à travers le torrent de larme, me plongea dans une torpeur reposante. Loin de toute horreur.

-Qu'en est il d'Elyo?
-Il se repose, répondit simplement Gaël, sans même lever la tête vers la jeune infirmière.
Cette dernière salua brièvement l'androgyne, puis quitta rapidement la chambre amménagée par le Boss pour accueillir les deux adolescents. Gaël jeta un coup d'oeil à la porte qui se refermait, puis il claqua le livre qu'il tenait en main, et quitta le fauteuil. Il traversa en silence la chambre, et se rendit près du lit aux rideaux blancs, camouflant leur occupant. Gaël souleva un pan du rideau, et sans un bruit, s'approcha du lit, veillant à refermer doucement les rideaux, pour qu'on ne puisse les observer de l'extérieur.
Elyo avait été terrassé par la nouvelle. Il s'était évanoui sur le coup. Musashi s'était chargé de le faire surveiller, mais les avaient laisser seuls, préférant ne pas intervenir tant qu'Elyo ne reviendrait pas à lui. Gaël n'avait aucune idée de ce qui était vrai ou non. Elyo et Willan avaient donc été ces jumeaux élevés comme cobayes? Serait-ce de là que leur venaient ces étranges dons? Une télépathie poussée entre eux deux, la possibilité d'intéragir dans leur propre imagination, les serpents tatoués sur le corps... tout ceci serait il le résultat d'expériences cérébrales? Intéressant.
Et en même temps, c'était horrifiant. De se dire que les Spirtyan n'avaient pas été créés, ni portés par une mère. Ils étaient nés dans une machine.
Gaël posa ses yeux sur le visage d'Elyo endormi. Il voyait dans les traits de l'adolescent de dix sept ans une fatigue énorme. En y réfléchissant... y avait il une situation préférable à l'autre? Lui, que ses parents n'avaient jamais aimés normalement, ou bien Elyo, qui se découvrait des existences tortueuses.
L'androgyne pencha la tête, un sourire distrait sur les lèvres. Androgynes... ce mot résonnait à ses tympans comme le sifflement moqueur d'un serpent meurtrier. Pendant une instant, il imagina que le métis allongé dans le lit était une fille. Gaël cilla.
Est-ce que Willan le savait? Certainement pas. Comment Elyo ferait il pour lui annoncer cette nouvelle? Par téléphone? Salut Will, C'est Elyo, je viens d'apprendre qu'on a été créés par fécondation in vitro, et que notre mère est une tarée qui porte un nom d'emprunt japonais, dont le but était initialement une rapproche aryenne. Une belle nouvelle, en perspective, n'est ce pas?
Gaël s'assit sur le matelas et prit la main d'Elyo. Le garçon, car c'en était bien un pour lui, ne se réveilla pas. Gaël retint un petit rire amusé, et se penchant sur son front, ôta les mèches trempées de sueur du front métis. Avait il fait le bon choix de tuer ses parents? S'il avait décidé de simplement fuir? Avec Thanel, cela aurait été possible. Mais il avait plongé dans une voie du sang.
Elyo tuerait-il cette femme?
Les yeux de jais plongèrent sur les paupières sombres. Il fixa les prunelles, en dessous, s'agiter. A quoi rêvait Elyo? De cette enfance exilée dans une bulle, plus loin de la terre que n'importe quel univers parallèle? Qu'avait connus ces deux enfants, seuls, pendant cinq ans, l'un pour l'autre?
Les doigts de Gaël glissèrent lentement entre ceux d'Elyo. Ils y restèrent une seconde, puis Gaël remonta sa main, effleura la joue d'Elyo, et se redressant, quitta l'espace confiné des rideaux du lit. Les yeux verts s'ouvrirent.

Koldson chuta au sol dans un gémissement furieux. Son arme tomba près de lui, brisée à partir de la garde. Gaël passa près de lui, sans un regard pour son corps aux angles tordus. Le visage de l'androgyne était sombre, ses cheveux glissant sur ses épaules et ses mâchoires, camouflant à peine la colère froide de ses yeux d'encre.
La femme était en face de lui, acculée comme une brebis face au loup. Toutes les défenses avaient été dressées lorsque Gaël avait franchis la porte de l'ascenseur. Les gardes s'étaient jetés sur lui pour le stopper, aucun n'avait réussi à le freiner.
-Tsû Musashi. Vous êtes la mère d'Elyo et de Willan Spirtyan, n'est ce pas?
D'Akash et Chintamani.
Gaël s'immobilisa, et baissa légèrement le visage, un sourire entendu sur ses lèvres. Il remonta lentement son regard sur la femme.
Vous n'êtes pas digne d'être une mère. Anna Petrovski-Durial méritait bien plus ce rôle que vous.
-C'est pour me dire cela que tu es ici, Gaelig? Pour m'accabler de repproche? Tu n'avais donc pas besoin d'assommer tous mes hommes.
-Vous êtes perfide. Possédez vous vraiment l'instinct maternel? De quel droit vous êtes vous permis d'annoncer cela à Elyo? Il aurait été beaucoup plus heureux en ne connaissant jamais la vérité.
-Je l'ai fait venir ici pour cette raison. Je n'ai aucune obligations, aucune morales à recevoir d'un individu aussi immoral que toi. Tu m'accuses d'avoir tué mentalement Elyo? Tu as tué tes parents.
-Cela ne les fait pas souffrir. Je ne les menace pas de ce que je fais. Vous, vous venez de détruire la construction de leur vie. Comment voulez vous qu'ils reprennent une vie normale après avoir découvert qu'ils ne sont pas... humains?
Le Boss ne répondit pas. Elle baissa les yeux. Gaël se retourna et avança vers la sortie, attendant une apostrophe de la part de la femme. Il ouvrit la porte, et sursauta violemment en se retrouvant nez-à-nez avec Elyo.
Il n'y avait plus la moindre trace de fatigue sur le visage asexué. Ses yeux étaient plus brillants que d'habitude, mais Elyo ne laissait rien transparaître. Gaël resta silencieux, surpris. Il venait de croiser de longues secondes le regard d'Elyo, et pourtant, c'est comme s'il avait été transparant; les yeux verts n'avaient pas accrochés une seule seconde son regard. Il effaça les épaules, laissant instinctivement Elyo entrer dans la pièce, et referma la porte. Elyo ferma les yeux, et s'assit simplement sur un siège, sans un mot, pensif. Gaël, déstabilisé par ce retournement de situation, l'imita en s'asseyant sur le rebord où était assis l'autre androgyne. Elyo releva le visage, rêveur, et fixa la femme.
-Je veux connaître votre vrai nom.
Sa voix était calme. Il n'y avait aucun trouble, comme s'il s'était totalement relevé de son effondrement de quelques heures auparavant. Gaël resta silencieux, impressionné par cette force dont faisait preuve Elyo. L'anglais ne quittait pas des yeux la femme, mais toute son attention était dirigée sur l'adolescent assis à ses côtés. LA femme n'avait pas bronché. Elle ouvrit lentement la bouche.
-Jean Hova.
Elle était donc de nationalité américaine? « Jean » était le « Jeanne » américain. Les yeux de Gaël plongèrent sur le visage d'Elyo.
Mes paupières se soulevèrent. JE fixais le femme, à contre jour, admirant une seconde l'auréole de lumière créée dans ses cheveux bruns. J'eus un soupir, et je me levais simplement. Son nom se répétait à l'infini dans ma tête, de plus en plus fort. Il ne me fallut que quelques pas pour franchir la distance nous séparant, les yeux toujours baissés aux sol, vides de tout sentiments. A moins d'un mètre d'elle, je me stoppais.
Ma mère.
Mes yeux dans ses yeux, je reconnaissais ce vert. Ce vert qui m'avait choqué pour être le même que ceux de Willan. Le mien, donc. Mais surtout, j'avais vu les yeux de Willan. Elle était la raison de nombreuses choses. Je pouvais lui en vouloir. Nonobstant, elle était aussi responsable de ma vie. De mes bonheurs comme de mes malheurs. De Willan, de Gaël, de Gaël, de Willan.
JE m'inclinais devant elle, posant un genou au sol.
-Boss, nous acceptons notre engagement.
-...Très bien.

Notre mission consistait à sauver le monde.
Assis sur le sol, je relisais pour la centième fois le message que nous adressait Hova. Galaad faisait parti d'une planète divisée en deux, (comme l'Empire, avec la Straelitzie et la Talandie), dont Galaad était la partie la plus pauvre. Cette ville était une ressource énergétique de la planète, car il y avait sous les fondations de la ville une gigantesque pompe qui puisait l'énergie de la planète. Cette énergie toutefois était directement drainée par Jericho, la seconde ville. Jericho était par conséquent prospère et sans difficulté financière. Hors, une épidémie dût au manque de ressource s'était abattue sur Galaad. Et un conflit avait explosé entre les deux villes, en vue d'un besoin de guérison, que refusait Jericho, par peur de contamination. Deux villes pour une seule planète. D'un côté la ville noire, souterraine, de l'autre côté, celle aérienne, paradisiaque, où les gens évoluaient en bonne santé.
Un rayon de lumière vint éclairer le socle de l'hologramme qui s'éteint une énième fois. Je relevais mes yeux, et aperçu par la fenêtre l'ombre d'un énorme robot dont les feux éclairaient l'intérieur de ma pièce. Je le fixais, contemplant les mouvements aériens de l'engin, comme un énorme poisson se mouvant dans le ciel. Je notais qu'aux travers des hublots, des visages humains se dessinaient. Je pris entre mes doigts l'hologramme, et me levais; me rendant à la fenêtre. Mes doigts se posèrent sur le rebord de la fenêtre, et mon regard plongea sur ce vide peuplé par toute sorte de machine, de construction, de minuscules silhouettes grouillants les trottoir, se hâtant, sans oser relever le regard vers ces cieux brumeux. Qui m'aurait regardé? Un adolescent perdu dans un monde parallèle, découvrant qu'il a le choix de décider s'il a une mère, une espèce de folle, ou bien préférant choisir qu'il n'est né que par une machine. Mes yeux se plissèrent sur les nombreux projecteurs qui balayaient les rues. Ils cherchaient de nouveaux cas d'épidémie. Qui serait le prochain à tomber? Cette question, tous les habitants se la posaient, en serrant leurs enfants contre eux.
La compagnie que dirigeait Hova régnait non seulement sur Galaad, mais aussi sur Jericho. Et là, je ne comprenais pas nombreux points. Pourquoi la Tatakau Comapany, comme elle se nommait, s'était elle implantée à Galaad, vu le peu de revenu de cette ville? Pourquoi ne pas profiter directement de Jericho? De plus, c'était la Tatakau Company elle même qui avait fondée ce système de pompe pour drainer l'énergie de Galaad. Et maintenant, le Boss à la tête de cette société nous demandait à Gaël et à moi de trouver un moyen de stopper l'épidémie.
Las, je me détournais de la fenêtre, et vis que Gaël était adossé à l'interstice de la porte. JE restais une seconde à le fixer, puis, soupirant, m'approchais de lui.
-Elyo.
-Je vais bien.
-Tu sais bien que non.
-Je ne veux pas en parler.
-Tu devrais, pourtant. As tu pensé à ce qu'il pourrait arriver à Willan si tu ne savais pas choisir les mots?
-Tu crois que je n'y ai pas réfléchis depuis le début? Tu crois que je ne...
-Elyo...
Je pris une profonde inspiration, et passa à côté de lui. Son regard me suivit jusqu'à ce que les portes de fer de l'ascenseur se refermèrent sur lui, et que je relève enfin le regard du sol, fixant sans les voir les numéros de lumière défiler.
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